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Directive oiseaux : l'Europe demande à la France de renforcer la protection des tourterelles

Biodiversité  |    |  Sophie Fabrégat  |  Actu-Environnement.com

La Commission européenne a envoyé un avis motivé à la France afin qu'elle renforce la protection de la tourterelle des bois (Streptopelia turtur), une espèce classée vulnérable sur la liste rouge mondiale des oiseaux ainsi que sur la liste rouge européenne des oiseaux.

La France accueille 10 % de la population reproductrice de cette espèce en Europe. Or, « entre 1996 et 2016, la population de tourterelles a diminué de 44 % en France, ce qui montre comment les pressions exercées par l'agriculture et la chasse, en particulier, peuvent contribuer à la perte de biodiversité », note la Commission. Cette dernière considère que la France n'a pas pris les mesures nécessaires pour assurer la protection des habitats et la chasse durable de cette espèce, malgré une première mise en demeure en 2019. « Conformément à la directive, les États membres sont tenus de veiller à ce que les tourterelles disposent d'habitats suffisants, à ce que ces habitats soient protégés par des garanties juridiques adéquates et gérés selon les besoins écologiques de l'espèce, et à ce que la chasse n'ait lieu que lorsqu'elle est durable ».

La France dispose d'un délai de deux mois pour répondre à cet avis motivé. A défaut, la Commission pourrait saisir la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE). Une procédure similaire a été ouverte contre l'Espagne, pour les mêmes raisons.

 

Réactions4 réactions à cet article

 

Tant que les lobbies de la chasse et de l'agriculture productiviste auront toujours leurs ronds de serviette aux dîners de l'Elysée, de Matignon ou du Sénat, la politique de conservation de la nature française continuera d'avoir sérieusement du plomb dans l'aide.

Pégase | 03 décembre 2020 à 21h09
 
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J'en n'ai jamais vu, sa limite nord en France visiblement s'arrête aux deux sèvres, dommage, plus au nord la chasse aux oiseaux ne passionne pas beaucoup, on est plus dans de la grosse bestiole, et elle ne s'est pas acclimatée à l'habitat des néoruraux pourtant si pratique pour les zozios si nombreux à en profiter.
D'après ce que je comprend c'est une espèce incapable de s'adapter aux changements climatiques, de lieux de nidification, donc en danger d'extinction.
De plus en revenant tout le temps au même endroit de chasse, la grenaille de plomb pullule, et la bestiole confond avec du gravier et devient atteinte de saturnisme.
J'avais pas pensé à ça concernant les plombs de chasse.
Si les bouffer rend les nemrod malades, tant mieux, mauvais plan.

pemmore | 04 décembre 2020 à 15h22
 
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@ pemmore : le chant du mâle de la Tourterelle des bois est un doux roucoulement régulier, très apaisant et charmant.
Mais cela n'a visiblement aucun effet sur les pratiques lourdement mécanisées et chimisées de l'agriculture dite "moderne" et sur les détenteurs de calibres 12 toujours en quête de cartons pas trop difficiles à réussir...
Ce n'est donc pas à l'oiseau de s'adapter mais aux humains, en acceptant enfin de lever le pied des contraintes mortifères inouïes qu'ils font subir à la planète et à tous ses habitants depuis quelques décennies.

Pégase | 09 décembre 2020 à 09h37
 
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Cher Monsieur ou Madame "PEGASE", malheureusement au fil de vos interventions, je ne peux que constater que vous êtes aveuglé par la problématique de la chasse et des chasseurs. L'arbre qui cache la forêt. Ostraciser en permanence ces acteurs est inutile voire contreproductif.

Concentrez vous sur les vraies causes de disparition de ces espèces: agriculture et forêt intensives, politique agricole commune chez nous et, dans les zones d'hivernage, de nombreuses causes certaines plus ou moins liées au réchauffement climatique, à la sécurité alimentaire, au développement local etc.

Que les chasseurs aillent vers des pratiques plus durables en matière de prélèvements, trés bien et bien évidemment, que les citoyens, les scientifiques et la communauté naturaliste reconnaissent leur contribution et les encouragent dans leurs pratiques d'aménagement et de conservation des milieux aussi.

Toujours "taper" sur les chasseurs n'apporte rien, cela divise, alors que la nature a justement besoin que tout le monde s'y consacre.

laurent | 28 décembre 2020 à 09h16
 
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