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Martinique : les eaux intérieures sont contaminées par les pesticides

Eau  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com

La plupart des rivières martiniquaises et des eaux souterraines sont touchées par une pollution aux pesticides. C'est ce qu'il ressort du bilan 2012-2013 de la qualité des eaux en Martinique, réalisé par l'Office de l'eau (ODE). "Environ 80 tonnes de substances actives de produits phytosanitaires sont utilisées chaque année en Martinique", explique l'ODE. Une soixantaine de substances actives a été détectée dans les rivières.

Les cours d'eau les plus touchés sont situés dans les territoires agricoles du sud et du centre de l'île. Seuls "le Nord Caraïbe, les Pitons du Carbet et la Montagne Pelée sont relativement préservés". Si entre 2009 et 2011, la situation s'était améliorée, elle s'est à nouveau dégradée en 2012 et 2013.

Trois groupes de produits phytosanitaires sont responsables de plus de 85% des dépassements enregistrés du seuil de potabilité, note l'ODE : les insecticides historiques, utilisés avant 2000 mais biopersistants (chlordécone, HCH), les fongicides utilisés dans le traitement post récolte des bananes pour assurer leur conservation, et le glyphosate, produit phyto le plus vendu en Martinique.

Des concentrations nettement supérieures dans les eaux souterraines

Cette pollution se retrouve également dans les eaux souterraines. "Les concentrations qui y sont rencontrées sont nettement supérieures à celles des rivières". Seuls les fongicides utilisés pour la conservation des bananes ne sont pas détectés dans les eaux souteraines. "Les molécules responsables du mauvais état des eaux souterraines sont principalement des insecticides organochlorés issus de pollutions «historiques» (chlordécone, HCH béta et dieldrine)", souligne l'ODE. Mais des déclassements liés à des molécules utilisées actuellement sont ponctuellement enregistrés (asulame, propiconazole…).

En revanche, depuis 2011, la tendance est à l'amélioration pour la qualité biologique des rivières. Globalement médiocre dans le sud et le centre, la qualité biologique de l'eau est bonne dans le nord. "Concernant les milieux littoraux, plus difficiles à appréhender, les méthodes permettant l'évaluation de leur qualité sont moins poussées mais les premiers résultats laissent entrevoir un état écologique plus dégradé".

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