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La production d'énergie nucléaire pourrait doubler d'ici à 2030, selon l'AIEA

Energie  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com
Selon le rapport annuel de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) publié le 11 septembre, la production d'énergie nucléaire sera amenée à doubler d'ici à 2030, en raison, d'après elle des mesures prises pour lutter contre le changement climatique et de l'augmentation du coût des énergies fossiles. La production mondiale d'énergie nucléaire qui est actuellement de 372 gigawatts pourrait passer à 473 gigawatts d'ici 2030. Si l'on prend en compte de nouveaux investissements dans le nucléaire, celle-ci pourrait atteindre les 748 gigawatts.
L'augmentation des prix du gaz naturel et du charbon ainsi que les problèmes de la sécurité de l'approvisionnement et des contraintes environnementales poussent à ce développement, explique Hans-Holger Rogner, chef de la section des études économiques et de planification de l'AIEA.

Un outil de lutte à part entière contre le réchauffement

Pour l'AIEA, la chaîne nucléaire complète, de l'extraction de l'uranium à la construction des réacteurs et à la gestion des déchets émettrait de 3 à 24 grammes de dioxyde de carbone par kilowatt-heure, c'est-à-dire à peu près la même que l'énergie éolienne et hydro-électrique et bien moins que le charbon, le pétrole et le gaz naturel. Pour l'Agence, les mesures prises en faveur de la lutte contre le changement climatique et la baisse des émissions de GES devront donc favoriser l'essor du nucléaire outre celui des énergies renouvelables.

Réactions2 réactions à cet article

 
Significatif?

Les plus optimistes parmis les pro-nucléaires (AIEA) prévoient donc que la part du nucléaire dans l'énergie primaire mondiale passe de 6% à 12% (à supposer que la demande totale soit constante, ce qui est loin d'être joué...).

Or :

- on doit réduire nos émissions de GES de 75% d'ici 2050 (pour contenir le réchauffement climatique moyen à 2 degrés)

- le nucléaire permettant d'atteindre 6% de cette baisse d'ici 2030... il contribuerait dnc en 2050 en extrapolant grossièrement à 15% de baisse (avec une demande qui ne croît toujours pas...).

- Donc avec les hypothèses les plus optimistes pour le nucléaire, son expansion permettrait de réduire grosso modo de 15% les émissions de GES du secteur énergétique, à mettre en rapport avec les 75% de baisse nécessaire des émissions totales...

Il serait donc de bon ton que l'AIEA précise :

1) que la contribution du nucléaire à la lutte contre le réchauffement climatique ne sera que partielle et plutôt modeste, et donc que la majorité des gains doivent être faits autre part.

2) si le jeu en caut la chandelle...

plop | 12 septembre 2008 à 16h42
 
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Seul 1 réacteur sur 2 est remplacé.

D'ici seulement 2015, 38,7 GW nucléaires devraient être arrêté.
Les réacteurs en cours de construction depuis moins de 20 ans se monte à 17,8 GW.

Les projets actuels ne remplaceront que moins de la moitié du parc arrêté sur la même période.

De plus, la production d'uranium ne peut en aucun cas augmenter dans des proportions permettant un développement significatif de la production nucléaire. Je rappelle que cette production est inférieure de 40% à la consommation, et que celle ci aura déjà du mal à combler le déficit de combustible d'ici 2020. Nous parlons ici des débits de production, et non des réserves.

Le maintien de la production actuelle en 2030 serai déjà un exploit pour l'industrie nucléaire.

Anonyme | 12 septembre 2008 à 20h07
 
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