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Actu-Environnement

Les produits bio continuent de séduire les Français et renforcent leur accessibilité

Même si en 2006, leur consommation n'a pas augmenté, les produits bio sont mieux connus, appréciés et plus accessibles. Les acteurs de la filière restent donc confiants et prévoient pour 2007 un renforcement de la promotion de ces produits.

Gouvernance  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com
Comme chaque année le Baromètre Agence BIO fait le point sur l'évolution des attitudes des Français vis-à-vis des produits issus de l'agriculture biologique. Les résultats 2006 mettent en évidence un léger recul par rapport à l'année 2005. En effet, le nouveau Baromètre Agence BIO/CSA précise que 43% des Français consomment des produits bio au moins une fois par mois alors qu'ils étaient 47% en 2005, 23% au moins une fois par semaine contre 24% en 2005 et 7% tous les jours. Globalement, les statistiques 2006 sont du même ordre que celles de l'année 2004.
Malgré ce léger repli, les produits bio semblent toujours aussi appréciés des Français puisque leur évocation inspire spontanément des commentaires positifs à 81% d'entre eux. Plus précisément, 69% des commentaires émis sont en rapport avec le caractère sain et naturel des produits bio. Par ailleurs, comme le montre le Baromètre CSA Agence BIO 2006, les Français semblent avoir une bonne connaissance des grands principes régissant l'agriculture biologique lorsqu'on leur en cite quelques-uns même si certains principes sont mieux connus que d'autres : par exemple 85% des Français sont d'accord pour dire que « l'agriculture biologique interdit l'utilisation des OGM » et 72% que « l'agriculture biologique suit un cahier des charges public précis ».
Pourtant, seulement 59% des Français estiment ne pas être assez bien informés sur les produits issus de l'agriculture biologique. Parmi les types d'informations attendus par les Français, 54% souhaiteraient être informés sur l'origine des produits, 48% sur le mode de production et 42% sur leurs qualités nutritionnelles.

Concernant les consommateurs/acheteurs réguliers, l'enquête conclut qu'ils consomment des produits biologiques depuis 9 ans en moyenne. 28% toutefois disent en consommer depuis moins de 3 ans ce qui rappelle les fortes progressions de consommation observées depuis 2003 dans les précédents baromètres. La motivation principale reste la préservation de la santé pour 94% d'entre eux, même s'ils donnent une place de plus en plus importante à la préservation de l'environnement.
Côté variété des produits, le panier bio s'élargit pour contenir 5 catégories différentes contre 4,4 en moyenne en 2005. Comme les années précédentes, les produits bio les plus consommés sont les fruits et légumes. Arrivent ensuite les produits laitiers puis les viandes, les œufs et le pain. Ces achats sont de plus en plus souvent effectués dans les Grandes et Moyennes Surfaces (75%), 37% sur les marchés, 30% en magasins spécialisés, 22% auprès d'artisans/commerçants et 23% à la ferme.
L'enquête 2006 met en évidence une nette amélioration de la facilité à trouver les produits bio : 19% seulement des consommateurs/acheteurs estiment que certaines catégories de produits bio sont difficiles à trouver alors qu'ils étaient 40% en 2005. Le logo AB reste le signe officiel de reconnaissance des produits issus de l'agriculture biologique. Il est connu par 93% des consommateurs/acheteurs de bio.
Côté prix, 43% des consommateurs/acheteurs bio jugent normal de payer un produit issu de l'agriculture biologique plus cher qu'un produit non bio contre 40% en 2003. Ils sont prêts à payer 13% de plus en moyenne.
Les perspectives pour les années à venir sont encourageantes : 24% des consommateurs/acheteurs bio ont l'intention d'augmenter leur consommation et 71% de la maintenir. Ces chiffres reflètent l'évolution du marché des produits alimentaires bio évalué à 1,6 milliard d'euros sur 2005. Ce marché a enregistré une augmentation moyenne de + 9,5% depuis 1999 alors que, dans le même temps, l'ensemble du marché alimentaire progressait de 3,6% par an. Le commerce spécialisé bio, indépendant ou en réseau, est particulièrement dynamique. Des magasins s'ouvrent régulièrement. De plus, parmi les 290 gérants de commerces spécialisés bio interrogés, 41% disaient avoir l'intention d'agrandir leur magasin et 63% pensaient diversifier la gamme de produits bio proposés aux consommateurs.
Pour les grandes et moyennes surfaces, le marché des produits bio apparaît comme un segment en croissance. La plupart des enseignes interrogées, souhaitent stimuler ce développement par différentes actions.

Afin de poursuivre cette dynamique, l'Agence BIO et l'ensemble des acteurs de l'agriculture biologique prévoient de se mobiliser pour informer les Français sur ce mode de production. Un programme de communication est prévu pour permettre à un large public de découvrir les particularités des produits bio. 2007 sera en effet ponctuée de nombreuses actions d'informations notamment en mars prochain à l'occasion du prochain Salon International de l'Agriculture et en juin lors du Printemps BIO.

En outre, de nombreuses initiatives en faveur du développement de l'agriculture biologique voient le jour dans les régions françaises. La région Rhône-alpes par exemple vient de décider de prendre en charge une partie des frais de certification des agriculteurs bio et des nouvelles entreprises agroalimentaires qui s'engageront dans la bio. Pour les exploitations agricoles, cette prise en charge s'élèverait à 50% des frais de contrôle pour 2007 et 2008 dans la limite de 450€ par ferme. Selon le collectif d'association Corabio, ce geste de la collectivité était attendu des agriculteurs bio depuis plusieurs années. Cette charge d'exploitation est en effet particulièrement injuste puisque celui qui ne pollue pas doit payer pour le prouver aux citoyens-consommateurs, estime le collectif.
En parallèle, la région s'est engagée avec le réseau Corabio, Bioconvergence et les Chambres d'agriculture à encourager les agriculteurs à se convertir à l'agriculture biologique à travers des fermes de démonstration, des formations, des diagnostics individuels à la conversion et des opérations pilotes comme l'introduction d'aliments bio locaux dans les cantines de 11 lycées de la région.

Réactions6 réactions à cet article

 
De l'eau au moulin

Je trouve cet article très encourageant, de manière globale et...individuellement : je suis en cours de "transition" à la consommation bio et écologique....ce qui nécessite certes une adaptation budgétaire (pas forcément plus cher en consommant différement, modéremment et bien meilleur !) et surtout aujourd'hui en comparant les prix.
Je fais partie de ceux qui se convertissent pour la préservation de l'environnement, l'agissementen faveur de la "petite" réduction des risques climatiques, le soutien à des filières agricoles participant à ces enjeux. Je souhaiterai vivement que ces produits entrent dans les cantines de nos enfants comme le demandent certaine association. J'enjoins sincèrement tous ceux qui comme n'ont pas été, ne sont pas des "écolos" purs et durs, mais qui ne peuvent pas ne pas être simplement sensibiliser par les questions environnementales majeures à goûter ces produits : c'est à la fois délicieux et très rigolo de se dire que notre porte-monnaie, si petit soit-il, peut avoir une influence...si l'on si met à plusieurs !

Anonyme | 09 février 2007 à 14h13
 
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Bio or not too bio !!

Moi je ne mange pas bio et je ne me sens pas pire que les autres. Aprés avoir connu l'exclusion religieuse, l'exclusion économique, l'exclusion sociale, voici venir le temps de l'exclusion écologique. D'un côté les bons, les purs défenseurs de l'environnement et de l'autre les impurs ou les non-initiés vivants dans l'ignorance.

Vive le génétiquement modifié qui a permit à la race humaine d'exister. Sans ces modifications nous serions encore des larves peuplant les océans. S'il faut faire attention c'est surtout sur les gourous de la pensée culpabilisante et du mieux être. Ce qui est bio n'est pas meilleur : Clostridium botulinum en est la preuve.

Je vous laisse a votre maïs bio, en espérant un jour que l'on puisse le bruler dans nos voitures ou en faire des sacs !! Mais là, le territoire français ne suffira plus, à moins qu'il ne soit pas bio !

Géant bleu | 12 février 2007 à 11h50
 
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Re:Bio or not too bio !!

C'est ton choix!
ça n'a rien à voir avec l'exclusion où on n'a guère de choix! Notamment pour ceux qui cherche un job.
Personne n'a dit que tu étais pire que les autres, que d'un coté il y avait les bons, les purs, etc..c'est du délire!
Moi je fais un jardin, j'achète local et bio! c'est mon choix et j'assume sans critiquer les autres!
Par contre je peux expliquer pourquoi ce choix : je n'adhère pas à l'agriculture intensive polluante et surproductrice!
je n'adhère pas aux produits industrialisés, suremballés et bourrés de produits chimiques!
Mais tu as raison, le monde tourne à l'envers, on ne devrait pas parler de produits Bio, c'est un non sens! On devrait plutot parler d'alimentation chimique, de bananes chimiques par exemple parceque c'est le cas!
quant au "génétiquement modifié" depuis des années tu as tout faux, ça n'a rien à voir avec les OGM! Effectivement les peuples ont toujours sélectionné les meilleurs plantes, en récupérant par exemple les graines des plus beaux plans, mais ils n'ont jamais manipulé, tripatouillé l'ADN du vivant (ils n'en avaient pas la technologie...)

jojo | 14 février 2007 à 22h42
 
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Re:Bio or not too bio !!

Vous êtes bien agressif ! Je ne vais pas redire ce qui est très bien exprimé dans la première réponse, le bio c'est bon pour les sols, pour l'eau, pour les animaux et accessoirement pour notre santé, en fait ce n'est pas que le bio soit bon c'est qu'il n'est pas polluant comme l'agriculture dite traditionnelle. Qu'est-ce qui peut bien vous culpabliser comme ça ?

Small | 15 février 2007 à 09h27
 
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Re:Bio or not too bio !!

Je n'arrive même pas à croire qu'il y ait des gens qui puissent avancer de tels propos.
On ne peut pas se permettre de parler d'exclusion écologique, car la destruction des ressources naturelles, la pollution de la planète concerne
TOUT LE MONDE.
Vous êtes concerné, et encourager ce mouvement destructeur est suicidaire à long terme.
Je pense que vous n'avez pas conscience que l'agriculture chimique nuit aux peuples à l'échelle planétaire.

C'est un ingénieur averti qui vous parle, spécialisé en protection des plantes

Ici dans nos pays industrialisés, la terre s'appauvrit, les agriculteurs disparaissent, les cancers augmentent et
IL A ETE PROUVE QUE LES PESTICIDES SONT A L'ORIGINE DE CANCERS.
Au sud, c'est pire encore. Ce sont les cultures (au sens cultural et culturel) qui disparaissent. Les grandes firmes envahissent ces régions, promettent une augmentation des rendements aux paysans,
résultat: une très mauvaise info sur les dangers des pesticides (certaine interdit en europe sont venus là bas!!) engendre une utilisation sans protection suffisante et causent des maladies graves. Les paysans n'ont pas les moyens de se soigner.
Ils n'ont plus le droit de réutiliser leurs semences, notamment avec les plantes transgéniques. C'est une atteint à la liberté!!
C'est la perte se savoirs-faire ancestraux, et
là il s'agit bien d'une perte de la culture propre de ces paysans.

Il faudrait peut être vous renseigner sur les dessous de l'agriculture intensive, et sur l'activité criminelle des grandes firmes. Dans le passé, les firmes à l'origine de Bayer, BASF allemandes ont fabriqué le gaz mortel pour les camps de concentration, Monsanto a fabriqué l'agent orange pour la guerre du vietnam...
Leur préoccupation est de se faire de l'argent C'est tout.

Ne vous fiez pas aux campagnes de communication de l'UIPP (union des industriels de la protection des plantes )qui vise à rassurer les gens sur les pesticides.

Renseignez vous également sur les OGM!! en effet jusqu'ici l'homme n'a jamais manipulé directement l'ADN, et la fabrication d'OGM se fait un peu à l'aveuglette car on ne sait pas où on insère le gène étranger dans l'ADN,
et on ne sait pas quelles peuvent être les conséquences sur le fonctionnement de cet ADN tranfsormé.
Les plantes transgéniques s'inscrivent pleinement dans mes propos sur la perte des culturale et culturelle des paysans.

Avons nous jamais demandé nous citoyens de consommer des OGM? C'est une invention destinée à faire gagner de l'argent à leurs inventeurs!!!
Depuis l'agriculture intensive, les gens meurent toujours de faim dans le monde.

Sans environnement, nous ne sommes plus rien du tout.
Réfléchissez y avant de critiquer la bio et les gens qui luttent pour sauver la planète,
eux ont compris l'enjeu .
Tant que les industriels et citoyens comme vous ne l'auront pas compris, hé bien la tâche est rude.
Il faut juste voir un peu au dessus de son petit nombril
et regarder à l'échelle du pays ou planétaire.



.

agroconsciente | 15 février 2007 à 09h54
 
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Re:De l'eau au moulin

alor moi j ai un probleme je suis bio a fond j adors c est sien pour moi et ma petite famille je vie en haute savoie dans une petite ville j ai tout a porter de la main et la en un pressing bio vien de souvrir en face de chez moi j y cour pas mal quoique pas trop niquel enfin on va pas trop regarder et la decu de super decu le truc bio presing se fait livrer tous les jours des colis de la france entier pard des camions pas bio du tout la belle enseigne ben pas bio tout conte fait plutot fric a fond

PATRICK | 30 novembre 2009 à 22h07
 
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