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Actu-Environnement

[A revoir] Projet CobBauge : un programme de recherche pour moderniser la construction en terre crue

Dans le parc naturel régional des marais du Cotentin et du Bessin, une expérimentation tente d'adapter la construction en terre crue aux normes en vigueur. Cette méthode ancienne pourrait répondre aux enjeux actuels du bâtiment bas carbone.

Reportage vidéo  |  Bâtiment  |    |  Romain Pernot

De la terre, de l'eau et des fibres végétales. C'est tout ce qui a été nécessaire à l'équipe du projet CobBauge pour construire un bâtiment pilote en terre crue grâce à la technique de la bauge. Criblé de capteurs pour mesurer le comportement de ses cloisons, ce bâtiment expérimental, d'à peu près 20 m2, doit servir à confirmer la performance des formules de terre crue conçues en laboratoire entre 2017 et 2019.

« C'est une technique très ancienne, qui mobilise beaucoup de main-d'œuvre et qui est pénible physiquement. Avec ce projet, on cherche à améliorer le mélange pour une meilleure isolation, et on essaye de perfectionner le processus de construction pour que les entreprises puissent travailler de manière plus simple et plus rapide », explique François Streiff, architecte et chargé de mission construction en terre au parc naturel régional des marais du Cotentin et du Bessin (Normandie).

Une fois mélangées, les mottes de terre encore fraîches sont empilées par strates. Elles doivent alors sécher quelques semaines avant que l'opération ne puisse être répétée. Différence avec la technique ancienne, les paquets de terre sont placés dans un coffrage pour augmenter la vitesse de construction. Les murs sont par ailleurs divisés en deux couches, l'une composée en majorité de terre, chargée d'assurer la résistance mécanique du bâtiment, l'autre en « terre allégée » comprenant une part plus importante de fibres végétales, afin d'optimiser l'isolation de l'édifice.

Des avantages environnementaux redécouverts

Remplacée au cours du XXe siècle par le ciment, la bauge redevient pertinente aujourd'hui pour ses avantages environnementaux. « La technique de la bauge utilise des matériaux très peu transformés qui nécessitent assez peu d'énergie pour être produite. On utilise de la fibre qui est un coproduit, voire un déchet, de l'agriculture, et la terre ne nécessite pas de cuisson ou d'ajout de liant pour être employée. Cela implique qu'elle peut être facilement démontée avec de l'eau pour être réutilisée après », détaille François Streiff.

Le projet Cob Bauge est piloté par l'École supérieure d'ingénieurs des travaux de la construction de Caen et l'université anglaise de Plymouth, où un autre bâtiment-test a été construit. L'expérimentation se poursuivra jusqu'en juin 2023 afin d'optimiser les temps de séchage entre les étapes de construction et réduire les coûts de construction encore élevés par rapport aux techniques actuelles.

Réactions1 réaction à cet article

 

C'est intéressant, mais la plupart des vieilles maisons du BESSIN sont en pierre, seuls les planchers des greniers sont constitués de ce mélange de terre et de fibres végétales. En ce qui me concerne l'épaisseur des murs varie entre 55 cm et 70 cm que ce soit les murs extérieurs ou entre les pièces intérieures. Avec cette configuration, en période de canicule, les pièces restent très fraiches et, donc, pas besoin d'air conditionné!

lhommedelabaie | 16 août 2022 à 10h13
 
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