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Programmation de l'énergie : l'Etat se donne-t-il les moyens de ses ambitions ?

Le Gouvernement a, pour la première fois, évoqué le nombre de réacteurs nucléaires à fermer. Du concret par rapport à la programmation pluriannuelle de l'énergie plutôt floue sur ce sujet. ONG et députés étaient venus sur notre plateau-TV pour en parler. Profitez de l'été pour revoir l'émission !

Plateau-TV  |  Energie  |    |  Marie Jo SaderActu-Environnement.com
Programmation de l'énergie : l'Etat se donne-t-il les moyens de ses ambitions ?

Nicolas Hulot a évoqué, pour la première fois, le nombre de réacteurs nucléaires à fermer en France pour respecter les objectifs de la loi sur la transition énergétique : 17 d'ici 2025. Il est ainsi le premier membre du Gouvernement à se positionner clairement sur ce sujet alors que jusqu'à présent aucun ne s'était aventuré à le dire. Même la programmation pluriannuelle de l'énergie publiée via un décret le 28 octobre dernier n'en fait pas mention. C'est pourtant la feuille de route censée amener la France à réaliser les grands objectifs de la loi sur la transition énergétique que sont notamment : la division par deux de la consommation énergétique d'ici 2050, le développement des énergies renouvelables avec une capacité totale installée de 78 GW en 2023 ainsi que la réduction de moitié de la part d'électricité d'origine nucléaire d'ici 2025.

Si la PPE fait la part belle aux énergies renouvelables, son silence sur l'évolution du parc nucléaire et ses mesures peu ambitieuses dans les secteurs de la mobilité et du bâtiment a laissé députés et associations de marbre, dénonçant une absence de trajectoire pour atteindre les objectifs fixés par la loi sur la transition énergétique. Pour en débattre, Marie Jo Sader recevait dans un plateau-TV :

Anne Bringault
Coordonnatrice sur la transition énergétique auprès du Cler et du Réseau Action Climat (RAC France)
Bertrand Pancher
Député UDI de la Meuse, membre de la Commission développement durable de l'Assemblée nationale

Réactions3 réactions à cet article

 

(1) Supposons que la production totale reste constante sur la période concernée.
Les chiffres de production d’énergie électrique en 2016 sont : Production totale : 531 TWh, dont 21 TWh pour l’éolien (3,9% de la production totale pour environ 7 000 éoliennes) et 8 TWh pour le solaire (1,6 % de la production totale).
Il faudrait que les EnR intermittentes soient capables de produire autant que ce que les réacteurs arrêtés produisaient, à savoir 100 TWh/an : 17 réacteurs x 900 MW x 365j x 24h x 0,75 (facteur de charge) = 100 TWh
Supposons que les 2/3 de ces 100 TWh soient produits par l’éolien, soit 67 TWh et 1/3 par le solaire, soit 33 TWh.
Il faudrait donc multiplier la production de l’éolien par 3,2 et celle du solaire par 4,1, ce qui est parfaitement utopique en moins de 8 ans, d’autant que les citoyens, excédés par les projets d’implantation d’usines éoliennes dans leur voisinage, par les avantages déraisonnables octroyés par les pouvoirs publics aux promoteurs, et le comportement trop souvent laxiste (voire très intéressé financièrement …) de leurs élus locaux, se battent bec et ongles pour retarder ces projets et les faire annuler, avec le soutien actif de la FED (Fédération Environnement Durable).

jipebe29 | 01 août 2017 à 15h56
 
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) Supposons que cela soit réalisable et calculons à présent le nombre d’éoliennes additionnelles nécessaires pour produire le différentiel de 67 TWh/an. Une éolienne de puissance moyenne 2 MW produit par an : 2 MW x 365 j x 24 h x 0,2 (facteur de charge 2016) = 3504 MWh/an.
Il faudrait donc construire 67 000 000 MWh/3504 MWh=19 121 éoliennes, ce qui ferait un total de 19 121 + 7000 =26 121 éoliennes sur notre pays, soit une éolienne pour 21 km2. Pauvre France, et quels massacres d’oiseaux et de chauves-souris par les éoliennes, alors que cette biodiversité volante est censée être protégée par le ministère de l’Environnement, qui n’en est pas à une incohérence près.

jipebe29 | 01 août 2017 à 15h58
 
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(3) La taxe CSPE, supportée par les ménages, est de 5 Md€ en 2016 pour 29 TWh de production des EnR. La production d’EnR en 2025 serait de 129 TWh au total (100 + 29) soit un total multiplié par 129/29= 4,5 et donc la taxe CSPE se monterait à 5 x 4,5 = 22,5 Md€/an sur une durée de 20 ans, soit 450 Md€ à la charge des contribuables.
Sans compter les investissements annexes (lignes enterrées, transformateurs, ligne HT, smart grids, ...). Le coût du grand carénage du nucléaire, de l’ordre de 50 Md€, est négligeable par rapport à ce montant pharaonique.
Bref, l’annonce fracassante de notre Ministre de l’Énergie et de l’Environnement est catastrophique pour notre pays, et il est à souhaiter qu’un effet Trump salutaire vienne remettre du plomb dans les cervelles de nos dirigeants pour les amener à engager une politique énergétique sensée et rationnelle, déconnectée de l’idéologie climat-énergie, source d’inflation normative qui pourrit la vie des ménages et des entreprises, afin de mettre un coup d’arrêt définitif à cette folie des EnR intermittentes, et de financer le grand carénage et la R&D pour les centrales de génération IV (à uranium appauvri ou à thorium), utilisables pendant plusieurs millénaires.

On peut rêver du retour au bon sens et à la raison, en notre doux pays de France, qui fut, il y a quelque temps, celui du Siècle des Lumières, mais qui l’a oublié pour se plonger avec délectation dans un néo-obscurantisme incompréhensible

jipebe29 | 01 août 2017 à 16h13
 
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