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Pollution de l'air : des progrès doivent encore être réalisés pour atteindre les objectifs européens

Risques  |    |  Philippe Collet  |  Actu-Environnement.com

La mise en œuvre intégrale des objectifs fixés par la directive de 2016 concernant la réduction des émissions nationales de certains polluants atmosphériques (dite directive NEC) pourrait réduire d'environ 55 % les décès prématurés dus à la pollution atmosphérique en 2030, par rapport à 2005. Telle est la principale conclusion du deuxième rapport sur les perspectives de la qualité de l'air, publié ce vendredi 8 janvier.

Le document constate que « depuis 2000, le PIB de l'Union européenne a augmenté d'environ 30 %, alors que les émissions des principaux polluants atmosphériques ont diminué de 10 % à 70 %, selon le polluant ». Pour autant, l'exécutif européen juge que la situation est toujours « particulièrement grave » dans les zones urbaines, où vivent une majorité d'Européens.

Réduire les émissions d'ammoniac

La Commission met notamment en avant le fait que 22 États membres n'ont pas pris les mesures adéquates pour respecter leur engagement de diminution des émissions d'ammoniac pris dans le cadre de la directive NEC. Le rapport, qui formule des recommandations selon les polluants, explique que pour réduire les émissions d'ammoniac, il faut agir sur l'agriculture et, en particulier, l'alimentation animale, la gestion des effluents d'élevage et l'utilisation des engrais.

Le rapport estime aussi qu'il serait possible de prendre des mesures supplémentaires, par rapport à celles déjà convenues et annoncées au titre de la législation de l'Union européenne en vigueur. « Il existe en effet de nombreuses mesures de réduction de la pollution atmosphérique dont les avantages seraient supérieurs aux coûts, si elles étaient correctement mises en œuvre », explique la Commission.

C'est en particulier le cas des mesures de lutte contre la pollution de l'air qui permettent aussi de lutter contre les changements climatiques. En l'occurrence, la Commission cible les émissions de méthane, un puissant gaz à effet de serre précurseur de polluants atmosphériques. « Il est fait mention dans la stratégie sur le méthane que la Commission étudiera, dans le cadre du réexamen de la directive NEC (prévu pour 2025 au plus tard), la possibilité d'inclure le méthane parmi les polluants réglementés », rappelle l'exécutif européen.

Réactions4 réactions à cet article

 

Ils sont vraiment taquins, ces journalistes : pour illustrer un article sur les progrès à faire en matière de pollution de l'air, paf !, ils vous choisissent un tracteur agricole épandant du lisier sur une magnifique prairie artificielle de ray-grass (= culture intensive d'herbe à ensilage ou enrubanné) !
N'est-il pas par ailleurs ubuesque que la CE pointe du doigt les émissions de méthane alors que les états membres incitent fiscalement aux gigantesques installations agricoles de méthanisation ?!

Pégase | 08 janvier 2021 à 21h23
 
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Bonjour,

Tout à fait d'accord avec PEGASE
Comment en multipliant les méthaniseurs et les surfaces épandues par les lisiers et les digestats , peut-on envisager de diminuer le gaz ammoniac et le méthane dans l'air ?

LILI | 11 janvier 2021 à 09h34
 
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On dira que c'est la faute aux avions et le tour sera joué...

adjtUAF | 12 janvier 2021 à 15h23
 
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En effet, il y a des contradictions. L UE participe aux installations de méthaniseurs agricoles qui sont en mode Déclaratif, et autocontrôle. La presse (sans pub) Canard Enchaîné, Lettre à lulu ( l'agriculture du foutur N°111-112_07/2020) se font écho des dégradations environnement, milieu microbien de la terre, eaux polluées, odeurs et des accidents, incendies
2 ) En ville, on a de plus en plus en été la pollution à l’Ozone, qui se forme d’autant plus facilement que l’air contient des poussières, des oxydes d’azote trafic urbain, et issus du chauffage. La réglementation des chaufferies bois a évolué en 2018, installations de plus de 50MW, les Valeurs Limites d’Emission sont NOx à 200 mg/m3 (qui étaient à 400 mg/m3) pour la catégorie 2910, ( VLE pour le gaz à 100 mg/m3, c’est pourquoi en cas d ‘épisodes de pollutions, les chaufferies passent du bois au gaz ). Les chaudières arrivent cependant à une limite technique. Pour réduire ces NOx à 200 mg/m3 pour les chaudières bois, on injecte de l’Urée dans les fumées. Ajout qui doit être proportionné car en cas de surdosage, il se dégage NH3. Lui aussi réglementé ( VLE 5 mg/m3). En 2017, Dépassements NH3 répétés ERENA à Nantes ! Solution trouvée en juin 2020, 2 Arrêtés Préfect. (1 pour Rezé, 1 pour Nantes) permettent de déroger VLE NH3 passant de 5 à 15 mg/m3. Des progrès sur la qualité de l'air peuvent être faits rapidement. Exemple précédent --> il faut tout proscrire les chaudières industrielles à bois EN VILLE !

J Cl M 44 | 12 janvier 2021 à 18h46
 
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