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Photovoltaïque : les nouveaux tarifs d'achat sont publiés

La baisse des tarifs d'achat du photovoltaïque est effective depuis mercredi 1er septembre pour presque toutes les nouvelles installations. Le coût du dispositif reste malgré tout très élevé, selon la Commission de régulation de l'énergie.

Energie  |    |  Victor Roux-Goeken  |  Actu-Environnement.com
   
Photovoltaïque : les nouveaux tarifs d'achat sont publiés
   
Annoncé lundi 23 août par les ministères de l'environnement et de l'économie, l'arrêté fixant les nouveaux tarifs d'achat de l'électricité photovoltaïque a été publié mercredi 1er septembre au Journal officiel. C'est la deuxième fois en quelques mois que ces tarifs sont modifiés, pour le plus grand mécontentement des professionnels du secteur.

A l'exception des installations d'une puissance crête inférieure ou égale à 3 kilowatts crête (kWc) intégrées au bâti et situées sur un bâtiment résidentiel, les tarifs baissent de 12% à partir du 1er septembre.

   
Ancienne et nouvelle grille tarifaire © Bercy et Meeddm
 
   


Cette baisse des tarifs d'achat est destinée à ''éviter les effets d'aubaine spéculatifs'' et à freiner la hausse annoncée du coût du dispositif, avaient justifié les deux ministères. Or, il ''reste très élevé'', estime la Commission de régulation de l'énergie (CRE) dans un avis publié en même temps que l'arrêté.

2,5 milliards d'euros par an d'ici 2020

Si le scénario de développement du photovoltaïque établi lors du Grenelle de l'environnement est respecté - 5.400 mégawatts crête installés en 2020 -, les charges annuelles de services publics induites par les nouveaux tarifs atteindront environ 1,4 milliards d'euros à cette date (soit 19 euros par an pour un client résidentiel), écrit la CRE. ''Ce montant n'est inférieur que de 5% aux charges qui seraient induites, pour le même scénario, par la grille tarifaire [définie en janvier 2010]. Ce faible écart est principalement dû à la part importante d'installations intégrées au bâti pour lesquelles le tarif d'achat proposé reste inchangé''.

Ce scénario promettant d'être largement dépassé, plus de 3.000 MWc de puissance cumulée étant en attente de raccordement en juin 2010, le développement de la filière pourrait coûter 2,5 milliards d'euros en 2020 - soit 35 euros par an pour un client résidentiel et 90 euros par an pour un client équipé du chauffage électrique. Et dans ce scénario, la CRE intègre le quota annuel de 500 MWc de puissance autorisée, envisagé par le gouvernement dès 2011 !

Tarifs en transition

Les nouveaux tarifs concernent les installations mises ''en service pour la première fois après la date de publication du présent arrêté et dont les générateurs n'ont jamais produit d'électricité à des fins d'autoconsommation ou dans le cadre d'un contrat commercial'', selon l'arrêté.

L'arrêté abroge l'ancien cadre tarifaire, fixé en janvier dernier. Toutefois, les anciens tarifs peuvent encore s'appliquer à certaines installations : celles ayant envoyé une demande complète de raccordement avant l'entrée en vigueur des anciens tarifs ; celles dont la puissance crête est comprise entre 36 et 250 kW ayant fait l'objet d'une demande de contrat d'achat avant le 11 janvier 2010 ; les installations agricoles (d'une puissance de 36 à 250 kWc) ayant déposé une demande de contrat d'achat avant le 11 janvier 2010 et disposant d'une attestation préfectorale attestant qu'au 11 janvier, le producteur était propriétaire de son exploitation, et que l'installation est nécessaire au maintien ou développement de l'exploitation.

Réactions7 réactions à cet article

 
un avis non justifié

Bonjour
L'avis de la CRE est truffé de chiffres (rentabilités, charges CSPE etc...) sans aucune mention de d'études et de notes justificatives. Comment exiger l'accès à ces informations ?

Bertrand31 | 01 septembre 2010 à 14h14
 
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Une solution simple

Une première solution simple: Interdire l'installation des chauffages électriques, qui représentant un gâchis d'énergie exorbitant!

Markus | 02 septembre 2010 à 12h52
 
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Voila

L'attrape-nigaud se referme peu à peu sur ses proies :) Bientôt un TRI > Durée de vie de l'installation. Cela devrait commencer à jaser chez les solairistes d'ici peu.

FCKennedy | 02 septembre 2010 à 16h01
 
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Re:Une solution simple

Quelle solution [économiquement acceptable] proposeriez-vous en substitution du chauffage électrique régulé (soit par la main de l'homme ou un automate programmable peu onéreux) en ce cas ? Qui paiera ? Et surtout qui en prendra la responsabilité d'interdire le chauffage électrique ? (ya qu'à... faut qu'on... drôlesque !)

FCKennedy | 02 septembre 2010 à 16h04
 
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bulle spéculative enfin pointée

Cela fait déjà 4 mois que le ministère de l'écologie a débuté une note en écrivant : "bulle spéculative sans précédent, insoutenable pour l'économie française " A quand le soutien aux économies d'énergies

DL | 02 septembre 2010 à 18h17
 
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Re:Re:Une solution simple

L'économiquement et écologiquement acceptable, pour moi, serait d'attribuer lors de la construction d'une maison une part non négligeable du budget dans l'étude et la conception bioclimatique d'abord, les matériaux de l'enveloppe ensuite et le mode de chauffage enfin (qui peut alors souvent se résumer à un simple poêle à bois, à régulation automatique au besoin).

Quitte à construire moins grand, à éviter de bâtir 30m2 pour y faire "dormir" ses bagnoles ou à différer à plus tard la construction d'une piscine... Les vraies économies sont là.

Cela me semblerait "économiquement acceptable", mais sûrement pas de s'équiper d'un chauffage électrique dans une maison énergivore (rappel : RT2005 = classe C à D).

JC | 03 septembre 2010 à 11h12
 
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Re:Re:Re:Une solution simple

Eh oui, c'est bien tout ça, mais il ne faudrait pas oublier quand même que beaucoup de jeunes accédant à la propriété n'ont pas tous les moyens du monde, et que dans leur cas, ni piscine, ni garage ne viennent en déduction d'un budget généralement ric rac pour lequel le chauffage électrique est la solution à moyen terme la plus économique!!

acheval | 08 septembre 2010 à 01h51
 
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