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Contamination radioactive des aliments : les eurodéputés veulent participer à la révision des normes

Risques  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com

Le Parlement européen a adopté le mardi 15 février un rapport, porté par l'eurodéputé belge Ivo Belet (chrétien-démocrate), dans le cadre de la proposition de règlement du Conseil fixant les seuils maximum admissibles de contamination radioactive pour les denrées alimentaires et les aliments pour bétail après un accident nucléaire.

Ce rapport demande que les parlementaires deviennent ''co-législateur'' aux côtés de la Commission européenne en matière de protection de la santé en cas de contamination des aliments par des particules radioactives dans l'air.

La Commission fixe en effet les valeurs maximales autorisées de contamination radioactive mais le Parlement européen juge ce seuil, en vigueur depuis 1987, '' trop élevé'' surtout pour les plus sensibles. Ces valeurs ''dépassent largement celles adoptées temporairement après l'accident de Tchernobyl pour l'importation de produits contaminés provenant de pays tiers. Si le Conseil devait confirmer l'adoption de ces valeurs, l'Union européenne démontrerait qu'elle n'a pas tiré les leçons de l'accident de Tchernobyl'', estime Michèle Rivasi députée européenne Vert/ALE dans un communiqué.

Vers un renforcement des normes ?

''Consommer plus d'un mois certains aliments entraîneraient dans ces conditions le dépassement de la dose de 1 millisivert/an, qui est la valeur limite à partir de laquelle le nombre de cancer augmente de façon inacceptable'', selon l'eurodéputée. ''Or, à partir de 20 becquerels par kilo par exemple, les études disponibles montrent que les enfants présentent de sérieux problèmes cardiovasculaires et endocriniens. En n'en tenant pas compte, les maximales envisagées vont provoquer une augmentation inacceptable du nombre des cancers", d'après elle. ''Si un enfant consomme les niveaux fixés par la commission pendant trois mois , il dépassera le niveau maximum autorisés. Le risque qu'il développe un cancer de la thyroïde est énorme''.

Le Parlement voudrait aller au –delà de son rôle consultatif et demande à participer à la révision des normes de contamination alors que la Commission s'y refuserait , d'après les Verts. Selon le parti écologiste, le Parlement aurait demandé à la Commission d'ici mars 2012 de faire des nouvelles propositions sur les niveaux de protection, ''en tenant compte des dernières données scientifiques sur les effets de la contamination alimentaire ainsi que des principes plus efficaces et plus surs de gestion des risques.'' "La réglementation ignore la diversité des habitudes alimentaires en Europe et les critères repris dans les annexes sont trop compliqués pour garantir la protection sanitaire de la population Européenne. Ce qu'il faut c'est adopter un niveau unique fondé sur la protection de la population la plus vulnérable, c'est à dire les nourrissons et les enfants, tel qu'il est actuellement recommandé par l'US Food and Drug Administration'', a déclaré Mme Rivasi.

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