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Surveillance environnementale des sites nucléaires : l'IRSN fait ses propositions

Risques  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com
Saisi par le Haut comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire (HCTISN), l'institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a publié son rapport concernant la surveillance environnementale des sites nucléaires en France.

L'IRSN estime ainsi que la surveillance radiologique nationale est appropriée au contexte français. Le dispositif paraît correctement dimensionné et mis en oeuvre pour ce qui concerne les actions incombant aux exploitants d'installations nucléaires de base (INB et INBS), explique l'institut. Toutefois des informations manquent concernant d'autres activités mettant en oeuvre ou ayant mis en oeuvre dans le passé des radionucléides. Le dispositif de surveillance national mis en oeuvre par l'IRSN est en cours de rénovation, précise l'IRSN.

Concernant le marquage des nappes phréatiques et des cours d'eau autour des sites nucléaires, l'IRSN estime que les principales contaminations sont bien identifiées et remarque qu'une contamination radioactive des nappes phréatiques est observée pour une majorité des sites nucléaires en France. Mais l'IRSN estime qu'à l'exception de cas particuliers, l'état radiologique des nappes phréatiques sous et autour des sites nucléaires ne pose pas de problème significatif de nature environnementale ou sanitaire.

L'IRSN propose toutefois de renforcer la transparence et de développer une culture générale sur la radioactivité et les risques associés. L'IRSN propose que, sous l'égide du Haut Comité, un effort collectif de clarification des termes et notions employés soit mené au sujet de la radioactivité dans l'environnement ou les denrées. Ceci pourrait faciliter le développement d'une culture générale partagée sur les questions des risques associés à la radioactivité, un sujet qui pourrait justifier une collaboration accrue avec le ministère de l'éducation, explique l'institut.
L'IRSN conseille par ailleurs de développer le plus en amont possible l'implication des parties prenantes. Une telle implication précoce est utile pour pouvoir faire face dans de bonnes conditions aux crises qui peuvent résulter de rejets accidentels, même de faible importance, précise l'IRSN.

Ces conclusions ont été transmises au HCTISN qui a été saisi par Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire pour se prononcer sur le suivi radio-écologique de l'ensemble des sites nucléaires et la gestion des anciens sites d'entreposage des déchets radioactifs.

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