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Actu-Environnement

Un Français sur 5 touché par la précarité énergétique

11,5 millions de personnes soit 5,1 millions de foyers, représentant un cinquième de la population française (20%), sont victimes de précarité énergétique, selon le premier rapport de l'Observatoire national de la précarité énergétique (ONPE).

Energie  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com

Installé en mars 2011, cet Observatoire vise à mesurer le phénomène et identifier les zones les plus concernées "pour mieux le combattre". Il réunit notamment plusieurs acteurs de la solidarité, de l'énergie et du logement parmi lesquels l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), l'Union sociale pour l'habitat (USH), la Fédération Nationale des collectivités concédantes et Régies (FNCCR), l'Agence nationale de l'habitat (Anah) ou encore EDF, GDF Suez et le Médiateur national de l'énergie.

Est reconnue en situation de précarité énergétique une personne qui consacre plus de 10% de ses revenus à ses dépenses d'énergie qui "ne permettent pas ou plus de faire face à ses besoins pour se chauffer et s'éclairer, vivant dans un logement bien souvent énergivore".

"Cette définition, parce que trop générale, ne permet cependant pas d'appréhender la portée véritable des enjeux de ce fléau", estime l'Observatoire. Sur cette base, 3,8 millions de ménages (8 millions de personnes) seraient touchés par ce phénomène contre 3,4 millions de ménages en 2011. L'ONPE propose de mieux définir les contours de la précarité énergétique liée au logement à travers un panel d'indicateurs prenant également en compte le niveau de revenu (bas revenus - dépenses élevées) et le ressenti du froid. Ce qui porte leur nombre à 5,1 millions de ménages concernés (11,5 millions de personnes).

"C'est le mérite de ce premier rapport de l'ONPE que d'avoir posé un socle de définitions fournissant les bases à partir desquelles une diversité de mesures et d'indicateurs permettront de fonder un diagnostic et d'établir une vision commune", a déclaré Jérôme Vignon, président de l'ONPE.

Elargir les aides via la création d'un chèque énergie

L'Observatoire recommande notamment d'élargir les aides au paiement des factures avec le chèque énergie proposé dans le cadre du projet de loi sur la transition énergétique, actuellement examiné par les députés en plénière. Les chèques énergie créés par cette loi sont destinés, "à terme, à se substituer aux tarifs sociaux de l'énergie" jugés "inéquitables et complexes", selon un rapport de l'Ademe paru en juillet 2013.

L'Observatoire préconise également de "maintenir les efforts engagés" sur les dispositifs de soutien aux rénovations énergétiques des logements. L'ONPE souligne "l'importance" du programme "Habiter Mieux" piloté par l'Agence nationale de l'habitat et les actions conduites dans le logement social par l'Union sociale pour l'habitat. Il recommande que "l'effort budgétaire de l'Etat soit maintenu et ceci au-delà de 2015". La ministre du Logement Sylvia Pinel a notamment annoncé un renforcement des ressources de l'Anah qui passeront de 306 millions d'euros en 2014 à 468 millions d'euros en 2015. L'Anah devrait financer 50.000 logements rénovés en 2014.

"L'urgence, c'est d'aider dès à présent les plus démunis à payer leurs factures de chauffage et de mettre en place un véritable bouclier énergétique. Penser pouvoir réussir la transition énergétique et écologique sans traiter la question sociale, ce serait prendre un risque majeur d'échec. C'est pourquoi je me réjouis de la création du chèque énergie dans le projet de loi sur la transition énergétique. C'est un combat de plusieurs années et une conviction personnelle", a déclaré Bruno Léchevin, président de l'Ademe.

Le projet de loi sur la transition énergétique prévoit d'intégrer "la performance énergétique dans les critères de décence des logements". Le seuil de performance exigé serait "relevé au fur et à mesure des années par décret". Un amendement écologiste, visant à flécher une part des certificats d'économie d'énergie (CEE) vers la précarité énergétique, a également été voté le 25 septembre par les députés.

Réactions9 réactions à cet article

 

Il y a en France, au 30 juin 2014, 8592 MW éoliens installés. (source : commissariat général au développement durable n°551 août 2014).

La part de l'éolien dans la CSPE pour 2014 : 854 millions d’euros . (source : Délibération de la Commission de régulation de l’énergie du 9 octobre 2013, page 4).

Chaque MW installé nous coûte près de 100 000 € (854 000 000 :8592= 99 394 000€).

les "sans dents", qu'en pensent-ils ?

Clémence | 04 octobre 2014 à 22h07
 
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Le pére de l'isolation s'appelle Leon Alberti.

L'architecte italien Leon Alberti (1404-1472) est, semble-t-il, le premier à avoir expliqué comment construire une maison isolée en piégeant de l'air dans les murs et dans les toits.

Si on avait suivi ses bons conseils, la France utiliserait aujourd'hui 1/3 d'énergie finale en moins, ce qui serait une bonne chose vue la situation en Ukraine et au Moyen-Orient.

luc | 05 octobre 2014 à 13h43
 
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Un Français sur 5 touché par la précarité énergétique ???
Rassurez-vous, le lobby éolien se porte très bien, merci !

Tireman | 06 octobre 2014 à 10h24
 
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électro-intensif ... : c'est quand même rigolo de voir (et a mon avis il y n'y a qu'en France que c'est comme ça), a chaque fois que l'on parle chauffage la réponse est "électricité" ... comme si l'électricité est la panacée.
Personnellement je crois que le danger c'est d'utiliser le chauffage pour ce qu'il n'est pas fait : l'effet joule. Mais si cet usage est si répandu ce n'est pas a cause du lobby éolien mais plutôt du lobby EDF et donc d'état (vu l'époque des radiateurs nucléaires post-éoliens)
Donc oui, sortons des lobbys, envoyer des lettres à vos élus pour qu'ils arrêtent de se faire payer des gueuletons par des énergéticiens, et créons de l'emploi local pour isoler les bâtisses, sans oublier de baisser le thermostat sinon ça ne sert à rien ...

chocard | 06 octobre 2014 à 15h16
 
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Disraéli au XIX° disait « Il y a trois types de mensonges : les petits mensonges, les gros mensonges et les statistiques ». Et l'ordinateur n'a rien arrangé, peut-être au contraire.

Déjà : et les nombreux habitants de la France non français ?

Jean-Marie | 07 octobre 2014 à 08h26
 
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Un bon moyen de réduire sa facture sans investissement et sans travaux : le Défi Familles à Energie Positive. -12% sur la facture en moyenne, soit environ 200 € économisés par an. C'est pas rien !

FAEP | 07 octobre 2014 à 13h58
 
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Pourquoi ne pas inclure dans la comptabilité énergétique tout ce qui correspond à l'énergie grise ?

Jean-Claude Herrenschmidt | 08 octobre 2014 à 16h49
 
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Dénigrer l'éolien en réponse au constat de la précarité énergétique ?

La logique de ce dénigrement m'échappe... Sauf à vouloir opposer politique associant promotion des enr et de l'isolation des bâtiments à celle de la subvention aux énergies fossiles (dont l'uranium).

Probablement pour préparer le financement par l'Etat (donc nous) des 200 à 350 milliards d'euros nécessaires à la poursuite de l'aventure nucléaire, hors coûts des accidents du type Fukushima...(voir le rapport de la commission parlementaire :http://www3.reuters.fr/graphiques/Rapport_nucl%C3%A9aire.pdf) . Le tout dépendant d'un uranium que la Chine prévoit de s'approprier comme elle l'a fait des terres rares...

Vive les lobbies qui nous propulsent toujours plus vite dans le mur !

JeanPaul | 13 octobre 2014 à 11h34
 
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Refuser l'éolien n'implique pas de refuser l'isolation des bâtiment, une meilleure gestion de l'énergie, et promouvoir des EnR dont le facteur de charge soit, au minimum, l'équivalent de celui du nucléaire.
Il y a une logique qui m'échappe chez ceux qui tentent cet amalgame douteux ???

Tireman | 13 octobre 2014 à 11h48
 
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