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Actu-Environnement

Devoir de vigilance : des banques françaises accusées de financer la déforestation au Brésil

Gouvernance  |    |  Rachida Boughriet

Cinq ONG et médias - Reporters Brasil, Disclose, Harvest, Sherpa et le Center for Climate Crime - accusent des banques françaises de continuer de financer des acteurs de l'agro-industrie brésilienne impliqués dans la déforestation en Amazonie. Leur rapport, publié le 28 novembre, met en cause les banques BNP Paribas, le Crédit agricole, le groupe BPCE (Banque populaire et Caisse d'épargne) et la Société générale vis-à-vis de leurs obligations de la loi française de 2017 sur le devoir de vigilance. Celle-ci impose aux grandes entreprises de prendre des mesures effectives pour prévenir les atteintes aux droits humains et à l'environnement sur l'ensemble de leur chaîne d'approvisionnement.

« Nous détaillons les liens entre BNP Paribas, la plus grande banque d'Europe, et des producteurs brésiliens de viande bovine impliqués dans la déforestation, tels que Marfrig, ainsi que l'implication de quatre grandes banques françaises dans une opération de crédit pour Bunge, une multinationale agroalimentaire nord-américaine suspectée de contribuer à des activités de déforestation », expliquent les auteurs du rapport. Selon l'analyse du collectif menée sur plus de 12 000 transactions financières, entre 2013 et 2022, les banques françaises auraient soutenu « à hauteur de plus de 743 millions d'euros le secteur agricole brésilien, principalement la culture du soja et l'élevage bovin », indique l'ONG Sherpa.

En octobre 2022, l'ONG brésilienne Comissão Pastoral da Terra et l'association française Notre Affaire à tous ont notamment adressé une mise en demeure à BNP Paribas pour non-respect de son devoir de vigilance, en raison de son appui financier à Marfrig, « suspecté d'être impliqué dans la déforestation illégale, le travail forcé et l'accaparement de territoires autochtones ». Il s'agit de la première mise en garde adressée à une banque pour qu'elle se conforme à ses obligations légales en matière de déforestation, a indiqué Notre Affaire à tous. De son côté, BNP affirme avoir renforcé, en 2021, sa contribution à la lutte contre la déforestation en Amazonie.

« Dans un contexte d'urgence climatique, les banques doivent rendre des comptes quant à la manière dont leurs activités contribuent à la destruction globale des forêts ! Les engagements volontaires de ces dernières ne peuvent plus suffire. Des sanctions sont essentielles afin de contraindre les acteurs financiers à stopper le financement de la déforestation », estime Sherpa.

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