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L'humanité n'en finit pas d'accroître son empreinte écologique

Biodiversité  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com
L'humanité n'en finit pas d'accroître son empreinte écologique

Dans l'édition 2014 de son rapport Planète vivante, le WWF constate à nouveau le déclin de la biodiversité planétaire avec une chute de plus de moitié des populations mondiales d'espèces sauvages en l'espace de 40 ans. Selon le rapport, les populations de poissons, d'oiseaux, de mammifères, d'amphibiens et de reptiles ont régressé en moyenne de 52% depuis 1970. Les espèces d'eau douce sont les plus touchées, puisqu'avec une baisse de 76%, elles subissent un déclin près de deux fois supérieur à celui des espèces terrestres et marines. Ces pertes sont survenues pour l'essentiel dans les régions tropicales, l'Amérique latine ayant payé le plus lourd tribut.

En cause ? Principalement la dégradation et la destruction des habitats sous la pression humaine. Selon les éléments fournis par Global Footprint Network, l'empreinte écologique, cet indicateur exprimant la demande de ressources naturelles de la part de l'humanité, poursuit sa tendance à la hausse. Il faut ainsi 1,5 Terre pour produire les ressources correspondant à l'empreinte écologique du moment. Les dix pays présentant l'empreinte écologique par habitant la plus forte sont, dans l'ordre, le Koweït, le Qatar, les Emirats arabes unis, le Danemark, la Belgique, Trinité-et-Tobago, Singapour, les Etats-Unis, Bahreïn et la Suède.

Dans cette édition 2014, le WWF ne veut pas se contenter d'alerter et expose également des solutions et des réussites : la gestion efficace de certaines aires protégées a permis de soutenir les espèces sauvages, en évoquant entre autres l'exemple du Népal, où la renaissance des populations de tigres est bien réelle depuis plusieurs années. Répartie entre cinq aires protégées et trois corridors, la population de tigres au Népal, a vu son effectif progresser de 63% entre 2009 et 2013. De manière générale, les populations des aires terrestres protégées connaissent un rythme de déclin moitié moins rapide que celles des zones non-protégées. "Ces dégâts ne sont pas inévitables, car ils sont une conséquence du mode de vie que nous choisissons. Certes, le rapport montre que la situation est grave, mais il y a encore de l'espoir. La protection de la nature passe par une action de conservation ciblée, par la volonté politique et par le soutien de l'industrie", conclut Ken Norris, Directeur scientifique à la Zoological Society of London.

Réactions2 réactions à cet article

 

Bonjour,

"Déclin de la biodiversité planétaire".
Et pourtant personne ni les politiques ni les associations, ni les scientifiques ni les journalistes ne font allusion à notre démographie humaine galopante. Grand mystère !!

La base est pourtant " la régulation des naissances" au lieu d' inciter celles-ci
Ne pas en parler ne fait vraiment pas sérieux!!

Et enfin qu'on nous explique ce mystère !!!!!

Spectatrice désabusée

Héra | 03 octobre 2014 à 13h55
 
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tout à fait d'accord avec héra comment peut on se réjouir de fortes natalités alors que la planète ne peut en contenir à l'infini on dirait que les états font des concours de performance natalistes alors qu'il vaudrait mieux décourager les naissances et mieux répartir la population. on objecte souvent qu'on peut nourrir une population galopante en étant plus frugal mais il n'y a pas que la nourriture forcément on arrive en concurrence avec les autres espèces

mno | 13 novembre 2014 à 18h42
 
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