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Projet Jerico : un réseau européen d'observation de l'environnement côtier

Biodiversité  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com

Harmoniser les méthodes et les outils pour disposer de mesures "fiables et communes" à l'échelle de l'Europe. Tel est l'objectif de Jerico, un programme dédié à l'océanographie côtière lancé en mai 2011 pour quatre ans, sous la coordination de l'Ifremer. Le projet bénéficie d'un financement européen de 6,5 millions d'euros. "Les données collectées contribuent à la détection des phénomènes côtiers et ainsi à la compréhension du fonctionnement hydrodynamique et écologique du milieu côtier, pour ensuite mieux connaître son état et prévoir son évolution", explique Patrick Farcy, de la Direction scientifique de l'Ifremer.

Le premier volet du projet a permis de coordonner l'ensemble des observations des mers côtières réalisées par chacun des 27 instituts européens partenaires. L'objectif est que les informations délivrées en termes de température, de salinité, d'acidité (pH), de turbidité, de chlorophylle, d'oxygène (O2) et de dioxyde de carbone (CO2) soient "exploitables et comparables" par l'ensemble des chercheurs et des utilisateurs en Europe. "L'effort porte également sur les éléments nutritifs, les contaminants et l'identification des espèces de plancton". Ces paramètres "entrent directement en résonance" avec la Directive cadre sur l'eau et la Directive cadre stratégie pour le milieu marin.

Jerico repose sur un réseau de trois systèmes côtiers d'observation : les gliders, des planeurs sous-marin qui effectuent des plongées en dents de scie entre 0 et 1.000 mètres pour réaliser des mesures hydrologiques dans la colonne d'eau. Il s'appuie également sur des plateformes fixes, généralement constituées d'une bouée ancrée et équipées de systèmes de mesures physico-chimiques de l'eau de mer. Elles assurent des mesures à des points fixes en surface et dans la colonne d'eau. Enfin, des boîtes bardées de capteurs, appelés "Ferry-box", ont été installées à bord de ferries qui effectuent des lignes régulières pour mesurer des paramètres tels que la température et la salinité. Elles permettent de recueillir des informations "une bonne partie de l'année".

Toutes les informations récoltées par ces outils sont validées puis introduites dans des banques de données locales, "elles-mêmes interconnectées aux banques de données européennes accessibles à l'ensemble des chercheurs". En haut du réseau, le centre de données Coriolis, géré depuis le Centre Ifremer Bretagne, rassemble les données.

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