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Rapport sur les antennes-relais : l'''enterrement annoncé'' du Grenelle des ondes, selon Priartem

Risques  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com

Les ONG Priartem et Agir pour l'Environnement ont dénoncé des résultats de mesures d'exposition aux ondes électromagnétiques des antennes-relais déjà connus ''depuis deux ans'', suite à la publication le 31 août d'un rapport par le comité opérationnel ''radiofréquences". ''Le ministère de l'écologie et celui de l'industrie ont annoncé la fin de la partie « Grenelle des ondes » en optant, une fois encore, pour le « laisser faire », favorable aux seuls opérateurs'', estiment les ONG.

Dans le rapport, présenté le 30 août aux ministres, le comité a relevé des niveaux d'exposition dans 9 quartiers pilotes (Grenoble, Paris (14ème et 15ème arrondissement), Thiers, Kruth, Grand-Champ, Courbevoie, Brest, Cannes) ''globalement assez faibles'' situés entre 0,1 et 5 Volt/mètre (V/m) ''confirmant'' les résultats des 6 premiers états des lieux dévoilés en février dernier.

Si des points dits ''atypiques'' ont ''dans certains cas'' atteint des niveaux jusqu'à une dizaine de volts par mètres, ils restent "toujours très inférieurs'' aux 41 à 61 V/m fixés par la réglementation française, assure le comité alors que les ONG jugent ces taux dangereux. Or, abaisser les puissances jusqu'à 0,6V/m- seuil de précaution préconisé par les associations - aboutirait à une forte détérioration de la couverture notamment à l'intérieur des bâtiments, a souligné le rapport.

Pour Agir pour l'Environnement et Priartem, "faute d'ambition politique, ces 24 mois sont autant de temps perdu en réunions dont l'objet est de discourir au lieu d'agir, d'expérimenter localement au lieu de réglementer nationalement''. Les associations demandent ''que soient prises en compte les études de nouvelles configurations techniques susceptibles d'assurer une qualité de services équivalente tout en réduisant les expositions des populations riveraines, ce qui correspondait pourtant à la mise en place d'un véritable processus expérimental''. Or, d'après les ONG, les opérateurs s'y seraient toujours opposés. ''Il y a nécessité à imposer rapidement une baisse des seuils d'exposition et à obliger les opérateurs à modifier leur réseau d'antennes relais afin de le rendre compatible avec la santé des riverains exposés'',ont-elles indiqué tout en se disant stupéfaites que le ministère de la santé ait été ''subrepticement remplacé par le ministère de l'industrie''.

Le comité opérationnel doit notamment poursuivre les expérimentations d'abaissement de ces niveaux à 0,6 V/m cet automne.

Réactions1 réaction à cet article

 

Que fait NKM sur ce sujet? A part rien, elle qui disait haut et fort qu'il fallait tout faire pour protéger la population...La voix s'est éteinte, mangée par le pouvoir.
Il est évident qu'on ne peut pas avoir une couverture 2G, 3G et bientot 4G partout à haut débit si on limite fortement (à moins de 0.6 V/m) le champ électrique subit par les individus (chez eux).
C'est un peu se tirer une balle dans le pied...vendre des licences pour un max de blé et ensuite limiter les opérateurs dans leurs développement, c'est simplement incompatible. ON voit bien que l'Etat se moque finalement du citoyen et des conséquences à long terme.

arthur duchemin | 05 septembre 2011 à 10h55
 
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