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Propulsion vélique : la nouvelle coopérative Windcoop parie sur le premier porte-conteneur à voiles

Transport  |    |  Félix Gouty  |  Actu-Environnement.com
Propulsion vélique : la nouvelle coopérative Windcoop parie sur le premier porte-conteneur à voiles

La propulsion des navires par le vent accueille un nouvel acteur : Windcoop. Cette compagnie de transport maritime de marchandises à bord de cargos voiliers a été fondée à Lorient, en mai dernier, par trois entrepreneurs. Le premier est Julien Noé, fondateur et président de la coopérative de fourniture d'énergies renouvelables, Enercoop. Le deuxième s'appelle Matthieu Brunet, président d'Arcadie, importateur d'épices bio. Et le troisième est Nils Joyeux, à la tête de Zéphyr et Borée et à l'origine du navire hybride Canopée, qui transportera, cette année, le lanceur de la nouvelle fusée Ariane 6 jusqu'en Guyane.

Windcoop se positionne comme une société de transport en coopérative. Elle « ambitionne d'être la première compagnie maritime composée de milliers de sociétaires rassemblés pour développer un nouveau modèle économique du transport de marchandises plus durable et plus réaliste », déclarent ses fondateurs. Son premier projet concerne la construction du premier porte-conteneur à voile, dès 2023, afin d'effectuer un premier trajet entre la France et Madagascar, avec des escales à Mayotte, en 2025. Le navire mesurera 85 mètres de long (soit trois fois plus que le voilier cargo Grain de Sail) et pourra transporter une centaine de conteneurs, pour un poids maximal de 1 400 tonnes. Muni de deux immenses voiles, il sera également équipé d'un moteur, alimenté en biocarburants, pour réaliser des manœuvres.

Le coût du projet est estimé à 20 millions d'euros, apportés en partie par les sociétaires et par une enveloppe de 3,5 millions en financement participatif. Le tarif envisagé par conteneur (pour un trajet Marseille-Madagascar, ou inversement, de trente-cinq jours à une vitesse de huit nœuds) : 5 700 euros, « soit trois à quatre fois plus cher qu'un bateau classique », admet Matthieu Brunet. Cela étant, « nous privilégierons toujours les produits bio et écologiques, tout en garantissant la viabilité économique de notre projet », affirme le président d'Arcadie.

Réactions1 réaction à cet article

 

Windcoop : Tout y est ! La technologie bien sûr, le bon sens devant les défis environnementaux, l'audace et la persévérance des créateurs, la vision stratégique, et en prime le parfum de la grande aventure malouine du XVIIème siècle.

Cette affaire mérite une couverture médiatique de premier plan.
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henri le roy | 14 juin 2022 à 10h03
 
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