Robots
Cookies

Préférences Cookies

Nous utilisons des cookies sur notre site. Certains sont essentiels, d'autres nous aident à améliorer le service rendu.
En savoir plus  ›
Actu-Environnement

L'Assemblée nationale se penche sur la gestion des ressources humaines du MEEDDAT

Dans le cadre de la réorganisation du MEEDDAT, la mission d'évaluation et de contrôle de l'Assemblée nationale a publié une série de recommandations pour renforcer la gestion des ressources humaines du ministère aux responsabilités élargies.

Gouvernance  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com
L'Assemblée nationale a mis en place, dans le cadre de ses prérogatives de contrôle financier, deux missions permanentes dont l'objectif est de veiller à l'efficience de la dépense publique. L'une d'entre elles, la mission d'évaluation et de contrôle (MEC), est chargée de contrôler l'utilisation des deniers publics. Elle s'est récemment penchée sur la gestion des ressources humaines du Ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement Durable et de l'Aménagement du Territoire (MEDDDAT).

Dans un rapport de synthèse publié le 24 juin dernier, la MEC note que la gestion des ressources humaines dans ce ministère constitue un chantier d'une exceptionnelle importance, tant par son ampleur que par ses enjeux. La mission rappelle en effet que le MEEDDAT qui porte ce nom depuis le remaniement ministériel de mars 2008, résulte de la fusion de l'ancien ministère des transports, de l'équipement, du tourisme et de la mer (MTETM) avec l'ancien ministère de l'écologie et du développement durable (MEDD). Sans oublier qu'il intègre désormais l'ancienne direction générale de l'énergie et des matières premières (DGEMP). Il est de surcroît concerné par les réformes administratives programmées par le conseil de modernisation des politiques publiques, qui devraient accélérer la diminution de ses effectifs et le redéploiement de ses compétences.

Au regard de ces modifications, la mission d'évaluation et de contrôle a établi une série de recommandations. Selon elle, le MEEDDAT doit se donner comme priorité la mobilisation de ses agents. Mais le rapport précise que l'augmentation de la productivité et la couverture de nouveaux besoins ne pourront pas être obtenues par le seul jeu des diminutions d'effectifs et des réorganisations subséquentes. La MEC est catégorique : la diminution des effectifs devra s'accompagner d'une attention accrue aux conditions de travail et à la revalorisation des rémunérations.

La MEC rappelle par ailleurs que la mission du MEEDDAT est de mettre le développement durable au cœur de l'action publique. Pour cela elle estime que l'acquisition de nouvelles compétences est nécessaire et évoque ainsi un effort de formation d'une ampleur exceptionnelle. La mission recommande par conséquent un renforcement significatif des effectifs chargés de la gestion des ressources humaines (GRH) au ministère dans les cinq années à venir.

Il lui paraît également indispensable que la GRH accorde la plus grande importance au développement des compétences du réseau scientifique et technique du MEEDDAT. La MEC propose que ce réseau rapproche certaines de ses composantes et mutualise dans la mesure du possible ses équipements de recherche de manière à en améliorer les performances. Elle demande en complément, que le ministère élabore un plan national d'ingénierie du développement durable pour établir les perspectives à dix ans des besoins, des formations, des recrutements et des filières professionnelles correspondantes.

Enfin, la mission d'évaluation et de contrôle encourage la « gouvernance à cinq » incluant l'ensemble des parties prenantes sur le modèle du Grenelle de l'environnement. Elle estime à ce sujet que cela devrait favoriser la réactivité du MEEDDAT et la réduction des délais de réalisation des infrastructures et non pas introduire un facteur de blocage supplémentaire. La MEC précise, très logiquement, que cette gouvernance devra accorder une place primordiale aux parlementaires et espère qu'elle permettra de réduire les délais de réalisation des grandes infrastructures de transport qu'elle juge excessifs.

Réactions2 réactions à cet article

 
ASPECT SOCIETAL DU « DEVELOPPEMENT DURABLE "

ASPECT SOCIETAL DU « DEVELOPPEMENT DURABLE "

Mixité mieux que parité et conciliation des temps de vie pour l'homme comme pour la femme.

- Place de l’Humain. Le « développent durable » s’appuie sur trois piliers : économique, environnental et sociétal. Car rien n’est faisable sans l’Humain ! Et, c’est dans cette logique, que lorsque les partenaires sociaux sont invités à s’exprimer sur des sujets comme la mixité dans l’entreprise et la place des femmes ou bien la conciliation des temps de vie, ce n’est pas au Ministère du Travail qu’ils se rendent, mais à celui du Développement durable ! Détaillons quelque peu.

- Constat du déséquilibre. A ce jour, persiste toujours un écart de 25% entre le salaire moyen des hommes et celui des femmes… S’il faut être positif, alors soulignons que cela est infiniment mieux que dans les années 60 où cette différence flirtait avec les 50% ! Est-ce pour autant satisfaisant ? Bien évidemment non ! Est lié à cet aspect financier du déséquilibre, la ségrégation pratiquée dans l’attribution de responsabilités : d’une manière plus ou moins consciente, les différents acteurs de la vie professionnelle -tant masculins que féminins, du postulant à un poste au décideur- ont encore tendance à spécialiser le rôle social de l’homme et de la femme au détriment du potentiel de l’individu, quelque soit son sexe. Ce frein à l’égalité génère un « plafond de verre », un « plancher collant » qui empêche les femmes d’accéder en plus grand nombre à des postes de direction : L’exercice du pouvoir reste un apanage masculin… Hommes et femmes ne sont pas en égalité dans l’entreprise : Plusieurs enfants, c’est plutôt favorable à la carrière d’un homme, et défavorable à celle d’une femme. C’est ce qui appelé la « notion de l’escalier inversé ».

- Une explication culturelle. Ne nous voilons pas la face, la phallocratie y est pour beaucoup… En effet, à qui les lois -faites historiquement par les hommes- n’ont-elles régulièrement reconnu qu’une citoyenneté de second rang sinon aux femmes ? Sans s’y étendre, il fallait mentionner ce travers… Cela étant fait, arrêtons nous sur un autre aspect. Dans le cadre d’une société agricole, la répartition des tâches s’effectuait pour beaucoup sur base de la force physique : les hommes aux labours, à la forge, etc., les femmes -qui alors travaillaient toutes- s’occupant des animaux plus petits de la « basse-cour », de la préparation des repas nombreux car en ces temps, les ouvriers agricoles l’étaient également, sans oublier l’entretien des vêtements pourtant appropriés à des travaux difficiles dans les champs. La notion alors très forte d’ « habits du dimanche » illustre, en creux, cette réalité d’une autre époque… Autre époque car la « révolution industrielle » est apparue et avec elle l’exode rural. Mais les mentalités sont restées. Et les femmes se sont retrouvées en ville trop souvent « enfermées dans la cuisine »… Bien sur, elles sont entrées dans ce qui est appelé « le monde du travail », parfois par la force de circonstances dramatiques, comme dans le contexte du premier conflit mondial, mais souvent aussi par une volonté active et positive d’émancipation comme la revendication du droit à l’éducation et du droit de vote pour n’en citer que deux. Aujourd’hui, fort heureusement, plus personne ne taxe de « mauvaise mère » celle qui travaille, ce qui reviendrait à transformer la maternité en piège, et rares sont ceux qui osent encore professer que les femmes devraient rester « à la maison ». Il est admis dans la culture française que les femmes sortent de la sphère du privé. Pourtant, l’écart de salaire indiqué dans les premières lignes de cet article illustre qu’encore aujourd’hui, les femmes sont considérées comme une force d’appoint et non comme un véritable moteur de l’économie. Il faut en conséquences accepter de revisiter les rôles de l’homme et de la femme : l’homme doit prendre plus de place dans la famille, aux femmes de l’accepter et, conséquence logique, la leur évoluera dans l’entreprise.

- L’équilibre visé. Le vocable « équilibre » nous vient du latin libra qui signifie balance. Il faut donc comprendre « forces égales » ou « égalité de forces ». En d’autres termes, il s’agit de casser la marginalisation dont les femmes font l’objet, sans pourtant jouer la carte de l’opposition, et encore moins de la guerre des sexes car cet objectif ne pourra être atteint qu’avec les hommes et non pas contre eux… Sans oublier les métiers où se sont ces derniers qui, sans raisons objectivement défendables, sont minoritaires… Il faut donc favoriser une plus grande mixité, dans les différentes branches professionnelles, comme dans la hiérarchie. « L’équilibre visé » disions-nous il y a quelques instants. Mais il faut parler au pluriel car un autre équilibre est aussi dans le viseur : la conciliation des temps de vie. Manquer d’équilibre en favorisant sa « carrière » au détriment de sa famille revient à risquer la pérennité de celle-ci : pour favoriser la conciliation de ces deux pôles indispensables à la réalisation et à l’épanouissement de soi, les solutions existent : création, de crèches interentreprises, de services de garde d’enfants malades, de repassage, d’horaires individualisés. Tout cela afin que les couples bi actifs aient à leur disposition toute une panoplie d’outils facilitateurs qui doivent se révéler comme étant de véritables passerelles reliant deux mondes qui ne sont pas antinomiques : vie professionnelle et vie familiale. Pour la femme, comme pour l’homme !

- Concrètement. Comment dépasser le stade des « vœux pieux », des paroles sans lendemain, des intentions qui restent lettres mortes ? Comment œuvrer pour obtenir autre chose qu’un équilibre instable ou un équilibre précaire, ce qui serait pour le moins renversant ? Ou comment passer des actions sporadiques à l’enracinement de l’égalité professionnelle dans le quotidien de l’entreprise ? Il nous est possible, par un changement de culture, de faire évoluer les mentalités. A commencer par la notre (croyons nous qu’au féminin « il regarde assis dans le salon la télévision » se dit « elle fait debout dans la cuisine la vaisselle » ?). La concrétisation visée ne se fera pas non plus contre les employeurs mais avec eux, dans une perspective de dialogue, par la mise en place d’une communication visant à ce que ceux-ci demandent le « Label Egalité Professionnelle » AFAQ/AFNOR Et il est préférable de parler mixité plutôt que parité car il serait regrettable que des quotas écartent des compétences… Si ce qui est ambitionné ici semble irréaliste, il faut se remémorer qu’une des leçon apportée par l’Histoire est que « l’utopie d’aujourd’hui est la réalité de demain »…

- Pour conclure. La LIBERTE de l’Humain passe par une EGALITE de droits pour les deux entités qui le compose. Et seule cette égalité, en excluant tout apartheid, permet une pleine FRATERNITE des sexes. « Rester à la maison » est respectable et doit être respecté. Si c’est un choix éclairé et partagé. « Travailler » est respectable et doit être respecté. Si c’est un choix éclairé et partagé. Et dans des conditions juridiquement identiques avec des chances qui le sont donc également !

COLPIN Didier

COLPIN Didier | 01 juillet 2008 à 08h48
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Un passage obligé

Il est grand temps que beaucoup trop de jeunes fonctionnaires ne considèrent pas qu'un passage de trois ans "à l'environnement" s'avère indispensable à leur ambitieuse carrière et qu'ils y travaillent sans conviction.

Il ne faudrait y mettre et "durablement" que des gens très motivés.

Sprikritik | 03 juillet 2008 à 08h13
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question à la journaliste Florence Roussel

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager