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Actu-Environnement

Le réchauffement climatique accroît le nombre de conflits entre humains et faune sauvage

Biodiversité  |    |  F. Gouty

Les conséquences du réchauffement climatique ne constituent pas seulement des causes de conflits armés entre populations humaines, mais sont également des facteurs de conflits avec la faune sauvage. Dans une étude publiée, le 27 février, dans la revue Nature Climate Change, des chercheurs américains et canadiens affirment que le nombre d'articles scientifiques relatant une altercation entre humains et animaux issue d'une catastrophe naturelle (feux de forêt, inondations, etc.) ou d'une montée des températures (fonte de la banquise, par exemple) a quadruplé ces dix dernières années, en comparaison des deux décennies précédentes. Au total, les auteurs ont recensé 49 occurrences dans la littérature scientifique depuis les trente dernières années.

   
Synthèse graphique des études recensées : (a) géographiquement par type d'événements climatiques ou météorologiques ; (b) par année de publication ; (c) par modification de ressources écologiques et (d) par espèces concernées. © Abrahms et al., Nature Climate Change, 2023.
 
   
La majorité des conflits entre la faune sauvage et les populations locales aboutissent à des blessures physiques ou à la mort des animaux concernés (dans 45 % des cas), d'êtres humains (43 %) ou à des dégâts agricoles suffisamment importants pour provoquer de sérieuses pertes de production (45 %). Dans la plupart des cas, ces altercations proviennent d'une raréfaction drastique des ressources destinées à la faune sauvage. Cela force les animaux à s'aventurer en dehors de leur habitat naturel et à interférer avec des activités humaines ou à se confronter aux populations – un chevauchement entraînant par ailleurs un risque grandissant de zoonose. « Identifier et comprendre le lien entre ces conflits interespèces est une question de conservation de la biodiversité, mais aussi de justice sociale et de sécurité pour les populations locales », conclut Briana Abrahms, biologiste du Centre sur les sentinelles écosystémiques de l'université de Washington à la tête de cette étude.

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