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Fukushima : l'IRSN analyse l'exposition de la population japonaise à la radioactivité

L'institut de radioprotection et de sûreté nucléaire français s'est penché sur les doses de radioactivité auxquelles sont exposés les Japonais depuis l'accident de Fukushima, tout en conseillant sur les mesures de protection à prendre à long terme.

Risques  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com
   
Fukushima : l'IRSN analyse l'exposition de la population japonaise à la radioactivité
   

   
   
Dans un rapport rendu public le 23 mai, l'institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) revient sur les doses de radioactivité auxquelles les populations japonaises doivent faire face depuis l'accident de la centrale de Fukushima. Rédigé sur la base des informations publiées par les autorités japonaises au 16 mai dernier, le rapport rend compte que des dépôts radioactifs substantiels se sont produits dans un secteur de territoire s'étendant bien au-delà de la zone évacuée de 20 km autour du site, et même au-delà de la zone de mise à l'abri, entre 20 km et 30 km autour du site. Les doses de césium (134+137) par exemple ont été les plus fortes au nord ouest de la centrale, jusqu'à trente kilomètres. Dans cette zone les concentrations peuvent atteindre 30 millions de becquerels par m2.

Selon l'institut, l'effectif des populations japonaises vivant sur les territoires les plus contaminés en dehors de la zone d'évacuation initiale des 20 km autour de la centrale de Fukushima pourrait être significatif, de l'ordre de 70.000 personnes dont 9.500 enfants de 0 à 14 ans. "Cet effectif est environ 26 % de celui de Tchernobyl (270.0000 personnes) pour une surface de territoire ne représentant que 8,5 % de celle de Tchernobyl (10.300 km2)", précise l'institut.

Mesures sanitaires pour les prochaines années

 
Une association française publie de nouveaux résultats L'Association pour le contrôle de la radioactivité dans l'Ouest (Acro) a publié de nouveaux résultats de contamination radioactive suite à l'analyse d'échantillons d'eau et de terre envoyés par des bénévoles du Japon. Dans la préfecture de Fukushima, les niveaux sont comparables à ceux que l'on trouve autour de Tchernobyl, affirme l'Acro.

Si l'on calcule la contamination en césium 137 en Bq/m2, toutes les valeurs relevées sont supérieures à la limite de 185.000 becquerels par mètre carré.
Dans les légumes analysés provenant de Sendaï (à 80 km de Fukushima Daïchi), les teneurs en césium 134 et 137 sont supérieures aux limites fixées par la réglementation japonaise (500 Bq/kg), rendant ces produits impropres à la consommation.
 
Le rapport de l'IRSN analyse par ailleurs les doses qu'il serait possible d'éviter aux habitants de certains territoires en fonction des mesures de gestion pouvant être retenues, ainsi que du calendrier d'exécution effective de ces mesures. "Les doses sont très faibles si elles sont rapportées à une journée d'exposition, mais leur accumulation sur plusieurs années doit être prise en compte pour la gestion du risque sanitaire", prévient l'IRSN. "Les projections des doses externes qui sont susceptibles d'être reçues par les populations vivant en territoires contaminés toute leur vie donnent des valeurs particulièrement significatives, supérieures à 200 mSv", ajoute l'institut. Dans les zones les plus contaminées (30 millions de Bq/m2) cette dose sur une vie (70 ans) pourrait atteindre 4 Sv.

L'IRSN a donc étudié différentes mesures notamment l'évacuation des zones visant à limiter l'exposition de la population dans les prochaines années. Ainsi, une évacuation un an après l'accident conduirait à éviter 59% de la dose estimée ; une évacuation 3 mois après l'accident permettrait d'en éviter 82%. L'IRSN estime que les mesures d'évacuation prises par les autorités japonaises sont suffisantes pour éviter que les populations soient exposées à plus de 20 mS par an, le niveau plus protecteur de la plage recommandée par la Commission internationale de protection radiologique (CIPR) dans les situations d'urgence.

Réactions6 réactions à cet article

 

Qu'en est-il pour nous les particules radioactives de césium n'ont-elles pas traversées les océans? C'est le silence radio le plus total à ce sujet.
Qui peut nous dire si nous avons été contaminés.

anti | 26 mai 2011 à 06h59
 
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depuis plusieurs années nous les Anti-Nucléaires nous avertissons des Danger et en plus les Japonais ont subis HIROCHIMA ET NAKASAKI et ensuite ils ont construit une usine nucléaire sur un site sismique.Ces malheureux pour les habitants néanmoins ils seraient temps de réfléchir et d"arrêter leurs Centrale.Un jour ça va arrivé en France.Courte conclusion : le Fric attire le fric et les êtres humains passent après.

LYNX44 | 26 mai 2011 à 08h11
 
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70.000 personnes dont 9.500 enfants de 0 à 14 ans contaminés ! meme si ce chiffre est inférieur a ceux de Tchernobyl, il est anormal de laisser perdurer une telle situation...les médias n'en parlent plus ou peu...
Quelle sitution en France, en europe,? les fortes chaleurs et sécheresses du moment impactent le refroidissement des réacteurs des centrales ....

ffiesinger | 26 mai 2011 à 09h29
 
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INFORMATIONS
* 3 réacteurs de Fukushima fuient, le corium s'enfonce dans le sol, à la recherche d'une hypothétique résistance ...
* autres centrales japonaises, tapez Monju ou Hamaoka dans votre moteur de recherche préféré ...

Après, l'air, l'eau, le sol, c'est autour du sous sol d'être contaminé. Quel avenir après un tel désastre encours ...Un avenir radieux(actif) pour les générations futures. Tout ça juste pour faire bouillir de l'eau, fallait l'inventer, le génie humain, pour la connerie est sans limite, à quand la prochaine catastrophe sanitaire ? (au choix : OGM, chemtrails, vaccins, médicaments, nucléaire...)

Rémifasol57 | 26 mai 2011 à 10h44
 
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Il est grand temps je crois de remettre en cause une énergie "propre" telle que l'électricité...par le nucléaire. Les politiques doivent ouvrir les yeux et se rendre à l'évidence, le nucléaire est trop dangereux, trop risqué et trop polluant (déchets éternels enterrés à une centaine de mètres de profondeur...). Alors même s'il nous faut 20 ans pour changer, c'est maintenant qu'il faut décider de l'avenir que nous voulons pour nos descendants !!! Qu'est-ce que c'est, 20 ans face à des zones géographiques condamnées à être désertées une centaine d'années ? N'attendons pas une nouvelle catastrophe !

Johanna | 27 mai 2011 à 09h37
 
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@anti
pour avoir des informations indépendantes, mieux vaut aller sur le site de la CRIIRAD http://www.criirad.org/ , où il y a le bilan des mesures (connues) réalisées en France. C'est mieux que la désinformation de l'IRSN et des autres autorités.

Max | 28 mai 2011 à 00h06
 
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