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Radon : des concentrations importantes retrouvées dans une habitation en Haute-Vienne

Risques  |    |  Dorothée Laperche Actu-Environnement.com
Des niveaux "significativement supérieurs aux valeurs maximales observées" de radon, gaz naturel radioactif, ont été observés dans une maison de Bessines-sur-Gartempe (Haute-Vienne, Limousin). La famille qui occupait cette maison a été relogée. Conformément à la réglementation depuis fin 2009, un recensement des lieux de réutilisation de stériles miniers (roches excavées pour accéder aux gisements) a été en effet entrepris par Areva. Après une campagne aérienne achevée en 2010, un contrôle au sol est en cours de réalisation dans chaque département concerné.

L'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) avait déjà pointé un manque d'information sur la réutilisation de stériles avant la mise en place du registre de cessions (et la nécessité d'améliorer les connaissances dans la région du Limousin). Ce dernier, initié en 1984, était destiné à encadrer la demande croissante d'entreprises locales, notamment de carriers, pour la réutilisation de stériles.

Un manque d'information

"Les résultats des campagnes radiamétriques réalisées par Areva en 2000 dans les villages limitrophes des sites miniers permettent de disposer d'un état des lieux des zones ayant potentiellement fait usage de stériles miniers en tant que matériaux de remblayage, expliquait-elle, les résultats, bien que rassurants, ne permettent cependant pas de tirer des conclusions concernant l'ensemble des secteurs géographiques ou constructions potentiellement impactés ".

Toutefois, dans le cas de Bessines-sur-Gartempe, les stériles miniers ne s'avèrent pas la seule source de contamination : des résidus de traitement de minerai d'uranium ont été utilisés "en remblais sous cette habitation et sont à l'origine des concentrations de radon mesurées", précise un communiqué de la préfecture et de l'Agence régionale de santé (ARS). "La présence de tels résidus en dehors des sites miniers et des lieux de stockage autorisés est tout à fait anormale et contraire à la réglementation", soulignent-elles.

L'IRSN va évaluer le degré d'exposition des occupants et estimer les éventuels risques sanitaires encourus. La famille s'occupait en effet d'une vingtaine d'enfants dans le cadre d'une activité de garde à domicile.

Réactions2 réactions à cet article

 

Le nucléaire "cradle to cradle" la pollution du berceau à la tombe, quelle belle invention!

lio | 31 mars 2014 à 12h23
 
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Extrait: " des résidus de traitement de minerai d'uranium ont été utilisés "en remblais sous cette habitation et sont à l'origine des concentrations de radon mesurées" Evidemment ça explique tout! Il y a eu erreur grossière de faite lors de la construction.
Le Radon est instable, son isotope principal a une durée de vie de 3,8 jours, il est émetteur Alpha et en tant que gaz noble il est inerte chimiquement et NE PEUT PAS se fixer dans le corps. Sa toxicité est uniquement due aux particules Alpha. Plus la durée de vie est brève plus intense est la radioactivité.

ami9327 | 31 mars 2014 à 15h01
 
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