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Installation de récifs artificiels au large d'Etretat pour lutter contre l'appauvrissement des fonds marins

À partir du 30 mai prochain, 450 m3 de modules de récifs artificiels vont être immergés au large d'Etretat. But de l'opération : proposer de nouveaux points d'ancrage et de nouveaux abris à la flore et à la faune marine locale.

Aménagement  |    |  Florence RousselActu-Environnement.com
   
Installation de récifs artificiels au large d'Etretat pour lutter contre l'appauvrissement des fonds marins
Module principal qui sera immergé au large d'Etretat
   
Confrontées à une baisse de la ressource halieutique et de la biodiversité le long de leur côte, certaines communes et collectivités se tournent vers l'implantation de récifs artificiels pour y remédier. Technique ancienne largement développée au Japon et aux Etats-Unis, le principe du récif artificiel consiste à immerger des structures au large des côtes pour que celles-ci servent de points d'ancrage et d'abris aux organismes marins locaux et permettent la reconstitution d'écosystèmes complets. Si les épaves sont un exemple de récifs artificiels, désormais la technique est très sophistiquée et intègre les besoins des espèces que l'on cherche à accueillir. Au Japon, il existe autant de type de récifs que d'espèces de poissons et de crustacés et chaque année le pays immerge 2 millions de m3 d'infrastructure.

En Europe, les récifs les plus importants ont été immergés au Portugal, en Espagne et en Italie avec plus de 100.000 m3 chacun. La France compte actuellement environ 50.000 m3 de récifs répartis le long de la côte méditerranéenne et quelques récifs isolés au large de la façade atlantique. Elle comptera bientôt 450 m3 de récifs artificiels supplémentaires pour la première fois au large des côtes normandes. En effet, le 30 mai prochain, des modules seront immergés au large d'Etretat et serviront de base d'étude scientifique avant d'être mis à disposition et gérés par les professionnels du littoral. Les modules déposés seront spécifiques aux conditions rencontrées au large d'Étretat (sédiments, courants…) et adaptés à la flore et à la faune locale. Les dimensions, l'architecture, les matériaux, les formes et la disposition des récifs jouent en effet un rôle important sur l'efficacité et la pérennité de l'aménagement. Comme la plupart des récifs utilisés, ces modules sont en béton armé, matériau stable, facile à fabriquer et à installer, avec des formes très variables et qui offre un bon potentiel de colonisation du fait de sa rugosité.
Afin d'observer l'impact des récifs, des études seront menées pendant cinq ans. Toute pêche sera par conséquent interdite sur la zone de mouillage pendant cette période. À terme, ces structures pourront être utilisées par les professionnels pratiquant la petite pêche ou la pêche côtière, hors chalutage, ainsi que par les pêcheurs plaisanciers. Si les études démontrent que les récifs remplissent leur fonction, il deviendra envisageable de généraliser le mouillage de structures sur les fonds marins afin que la filière halieutique puisse poursuivre son activité, explique La Chambre de Commerce et d'Industrie de Fécamp-Bolbec initiateur du projet.

La France poursuit également le développement des récifs artificiels sur la côte méditerranéenne puisqu'un projet de grande envergure est en cours à Marseille. Les diverses expérimentations réalisées en Méditerranée au cours des deux dernières décennies ont été considérées comme suffisamment concluantes et démonstratives pour que le projet marseillais adopte d'emblée un objectif qualitatif et quantitatif très ambitieux, qui en fait le projet le plus important au niveau national. Objectif de base : 30.000 m3 de récifs à immerger à 30 mètres de profondeur avant l'été 2008. 220 hectares de fond vont ainsi accueillir trois types de modules différents afin de repeupler la zone qui sera pour moitié réservée au suivi scientifique. L'autre moitié sera gérée par les pêcheurs. La ville de Marseille espère obtenir les mêmes résultats que les tests effectués à quelques kilomètres. Dans les récifs de Cap Couronne immergés en 1997 sur la Côte Bleue, la biomasse des poissons a été multipliée par 11 moins de 2 ans après leur mise en place. Elle a encore pratiquement doublé entre 1998 et 2001 puis entre 2001 et 2004. Au final, la biomasse est passée de 2 kg à 100 kg en l'espace de 9 ans sur un récif de 150 m3 !

Réactions12 réactions à cet article

 
L'homme un modele de nature?

Je ne suis pas très favorable a ce type d'aménagement je ne m'en cache pas.
En effet d'un point de vue éthique, si l'on part sur la base que l'homme peut faire de la nature, ça veut aussi dire que l'homme peut la détruire pas grave il la reconstruit ailleurs ... (meme si le béton c'est pas du plus beau naturel)

Ce concept ne me plait pas bcps. Alors certe la biomasse augmente avec ce type d'aménagement mais au détriment de qu'elle espèce ?
Est ce vraiment la solution pour réhabiliter les fonds marins perturbé par la pêche l'exploitation de granulat etc etc ...

Enfin bon j'espere que nos scientifique vont étudier l'impact également sur les populations voisines de l'augmentation de la biomasse, c'est dommage qu'une méthode un peu plus naturel n'est pas été trouvé

Enfin c'est déja ça ... en espérant que l'homme puisse faire mieux et qu'il ne vise pas ici que le seul but économique de la pêche ....

titeuf | 27 mai 2008 à 10h56
 
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Re:L'homme un modele de nature?

En plein accord avec les propos de titeuf.
On détruit comme des fous et ensuite on réagit (trop tard) et à grand frais !
Certains massacrent la nature presque totalement, empochent le fric
(n'est ce pas messieurs les pêcheurs ) et ensuite demandent à la collectivité de financer leurs sales agissements .
C'est tout simplement de la déresponsabilisation à grande echelle!
C'est scandaleux et cela doit être dénoncé

jms | 27 mai 2008 à 11h49
 
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pas béte

De toute façon on a pas le choix et je crois pour ma part que c'est une bonne chose (voir la biodiversité sur les épaves de bateaux).
Le seul probléme c'est qu'avec les techniques de péche de nos agriculteurs des mers(chalutsdont on peut voir les dégats par satellite) il va falloir que le gazoil soit gratuit parce que trainer un bloc de béton sur des kilométres forcément la consommation va en prendre un cout .
Encore un casse tête pour notre ministre des ogm pardon de l'agriculture .

lg | 27 mai 2008 à 17h44
 
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Re:Re:L'homme un modele de nature?

Pour compléter les propos précédents, la vraie question à se poser est: pourquoi a t-on besoin d'aménager artificiellement les fonds marins?!! Comment en est-on arrivés là?
La Nature, au départ, était doté de conditions répondant aux exigences de différentes espèces...
Ne pourrait-on pas "réfléchir", agir autrement: pourquoi tenter de réparer ce qui est détruit avant même d'agir sur les causes de cette destruction?
Aussi, par rapport au suivi environnemental de ces aménagements, il y a fort à parier qu'ils vont parfaitement fonctionner...mais dans quelle mesure puisque de façon concomitante, on va également arrêter l'exploitation par la pêche...?!
A réfléchir...

Julie | 27 mai 2008 à 18h42
 
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Re:Re:Re:L'homme un modele de nature?

Attention !
La nature n'est pas une chose statique et immuable que seul l'homme peut détruire ou reconstruire.
L'état actuel de la planète résulte d'une longue évolution sur quelqes milliards d'années (et surtout sur les 500 derniers millions d'années). Les conditions ont constamment évoluées et des espèces sont apparues, ont connu une expansion brutale, puis ont disparu, car les conditions avaient évolué.
L'espèce humaine ne date que de un million d'année (du moins avec des individus qui nous ressemblent), et n'a commencé à se multiplier que depuis quelques siècles.
Si on veut "remettre la nature intacte", le plus simple serait d'éliminer ces bipèdes prétentieux qui la détruisent. Par contre, si on se fixe comme but de maintenir sur notre planète un milieux qui permette aux humains de vivre dans des conditions optimales, il faut admettre que nous modifions notre environnement. Et que ces modifications peuvent aller dans un sens plus ou moins favorable à la survie de notre espèce.
Certes, cela demande plus de réflexion que de sacraliser la "nature originelle" qui n'est bien souvent que l'état du monde que nous avions connus dans notre enfance.
L'homme fait partie de la planète, et il évolue avec elle, et réciproquement.
Et plus il essaye de comprendre comment ça marche, plus il trouve que c'est compliqué..........

Dominique | 29 mai 2008 à 08h30
 
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Objectif ??

Trés bien, cela permet de récuperer et/ou d'augmenter la biodiversité et cela augmente les prises de péche des pecheurs. Mais en Méditerranée, la Posidonie necessite des fonds meuble ?

Anonyme | 29 mai 2008 à 16h16
 
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Re:Re:Re:Re:L'homme un modele de nature?

Attention! L'état actuel de la planète a évolué à toute vitesse depuis... "la révolution industrielle". Et a créer des CONDITIONS ALARMANTES peu propices à la survie de l'espèce humaine, aujourd'hui menacée... Les plus grands équilibres sont bouleversés et on atteind un stade de non retour... Le GIES parle de 40 ans...
Va-t-on s'autoclasser en espèce en voie d'extinction?
Je suis "jeune"...
Et il me tarde que la "prise de conscience", dont on parle tant, soit générale...

Oui, c'est compliqué ! Mais plus on s'informe, moins ça l'est !

A+ (comme on dit chez les "jeun's")

m_pops | 29 mai 2008 à 16h42
 
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Re:Re:Re:L'homme un modele de nature?

bonsoir
il est,à mon sens, très important de pratiquer cette "culture" des fonds marins,puisqu'elle permet de sauvegarder,voire de régénérer des écosystèmes au bord de l'épuisement.Bien sur, il vaut mieux protéger d'abord;mais la vision Rousseauiste de la gentille nature est totalement illusoire.La protection de la nature ne peut se concevoir sans l'homme;c'est comme ça,nous sommes là !
Les Japonnais,très pragmatiques sur l'utilisation des ressources marines,on implanté ,sauf erreurs, plus de 25000 hectares de ces structures(sources:thalassa defr3).
Une multitude de forme permet une grande biodiversité.Et à tout le moins , cette forme d'élevage , est bien plus satisfaisante que ces immenses cages d'élevage , extrémement polluantes pour les milieux.
La encore,nous avons un grand retard,et nous sommes toujours à la traine des bonnes idées.

Anonyme | 29 mai 2008 à 23h56
 
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Re:Re:Re:Re:L'homme un modele de nature?

Je ne suis pas d'accord avec vous.
Cela permet une grande biodiversité favorable à l'espèce humaine. Ce n'est pas pour moi la définition de la biodiverstié.
L'homme aménage des palaces pour les poissons qu'il va manger mais pour les autres espèces qu'il ne consomme pas et qui souvent ne connais pas mais celle ci peuvent également être en voie de disparition par la pollution acidification des mers eutrophisation.
Et pour ces espèce on ne fait rien on suppose que la chaine alimentaire se porte bien parce qu'une espèce en bout de chaine va bien
Mais prenons l'homme l'homme se porte bien et la chaine alimentaire non ? alors pour moi il ne faut pas s'interesser qu'a ces espèces en bout de chaine que nous consomons.

titeuf | 30 mai 2008 à 12h57
 
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Re:Re:Re:Re:L'homme un modele de nature?

Les propos tenu porte a confusion
En effet on pe interprétez ton message, comme c'est normale que l'homme modifie l'environnement si cela lui permet de vivre dans des conditions optimales.

parce que ca veut dire qu'on laisse libre court à la polution que les espèce ne sont la que pour le bien de l'homme je trouve ce discour anthropocentrique et égoiste

Enfin pour en revenir à la nature de mon enfance je n'ai que 20 ans donc celle ci n'a que peu modifier mais le nombre d'espèce qui ont disparu oui certaine kon connait d'autre non on observe moins de papillons abeille on en connait les raisons est ce qui faut se dire si i a pu d'abeille c pas grave on a mis des pesticides dans les champs pour qui poussent mieux c'est bien comme ca le bien etre de l'homme est assuré ?

Enfin pour conclure ce n'est pas parce que l'homme fait partie de la planete qu'il a l e droit de faire nimporte koi

titeuf | 30 mai 2008 à 13h49
 
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Re:Re:Re:Re:L'homme un modele de nature?

Avant d'être un acteur se positionnant en sauveur de la nature, l'homme est avant tout un prédateur dont la puissance rend la prolifération de son espèce insoutenable pour les autres et l'équilibre de la planète. Pour sauver cette équilibre il est urgent que cet 'Homme' si supérieur, apprenne à réguler sa population pour atteindre un volume auquel les capacités de la planète puirront répondre. Plus de 6 milliards n'est pas viable et a déjà été fatale à beaucoup d'espèces. Même en imaginant que l'Homme adopte un mode de vie "développement durable", il est sans doute 2 fois trop nombreux...
Une mesure sociale ne serait-elle pas d'accorder des aides "famille peu nombreuse" à celle en ayant besoin et de les supprimer pour celles supérieures à 2 enfants ? Ce serait un geste de solidarité pour permettre à tous de vivre sur Terre et surtout d'autoriser les millions vivants en dessous du seuil de pauvreté, d'accéder à un "confort" décent, non ?

Jerome | 30 mai 2008 à 20h29
 
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Re:Re:Re:Re:Re:L'homme un modele de nature?

Y a pas que l'environnement qui fout le camp... ça t'emm..derait beaucoup d'écrire de façon intelligible..?

leopainter | 01 août 2008 à 23h11
 
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