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Une nouvelle étude confirme les risques du téléphone portable

Risques  |    |  Albane CantoActu-Environnement.com

Après dix ans d'études, les scientifiques du National Toxicology Program (NPT), qui dépend de l'Institut américain pour l'environnement et la santé (NIEHS) publient les premières conclusions de leurs travaux sur l'effet des radiofréquences des téléphones portables sur la santé. L'étude comporte en fait deux volets, l'un pour les rats, et l'autre pour les souris.

Les résultats nécessitent une lecture subtile. En effet, une exposition élevée aux radiofréquences provoque chez les rongeurs des tumeurs dans les tissus entourant les nerfs des rats mâles, mais pas chez les femelles ni chez les souris. Les scientifiques notent également une augmentation des cardiomyopathies chez les rats males et femelles ainsi qu'un accroissement significatif du nombre de tumeurs dans d'autres organes, notamment le cerveau, la prostate, la glande pituitaire, les surrénales, le foie et le pancréas. Cependant, le lien avec l'exposition aux radiofréquences n'est pas certain.

"Les niveaux et durées d'exposition aux radiofréquences ont été beaucoup plus élevés que ceux auxquels la population est exposée avec les téléphones portables. Aussi, les résultats de l'étude ne peuvent être directement extrapolés à l'usage humain du téléphone. Cependant, les tumeurs que nous avons observées sont similaires à celles rapportées dans les études précédentes menées sur les utilisateurs fréquents de téléphones portables", indique John Bucher, un scientifique du NPT dans un communiqué.

Ces informations font réagir Marc Arazi, médecin et lanceur d'alerte en France : "Ce sont ces mêmes niveaux et même des niveaux bien plus élevés qui ont été mesurés lors des tests réalisés sur des DAS (Note : Débit d'absorption spécifique) sur les membres et le corps par l'Agence nationale des fréquences (ANFR) entre 2012 et 2016 sur près de 270 téléphones portables". Pour rappel, Marc Arazi se bat pour la publication des données réelles d'émission des téléphones portables, qui ont dans certains cas été supérieures à ce qui était déclaré via le DAS. Il souligne également que les radiofréquences testées (GSM à 900 MHz et CDMA) par le NPT n'ont pas les mêmes effets biologiques que la 5G actuellement en cours de déploiement.

Les données sont soumises à la revue critique par les pairs (peer review) en vue d'une parution définitive fin mars 2018.

Réactions1 réaction à cet article

 

Ça c'est un titre dramatique pour un contenu plus que nuancé.

bIBU | 06 février 2018 à 09h22
 
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