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Industrie des emballages papier-carton : des indicateurs environnementaux en progrès

À l'occasion de la publication de son rapport annuel 2008, l'industrie des emballages papier-carton rappelle l'évolution de quelques indicateurs environnementaux du secteur. Elle espère par ailleurs faire évoluer la méthodologie des ACV.

Gouvernance  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com
Avec une part de marché de 35%, le papier-carton est le matériau principal des 12,7 millions de tonnes d'emballages mis sur le marché en 2006 en France devant le verre (25%) et le bois (18%). Utilisé sous forme de carton ondulé, de carton plat ou d'emballages souples, on le retrouve principalement pour les emballages industriels et commerciaux surtout dans l'industrie agroalimentaire alors que les emballages ménagers lui préfèrent le verre.

Touché par la baisse de production de nombreuses industries, le secteur a vu ses commandes se réduire fortement en 2008, surtout sur la fin de l'année. Présentée par le Comité Français de l'Emballage Papier Carton (COFEPAC) à l'occasion de la publication de son rapport annuel 2008, la conjoncture reste identique pour le début de l'année 2009 même si les carnets de commandes commencent à se remplir de nouveau.

La publication de son rapport annuel est également l'occasion pour COFEPAC de rappeler les évolutions des principaux indicateurs environnementaux suivis par l'industrie des emballages papier-cartons. Ainsi, en 2008, 78,5% des matières premières utilisées par l'industrie étaient de la pâte recyclée contre 67% en 1990. La pâte neuve ne sert qu'à combler les pertes liées au process de fabrication, explique Noël Mangin, délégué général de PROCELPAC, le groupement français des fabricants de matériaux d'emballage à base de cellulose.

Côté énergie, le rapport révèle que le secteur utilise de moins en moins de combustibles fossiles pour la fabrication des papiers et cartons d'emballage au profit de l'électricité. Le gaz reste toutefois prédominant en 2008 (44%). Ramenée à la tonne produite, la consommation d'énergie a semble-t-il baissé de 10% par rapport à 1990 tandis que la consommation d'eau a baissé de 40% sur la même période.

Mieux intégrer l'eau dans les ACV

COFEPAC cherche désormais à compléter sa panoplie d'indicateurs et se tourne vers l'analyse du cycle de vie (ACV). Mais il souhaite pour l'instant en améliorer la méthodologie et les calculs afin de mieux rendre compte de la boucle de recyclage des fibres et les réalités des process de fabrication. Selon COFEPAC, un consensus international semble se dégager sur la nécessité de réviser la comptabilisation de la consommation d'eau dans les ACV. La méthodologie ACV est basée sur des balances nettes de tous les intrants et sortants, sauf pour l'eau, explique COFEPAC dans son rapport. Or, quand une entreprise rejette dans son milieu d'origine une eau de bonne qualité, elle doit pouvoir la déduire de la quantité globale prélevée, de façon à ne pas être pénalisée en consommation nette, ajoute le groupement.
En parallèle, les discussions avancent aussi sur la définition d'un indice d'épuisement des ressources, qui introduirait dans l'ACV la caractéristique de la ressource naturelle (abondance ou non, caractère renouvelable ou non…).
Si ces modifications semblent tourner à l'avantage des emballages papier-cartons, le COFEPAC se défend de plaider pour sa paroisse et assure que ces modifications bénéficieront à tous les types d'emballages.

Réactions3 réactions à cet article

 
emballage

Un liquide conditionné en bouteille plastique implique une caisse en carton et une palette en "bois perdu",alors qu'une bouteille de verre consignée ,tourne 18 fois avant d'être cassée ou perdue et nécessite une caisse en plastique consignée qui peut tourner 5000 fois avant la casse, le tout posé sur une palette bois consignée qui tourne autant.
Sachant qu'il faut autant d'énergie pour fabriquer du perdu ou du consigné ,cherchez l'erreur.En fait il n'y en a pas ,il semble que nous soyons assez riches pour faire travailler l'industrie et les pays du pétrole plutôt que nos concitoyens qui trouverait des emplois dans les manipulations de produits consignés.On préfère les maintenir au chômage.Combien çà coûte ? Même si le bilan est identique en coût,au moins ces gens travailleraient,cotiseraient et nous aurions moins de devises a perdre en consommation énergétique due à la fabrication de produit éphémères. Ciào les riches!!

gerard | 24 juillet 2009 à 19h16
 
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les acv de tous emballages ?

Quelle est la consommation d'eau pour la meme masse d'un type d'emballage non recyclable .
Quelle étude démontrera irrenouvelabilité de ces productions sans lendemain?

kikaji | 24 juillet 2009 à 23h31
 
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Pourriez-vous m'orienter comment puis-je acheter les papiers cartons pour emballage de ma production de bananes?

Sylvere | 15 janvier 2013 à 14h29
 
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