Robots
Cookies

Préférences Cookies

Nous utilisons des cookies sur notre site. Certains sont essentiels, d'autres nous aident à améliorer le service rendu.
En savoir plus  ›
Actu-Environnement

La Fnade table sur un volume de déchets stable entre 2010 et 2050

La production de déchets ménagers par habitant devrait baisser de 15 % d'ici à 2050. Mais, compte tenu de la hausse de la population et du maintien de la production de déchets économiques, le volume total devrait rester stable.

Déchets  |    |  P. Collet
La Fnade table sur un volume de déchets stable entre 2010 et 2050
Actu-Environnement le Mensuel N°433
Cet article a été publié dans Actu-Environnement le Mensuel N°433
[ Acheter ce numéro - S'abonner à la revue - Mon espace abonné ]

La Fédération nationale des activités de la dépollution et de l'environnement (Fnade) estime que le volume de déchets ménagers par habitant devrait diminuer de 15 % entre 2010 et 2050. Pour autant, le volume de l'ensemble des déchets non dangereux non inertes (DNDNI) restera stable, puisque la population progressera dans le même temps et que le volume des déchets des opérateurs économiques devrait rester stable. Autre anticipation des professionnels : le recyclage devrait gagner du terrain au détriment de l'élimination, la valorisation énergétique restant stable. Telles sont les anticipations des principaux opérateurs de la filière des déchets, qui présentaient, ce jeudi 26 janvier, leur vision prospective sur l'orientation des flux de déchets.

Ce scénario servira de base aux travaux du Comité stratégique de filière (CSF) transformation et valorisation des déchets qui doit élaborer la feuille de route bas carbone du secteur, conformément à la Stratégie nationale bas carbone (SNBC). Il est aussi réalisé parallèlement aux travaux de l'Agence de la transition écologique sur la sobriété.

Évolution sensible des OMR

La trajectoire jugée la plus réaliste par la Fnade aboutit à une baisse de la production des DNDNI de 1 320 kg par habitant (kg/hab) en 2020 à 1 232 kg/hab en 2050. Cela représente une réduction de 6 % entre 2010 (1 314 kg/hab) et 2050. Plus précisément, les déchets ménagers et assimilés (DMA) diminuent de 15 % d'ici à 2050, ce qui correspond à un retard de vingt ans par rapport à l'objectif de prévention fixé par la loi Agec (réduction de 15 % des DMA par habitant entre 2010 et 2030). Parallèlement, la Fnade table sur un maintien de la production de déchets d'activités économiques (DAE).

Pour autant, le volume global de déchets devrait rester assez stable, puisque la Fnade anticipe une hausse de la population d'environ 3 millions d'habitants entre 2010 et 2050. En 2050, le volume de DNDNI sera donc de 85 millions de tonnes (Mt), soit le même que celui de 2010 (et en recul de 3,5 Mt, par rapport à 2020).

Comment ces volumes seront-ils traités ? La Fnade anticipe d'abord une division par deux des ordures ménagères résiduelles (OMR) en 2050, par rapport à 2017, date de lancement de la dernière campagne nationale de caractérisation des déchets ménagers et assimilés (Modecom) de l'Ademe. Le bac marron devrait passer d'environ 250 à 125 kg/hab. Deux effets expliquent l'essentiel de cette diminution : le volume de biodéchets diminuera de trois quarts (passant de 83 à 23 kg/hab) et les plastiques et papiers-cartons seront divisés par deux sous l'effet du tri et des politiques de réduction (ils représenteront alors 55 kg/an d'OMR, contre 110 kg/hab aujourd'hui).

Vers 75 % de déchets recyclés

Ensuite, la part du recyclage passera de 59 % en 2020 à 66 % en 2030 et à 75 % en 2050. Cela correspond à la prise en charge, en 2030, de 3 Mt supplémentaires par les filières de responsabilité élargie du producteur (REP) et encore 2,5 Mt supplémentaires entre 2030 et 2050. De même, les biodéchets recyclés progresseront de 3 Mt d'ici à 2030 et de 2 Mt supplémentaires au-delà.

L'approche patrimoniale du parc d'UVE

La Fnade défend un déploiement de la valorisation à partir des unités de valorisation énergétique (UVE) déjà construites. Dans les grandes lignes, la fédération propose d'ajouter une ligne d'incinération supplémentaire aux usines déjà en fonctionnement qui en disposent déjà d'une à deux. Cette nouvelle ligne permet dans un premier temps d'augmenter la capacité de traitement au cours de la période où l'ensemble des lignes fonctionnent simultanément. Ce qui explique la hausse de la valorisation énergétique attendue par la Fnade d'ici à 2030. Ensuite, la ligne additionnelle prend le relais et permet de maintenir l'installation lorsque la (ou les) première(s) ligne(s) arrivent en fin de vie.
La part de la valorisation énergétique passera de 17 % en 2020 à 24 % en 2030 et à 21 % en 2050. Actuellement, environ 11 Mt de déchets sont traitées par les unités de valorisation énergétique (UVE), 1 Mt sont transformées en combustibles solides de récupération (CSR). En 2030, 14 Mt seront envoyées en UVE et 1 Mt en unités CSR. En 2050, les UVE consommeront 10 Mt de déchets et 5 Mt seront transformées en CSR. Cette évolution passe par la mise en place de l'« approche patrimoniale » (lire encart) défendue par la Fnade auprès des collectivités. La fédération explique qu'un certain nombre de Régions envisageraient de modifier leur schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires (Sraddet) pour permettre la construction de nouvelles lignes d'incinération.

Enfin, reste l'élimination, qui recule de 24 % en 2020 à 10 % en 2030, et 5 % en 2050. L'enfouissement (pour l'essentiel) passe ainsi de 18 Mt en 4,5 Mt en 2050. Sur ce point, la Fnade estime que l'objectif de division par deux de l'enfouissement entre 2010 et 2025 sera atteint en 2027 ou 2028.

RéactionsAucune réaction à cet article

Réagissez ou posez une question au journaliste Philippe Collet

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
Tous les champs sont obligatoires

Partager

Désamiantage : maîtrise d'œuvre et accompagnement HPC Envirotec
CRAMBO, broyeur lent universel pour le bois et les déchets verts HANTSCH