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Véhicule électrique : l'Europe accélère sur la R&D et les démonstrateurs

L'UE compte actuellement 185 projets de R&D et 135 démonstrateurs sur les véhicules électriques. L'Allemagne, la France et le Royaume-Uni portent le plus grand nombre de projets, avec des stratégies parfois bien différentes.

Transport  |    |  Sophie Fabrégat  |  Actu-Environnement.com

Le Centre commun de recherche européen (JRC) a recensé, sur la période 2007-2015, 320 programmes de R&D et de démonstration sur les véhicules électriques dans l'Union européenne. Le budget total consacré à ces projets représente 1,9 Md€, dont 65% sont des financements publics.

"Bien que cela confirme que de nombreux projets sont actuellement menés dans ce domaine en Europe, l'analyse met en évidence qu'une intensification des échanges d'informations et une plus grande coordination entre les projets permettraient d'optimiser les investissements", indique le JRC, ajoutant : "Ces échanges devraient certainement s'accélérer grâce au récent lancement de l'Observatoire européen de l'électromobilité et la prochaine mise en œuvre de la stratégie transports".

 
Et ailleurs dans le monde ? Dans le cadre du plan de relance, les États-Unis ont investi avant tout dans la fabrication de batteries et des projets de démonstration.
Le gouvernement chinois a consacré environ 770 M€ à des projets de recherche sur les véhicules à haut rendement énergétique et à énergie alternative, dans le but d'atteindre 15% de véhicules électriques et hybrides en 2015.
 

Les projections estiment que les véhicules électriques et hybrides pourraient représenter de 3 à 25% du marché européen à l'horizon 2020. Le coût élevé de ces technologies reste la principale contrainte à lever pour miser sur un taux élevé de pénétration du marché. C'est pourquoi de nombreux pays ont décidé de soutenir à la fois la recherche fondamentale et les projets de démonstration.

R&D : lever les obstacles à une diffusion à grande échelle

Les projets de R&D mobilisent 80% des investissements privés et publics (1,4 Md€). Le plus grand nombre de projets est cofinancé par des pays de l'UE15 (134 projets sur 185), avec en tête des financements l'Allemagne (32,8%), l'UE (31,4%), la France (10,7%), les Pays-Bas (5,9%) et le Royaume-Uni (4,1%). Beaucoup de projets sont portés par des consortiums, avec des partenaires dans des pays tiers comme Israël, la Macédoine, la Norvège, la Suisse, la Turquie, la Chine, l'Ukraine ou encore les Etats-Unis.

Globalement, les investissements en R&D portent en priorité sur le contrôle (240 M€), le stockage de l'énergie (210 M€), le corps du véhicule et le design, "reflétant la nécessité de lever les principaux obstacles pour une diffusion à grande échelle de la voiture électrique". Parmi ces obstacles : le coût ou l'angoisse de l'autonomie (range anxiety), c'est-à-dire la peur de ne pas atteindre la destination.

"Les projets cofinancés par l'UE se concentrent en grande partie sur le stockage de l'énergie et les contrôles. En Allemagne, les investissements sont similaires à ceux de l'UE, tandis qu'en France, le nombre de projets par composants est plutôt uniformément réparti", souligne le JRC. La France est le plus gros cofinanceur pour la R&D sur les moteurs (31 M€) et la gestion thermique (39 M€).

Démonstrateurs : différentes stratégies selon les pays

Le JRC a dénombré 135 projets de démonstration actuellement menés en Europe, pour un budget total de 470 M€. La plupart d'entre eux sont cofinancés par l'Allemagne, le Royaume-Uni, la France et l'Espagne. "Ces projets de démonstration sont importants pour l'acceptation du client et la préparation au marché", analyse le JRC.

"Il existe deux approches différentes pour l'introduction des véhicules électriques", indique l'étude. Certains Etats membres ciblent d'abord les grandes zones urbaines pour les essais sur le terrain et le développement des infrastructures, à l'instar de Berlin, Rome, Paris et Londres qui concentrent plusieurs projets. D'autres s'appuient sur des "régions modèles", où différents modèles de véhicules et régimes commerciaux sont introduits selon les problématiques locales (augmentation du tourisme, présence de flottes d'entreprises, forte proportion de déplacements…).

   
Lieu et échelle géographique (ville, région, pays) des projets de démonstration © JRC
 
   

En Allemagne, de nombreux projets de démonstration sont situés autour des villes de Berlin, Hambourg, Stuttgart, Munich, Francfort et dans la région de la Ruhr. En Espagne, ces projets sont situés dans les zones côtières à forte concentration, comme Barcelone et San-Sebastian.

En France, la région Ile-de-France abrite plusieurs projets de démonstration, indique le JRC. Des projets importants sont également menés au Royaume-Uni (Londres, région du Grand Londres, Birmingham et Coventry) et en Irlande.

Ces démonstrateurs portent sur le développement de réseaux intelligents liés à l'électromobilité, des essais de solutions TIC innovantes, des essais de différents types de véhicules électriques par les équipementiers et les autres parties prenantes (voitures particulières, véhicules utilitaires légers, autobus), des démonstrations dans différentes flottes d'entreprises (bureaux de poste, taxis…), des services, le développement d'infrastructures de recharge et des concepts de mobilité urbaine innovante.

Réactions3 réactions à cet article

 

Excellent article, Merci ! Le solaire dans l'automobile et les véhicules solaires de type Cruiser (2 à 4 places, comparables aux véhicules courants mais largement plus efficients) supportés par Michelin, Jaguar, Toyota etc dans les courses types Solar World Challenge (voir liste de véhicules solaires sur le site) ou Shell Eco Marathon ont un avenir aussi très important. Au Solar World Challenge 2013 il y a 47 équipes de 26 pays. Il sort plusieurs véhicules solaires par an. Parmi les véhicules courants : Solarworld GT, Navitas (Purdue Univ) avec capteurs à concentration qui a gagné un prix d'efficience élevée (proche 50%), le véhicule solaire de l'univ. de Calgary qui a un volume de coffre 2 fois supérieur à une Honda Civic, la Cuer (Cambridge) avec tracker solaire, l'eVe Sunswift jolie, la familiale Stella du Solar Team Eindhoven. Les vitesses vont de 110 à 140 km/h, l'autonomie de 600 km mini, le tout 100% solaire dans la plupart des cas. Toyota va sortir un véhicule solaire courant et d'autres. Corning fait des vitrages solaires pour véhicules. De nombreux véhicules électriques et hybrides ont le solaire en option ou pas (apport d'autonomie 30% et plus) : Toyota Prius, Chevrolet Volt, Tesla Sedan, Nissan Leaf, My Car, Fisker, Smart ForTwo, BMWi etc Le solaire = pas de consommation, ni pollution, ni importations fossiles et efficience maxi tous temps (avec batteries). Il faudrait en parler aussi en France, les modèles courants sont de plus en plus nombreux.

Véhicules solaires et solaire dans l'automobile et plus | 17 juillet 2013 à 01h10
 
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Je ne suis pas contre le véhicule électrique, bien au contraire.
Par contre, le véhicule électrique à grande échelle, il faudra en assumer les conséquences.
Quand on regarde les réserves mondiales de lithium, on ne peux pas faire tourner plus de 25% du parc actuel mondial.
Les métaux rares indispensables pour les batteries seront épuisés, au rythme d'exploitation actuel vers 2025, 2035.
Le cuivre déjà presque épuisé verra sont besoin croître pour les moteurs électriques.
J'ai plus que beaucoup de doutes.
Je rappelle simplement que le soleil émet 1400W/m² (soit 2 chevaux environ). Comment peut-on faire rouler une voiture à 140 km/h avec ça?
Dans ma maintenant longue expérience, j'ai déjà vu des gens qui violaient les lois de la physique. J'attends toujours de voir leurs idées mises en application.

zaravis | 17 juillet 2013 à 11h42
 
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@ Zaravis : il n'y a pas que le lithium pour les batteries, des marques telles que Brandt/Fagor qui se sont réorientés vers les véhicules électriques utilisent avec succès le sodium, très courant, recyclable et peu coûteux (batteries Na-ion et ultérieurement Na-air etc).

Pour le solaire dans l'auto l'avenir est très important :
- par apport (au moins 30% d'autonomie en moyenne en + pour les véhicules actuels commercialisés avec option solaire, Prius, Chevrolet Volt etc sans parler des vitrages encore peu exploités en automobile sauf par Corning Glass entre autres),
- ou à 100% selon. La Stella Solar a 8 m2 de panneaux solaires ont est loin de la 2 cv ! La Navitas de Purdue Univ a des concentrateurs (rendement proche de 50%) et a fait ses preuves, la Solarword GT existe depuis 2009 et a parcouru des dizaines de milliers de km. Un profil aréodyn. couplé au poids léger, au maximum de solaire et efficience permet ces performances d'autonomie et vitesses, confirmées par les différentes courses (3000 km pour le Solar Word Challenge qui compte déjà 10 équipes Cruiser (véhicules courants 2 à 4 places) pour 2013 et 47 au total, sans parler des Shell Eco Marathon EU, Asie et Europe. Le solaire et l'efficience globale de ces véhicules 2 à 4 places permet la réduction optimale des batteries selon le temps et les résultats concrets constatés depuis plusieurs années déjà pour les "Cruiser" sont bien là et officiels, on n'est pas dans la théorie, vérifiez ! Le cuivre doit être + recyclé.

Véhicules solaires et solaire dans l'automobile et plus | 17 juillet 2013 à 17h20
 
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