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Actu-Environnement

Protection des dauphins : FNE veut « forcer la ministre de la Mer à passer à l'action »

Biodiversité  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com

Les dernières annonces du ministère de la Mer pour limiter les prises accidentelles et les échouages de dauphins n'ont pas du tout convaincu France nature environnement (FNE). L'association a décidé d'attaquer le Gouvernement en justice pour l'obliger à prendre des mesures de fermeture de la pêche cet hiver. « Depuis le mois de décembre, plus de 500 dauphins ont été retrouvés échoués sur les côtes françaises de l'Atlantique, soit une estimation d'environ 5 000 morts au total, échoués et coulés. (…) Du côté du Gouvernement français, le refus d'agir est assourdissant. », justifie l'association.

« Aucune des mesures prises par le Gouvernement français ne permet de réduire en urgence la mortalité des dauphins dans les filets de pêche comme l'avait demandé la Commission européenne à la France, explique Elodie Martinie-Cousty, pilote du Réseau Océans, mers et littoraux de France nature environnement. FNE forme donc un recours auprès du Conseil d'État contre la ministre de la Mer.

Le dossier est problématique depuis plusieurs années. Les associations de protection de l'environnement se sont donc tournées vers la Commission européenne qui, en juillet 2019, a demandé à la France d'agir. Une nouvelle réunion du groupe de travail sur les captures accidentelles tenue mardi 16 février a semble-t-il décidé les associations à accentuer la pression. « Une réunion sans ministres, sans les directeurs des pêches maritimes et de l'aquaculture et de l'eau et de la biodiversité…. Les scientifiques présents ont une nouvelle fois fait le lien entre techniques de pêche et mortalité, mais peu d'informations ont été données sur l'effort de pêche ou encore la stratégie de contrôle des pêches », regrette FNE.

Réactions1 réaction à cet article

 

Face au mépris ("[...] Une réunion sans ministres, sans les directeurs des pêches maritimes et de l'aquaculture et de l'eau et de la biodiversité [...]" et à la veulerie de nos décideurs, que reste-t-il d'autre aux ONG que la justice pour que la survie des cétacés et le code de l'environnement soit enfin sérieusement pris en compte ? Il est affligeant de devoir une nouvelle fois en passer par là. En attendant une nième décision qui sera très probablement sévère à l'encontre de l'inaction coupable des ministres concernés, des milliers d'animaux marins vont mourir du fait de ces délinquants en col blanc.

Pégase | 18 février 2021 à 13h31
 
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