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La France est mal préparée au risque de tsunamis

Risques  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com
Un rapport de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) présenté en décembre 2007 par le sénateur Roland Courteau, montrait que les côtes françaises en métropole et en Outre-mer étaient mal préparées aux risques de tsunami

911 tsunamis ont été répertoriés depuis le début du 20ème siècle, dont 77% autour de l'océan Pacifique, 10% dans l'Atlantique, 9% en Méditerranée et 4% dans l'océan Indien, considéré comme la zone la plus sûre, d'un point de vue statistique jusqu'au tsunami du 26 décembre 2004 qui a fait quelques 250.000 morts.

Aucune côte, aucun bassin n'est durablement à l'abri. Même si les fréquences peuvent être faibles, les conséquences peuvent être particulièrement dramatiques, selon le sénateur PS Roland Courteau, auteur de ce rapport, qui a souligné hier que beaucoup reste à faire pour doter la France d'un système de prévention du risque de tsunami.

Le rapport de M. Coutreau propose de charger le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) de mettre sur pied un Centre national d'alerte aux tsunamis pour la Méditerranée, l'Atlantique Nord-Est, les Antilles et l'océan Indien, sur son site de Bruyères-le-Châtel (Essonne). Ce centre se verrait ensuite confier un rôle régional, notamment pour la Méditerranée occidentale.

Rappelons que la France a annoncé qu'elle souhaitait accueillir un centre d'alerte aux tsunamis pour la Méditerranée occidentale, à l'occasion d'une réunion pour la mise en place d'un système d'alerte aux tsunamis en Méditerranée et Atlantique du Nord-Est, organisée par la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l'Unesco, du 3 au 5 novembre à Athènes. La COI a demandé aux Etats de se doter de systèmes d'alerte aux tsunamis au plus tard en 2010, a rappelé M. Courteau. Si un dispositif d'alerte automatisé à déjà été mis en place en Polynésie française, avec notamment 144 sirènes, beaucoup reste à faire dans les Antilles, à la Réunion et pour le littoral méditerranéen.

Dans les Antilles, où le système d'alerte est dépendant d'informations du centre d'alerte aux tsunamis américain de Hawaï, le rapport préconise l'installation de trois marégraphes supplémentaires et d'évaluer la nécessité d'installer des sirènes pour alerter la population. A la Réunion, M. Courteau a jugé le dispositif décevant, notamment à cause de l'insuffisance de crédits pour faire fonctionner les équipements existants.

Malgré des progrès ponctuels et des financements budgétaires au moins partiels, il manque toujours à la France une vision stratégique d'ensemble en matière de gestion du risque de tsunami, a souligné M. Courteau . Il a également dénoncé les lacunes de la prévention par la sensibilisation des populations qui avait fait défaut lors du tsunami de l'Océan Indien.

Réactions1 réaction à cet article

 
tsunami

Ce monsieur COUTEAU, sénateur de son état s'inquiète des "tsunamis" physiques, qu'en est-il du tsunami alimentaire et social qui prend ses forces dans l'inconséquence de la loi de déréglementation de 86? Je suis sûr que ce monsieur est de bonne foi, mais les thyfons et autre tempêtes tropicales, voir cyclones, sont monnaie courantes et tout le monde sait y faire face. Il n'est plus besoin d'investir des millions d'euros pour aucun effet.
L'intelligence sénatoriale voudrait que l'on investisse de l'argent dans daes réalisations plus conséquentes, je cite en vrac: reforestation, agriculture raisonnée,pas celle de Monsanto, formation des gens aux choses de la terre, je n'ai pas dit des sciences, on peut redevenir simple tout en bénéficiant des acquis antérieurs et ça peu aider à lutter contre les tsunamis sans déployer "l'invincible armada".
Si le bon sens possède encore quelque valeur tangible, on peut essayer, ça ne coûte rien.
Bien à vous

mahafaly | 20 novembre 2008 à 01h55
 
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