Robots
Cookies

Préférences Cookies

Nous utilisons des cookies sur notre site. Certains sont essentiels, d'autres nous aident à améliorer le service rendu.
En savoir plus  ›
Actu-Environnement

Les associations environnementales réclament des mesures urgentes pour contrer le réchauffement climatique

Confortées par les conclusions sans appel du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, les associations environnementales veulent pousser les gouvernements à passer à l'action.

Gouvernance  |    |  Carine Seghier  |  Actu-Environnement.com
Le Groupe 1 du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) s'est réuni à Paris du 29 janvier au 1er février pour la publication du premier volet de son quatrième Rapport d'évaluation. Ses conclusions sont sans appel : d'ici 2100, selon les scénarios de développement économique étudiés la température moyenne à la surface du globe devrait s'élever entre 1,1 et 6,4°C, les précipitations augmenteraient dans les hautes latitudes et baisseraient dans les zones subtropicales et les canicules et vagues de chaleur continueront à être plus fréquentes avec des sécheresses plus longues et plus intenses en zones tropicales et subtropicales. Les cyclones tropicaux seront quant à eux plus intenses et le niveau des océans va s'élever entre 0,18 et 0,59 mètre, chiffres qui pourraient être sous-estimés en raison de l'accélération possible de la fonte des glaciers du Groënland.
En France, les modèles climatiques utilisés par Météo France prévoient une multiplication par dix du nombre de canicules, et une hausse moyenne des températures de 3 à 3,5 °C.

L'organisation écologique Greenpeace estime que le rapport du GIEC doit pousser les gouvernements à l'action. L'association indique dans un communiqué que si le dernier rapport du GIEC (en 2001) était un appel à se réveiller, ce nouveau rapport est une sirène d'alarme. La bonne nouvelle est que notre compréhension du système climatique et de l'impact humain à son encontre s'est énormément améliorée. La mauvaise nouvelle, c'est que plus on en sait, plus notre futur apparaît dangereux, poursuit Greenpeace. L'association prévient : le message adressé aux gouvernements est clair, et la possibilité d'agir se réduit vite.
Pour éviter le pire, il faut limiter le réchauffement en deçà de 2°C d'ici la fin du siècle, par rapport aux températures préindustrielles. Ceci implique pour les pays industrialisés, dont la France, de réduire de 30% leurs émissions de GES d'ici à 2020.
Mais le Réseau Action Climat-France (RAC-F)*, qui a lancé à l'automne dernier une campagne à destination des candidats à l'élection présidentielle pour les convaincre de la nécessité d'intégrer dans leur programme ''10 mesures fondamentales aptes à répondre à l'urgence climatique''**, s'inquiète des mesures prises par la France. Le pays s'est en effet engagée à travers une loi de juillet 2005 à diviser par 4 ses émissions de GES d'ici 2050, ce qui équivaut à une diminution annuelle de 3% de ses émissions. Mais la politique nationale actuelle encadrée par le Plan Climat ne permettra pas d'atteindre ce taux de réduction, prévient le RAC-F. Or la gravité et l'urgence de la situation, confirmées par le rapport scientifique du GIEC, exigent des politiques fortes et rapides, indique le RAC-F qui dénonce notamment la politique de la France en matière de transport, premier secteur émetteur en France (26% des émissions). Il nous faut des mesures fortes et efficaces telles qu'un arrêt de la construction d'autoroutes, un vaste programme de développement des transports collectifs et des modes de transport doux (vélo, marche), ainsi qu'une fiscalité favorisant l'essor des véhicules sobres en carbone, explique Olivier Louchard, du RAC-F.
Le réseau estime également que le secteur du bâtiment (20% des émissions) est lui-aussi négligé. Pour Cyrielle Den Hartigh des Amis de la Terre, aucune mesure concrète n'est prise pour donner à chacun les moyens d'isoler efficacement son logement et de lutter ainsi contre les émissions de gaz à effet de serre, mais aussi de réduire la facture d'énergie des ménages.
Le RAC-F souhaite aussi une réglementation sur les publicités énergivores et notamment celles concernant les automobiles et demande également l'arrêt des financements publics des énergies fossiles au profit de projets sobres en carbone.


*Le RAC-F regroupe une quinzaine d'associations de défense de l'environnement, d'usagers de transport, et d'alternatives énergétiques

** 10 mesures fondamentales aptes à répondre à l'urgence climatique

Réactions4 réactions à cet article

 
Le temps est à l'action pragmatique !!

Quelle utilité d'aboyer inutilement face aux gouvernements ??
La prise de conscience doit avoir lieu avant tout dans l'opinion publique.
Ce sont nous, les citoyens, qui devons montrer notre capacité à accepter de diminuer nos émissions de carbone par des contraintes fiscales nécessaires.
Le rôle des ONG, c'est d'informer les opinions publiques pour que les politiques comprennent que s'ils veulent être élus ou réélus, ils doivent nécessairement agir...

Tout le reste, c'est de la manigance malsaine aux intérêts peu avouables.

Fragued | 09 février 2007 à 10h54
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Modes de vie non négociables...

Alors que les associations françaises tentent de faire accélérer les prises de décisions en matière de lutte contre le réchauffement climatique, leurs homologues britanniques se heurtent à certaines rigidités au Royaume-Uni. La place du transport aérien fait débat et stigmatise les habitudes tant au niveau politique que social.

1- Tony Blair, entendu par le comité de liaison parlementaire, le 06 février 2007, a été clair sur une éventuelle contrainte tarifaire qui pourrait s’appliquer au transport aérien. « Une taxe « CO2 » de 5 livres sur les billets porterait un coup rude aux consommateurs et à l’économie ». Le premier ministre britannique rappelant que les vols à bas prix constituaient un progrès et qu’il était impensable d’appeler à la modération de ce mode de transport. Selon Tony Blair, notre salut dépendrait des progrès technologiques.

2- Une étude* portant sur la sensibilité écologique des jeunes Britanniques de 18 à 21 ans, candidats à l’inscription aux écoles supérieures du Royaume-Uni, révèle que la prise de conscience écologique est bien réelle, mais qu’elle n’est pas suivie d’une remise en cause forte des modes de vie. En 2006, même si 55% des jeunes interrogés se déclarent être davantage préoccupés par l’environnement que leurs parents ne l’étaient à leur âge, et que les désordres à venir sont clairement identifiés, seuls 4% affirment avoir déjà renoncé au transport aérien, au moins une fois, pour des raisons environnementales. Sans ambiguïté, 67% de ces futurs « décideurs » ont décidé qu’ils n’arbitreraient jamais en défaveur de l’avion. * fondation « Forum For The Future » et University and Colleges Admissions Service (UCAS).

Sobre | 12 février 2007 à 00h12
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Le temps est à l'action pragmatique !!

En effet, je suis étonné de voir l'association NEGAWATT s'afficher aux côtés du candidat PS en période électorale.

Ce parti serait-il le seul à agir dans le domaine des économies d'énergie ? Si c'est le cas, peut être faudrait-il informer le maire parisien que les Espaces Info Energie de l'ADEME attendent toujours son soutient financier dans le domaine des économies d'énergie. Un plan climat n'est pas un engagement suffisant à la lutte aux gaspillages !

Géant bleu | 12 février 2007 à 12h13
 
Signaler un contenu inapproprié
 
dénonciation d'un système aberrant créé par l'ét..

Scandale de chez scandaleux !
(Copie adressée au ministère de l’écologie, de l’énergie et du développement durable)

Avant le 18 juillet 2009 , j’ai l’obligation j’ai bien dit : OBLIGATION par les services de l’état , de partir polluer l’air de notre planète sous peine d’une amande de 90 € .
Je m’explique tellement c’est aberrant !
J’ai, comme tout français de classe moyenne, acheté un véhicule pour mes petits déplacements courants. Il y a 4 ans j’ai fait l’acquisition d’un véhicule diesel 5cv , neuf …
Le 18 mai dernier, j’étais donc contraint de le passer au contrôle technique. Comme je ne roule pas beaucoup, que j’entretien bien mon véhicule (car mes faibles moyens ne me permettent pas d’en changer souvent) et qu’en plus je roule pépère pour 1° ne pas consommer, 2° ne pas polluer, 3° économiser l’usure de mon moteur et de mes pneus, je présente donc mon véhicule au contrôle technique avec 39700 kilomètres dans un état neuf.
Je me présente donc dans un centre CT a proximité de chez moi, agréé par l’état et très renommé pour son « sérieux ».
Résultat sans problème pour toute la partie technique et mécanique du véhicule. Sauf que …
Question pollution échappement : reboulé ! CT refusé ( ???)
Après étonnement, je dis au technicien : « bon, je vais allé faire régler la pompe injection, elle s’est peut être déréglée et je reviendrai dans les 2 mois ».
Alors là, stupéfaction ! il me répond « que ce n’est pas la peine que ma pompe est bien réglée et que tout va bien… »
Mais alors où est le problème ?
Ben, gêné il me dit que je n’ai pas assez roulé pour venir au contrôle ( que 3 km ) et de plus sans avoir poussé le moteur, resté encore froid donc sans avoir au préalablement « dégorger » la pompe…
Surpris de ses propos je lui fais part de mon désaccord d’aller polluer l’air pour effectuer un contrôle de non-pollution d’échappement qui est censé protégé l’environnement.
Il m’explique, très justement qu’il se plie à la réglementation qui lui est imposée par les services de l’état et que la méthode de contrôle électronique informatisée utilisée pour vérifier la non-pollution de l’échappement des gaz, lui imposait de pousser les régimes moteurs jusqu’à la limite du surrégime pour que les tests soient concluants en acceptation, ce qui est totalement déconseillé de faire sur un moteur diesel non chauffé voire encore froid. (autre aberration)
Résultat : d’ici le 18 juillet prochain je dois me représenter à ce même centre mais en faisant auparavant un minimum 10 à 15 km sur autoroute (sur ses conseils) pour dégorger mon moteur avec quelque pointes de 4000 à 4500 tours moteur, jusqu’à qu’il n’y ait plus de fumées noires à l’échappement. Donc je suis donc obligé durant un bon quart d’heure d’aller polluer l’air d’épaisses fumées de carbone et autres polluants, pour qu’enfin mon contrôle technique soit définitivement OK !
Et ceci répété certainement pour chaque propriétaire de véhicules diesel existants, choisissant de rouler tranquille à des fins économiques et pour ne pas polluer !
Et de surcroît, en dehors de ce scandale écologique mis en place à notre insu d’être en partance pour polluer la planète, s’ajoute le surcoût de devoir repayer une contre visite pour cela !!!!.

Ah ! bravo messieurs « les technocrates » qui nous envahissent de lois et de règlements ! bravo pour les grands discours de bienséance, de citoyenneté, de prise de conscience et de responsabilisation individuelle, etc…etc… !

bruten08 | 08 juin 2009 à 16h26
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager

Reef Premium, référentiel technique et réglementaire du bâtiment en ligne CSTB