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Les populations d'oiseaux des zones agricoles ont baissé de 30% en France en 20 ans

Biodiversité  |    |  Rachida BoughrietActu-Environnement.com
Depuis 20 ans, 1.000 ornithologues, déployés sur l'ensemble de la France, mesurent l'abondance des populations d'oiseaux, à travers le programme de Suivi temporel des oiseaux communs (STOC) mis en place dans le cadre du plan Vigie-Nature du Muséum national d'Histoire naturelle (MNHN). Les scientifiques, qui ont présenté hier le bilan du programme STOC, constatent un déclin de 30% des oiseaux entre 1989 et 2008, notamment dans les espaces agricoles et observent un déplacement des populations de 100 km vers le Nord suite au réchauffement climatique (au lieu des 200 km attendus).

La France a ainsi perdu 10% de ses oiseaux nicheurs, ont indiqué les scientifiques du Muséum national d'histoire naturelle. Parmi les espèces en déclin figurent la linotte mélodieuse (-71%), le tarier des prés (-76%), le pipit farlouse (-65%), le pouillot siffleur (-65%), le gobemouche gris (-57%) ou encore le bouvreuil pivoine (-63%), tous classés comme vulnérables sur la Liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) publiée en 2008.

En revanche, la bergeronnette printanière qui niche dans les prés comme dans les terrains vagues, a vu sa population augmenter de 96%.

Réactions1 réaction à cet article

 
Validité statistique de l'échantillonnage STOC ?

L'indice STOC a un réel intérêt mais je me pose des question sur la validité statistique de l'échantillonnage, en particulier pour la localisation des points d'écoute. Il y a une densité impressionnante de points en périphérie des agglomérations et sur le littoral alors que certains départements ruraux ne sont quasiment pas couverts.
Je n'ai jamais vu d'analyse du Museum National d'Histoire Naturelle sur la validité des données et je trouve que c'est vraiment dommage.
De ce fait, je me pose toujours la question de savoir si ce que l'on mesure n'est pas l'artificialisation de la campagne en périphérie des villes par l'étalement urbain et si l'on peut arriver à différencier ce phénomène de l'impact des pratiques agricoles (certainement réel lui aussi), ce qui permettrait sans doute de proposer des solutions différenciées et réellement adaptées à l'érosion constatée.

CapMargaret | 11 juin 2009 à 10h44
 
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