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Actu-Environnement

Les paradoxes de l'industrie du recyclage du cuivre

Si le cuivre est un matériau particulièrement demandé, son recyclage nécessite d'importants besoins en fonds de roulement. À tel point que cette industrie peine à perdurer en France, à l'instar de l'usine M.Lego dans la Sarthe, récupérée in extremis après le désengagement d'un groupe financier.

Reportage vidéo  |  Déchets  |    |  Baptiste Clarke Actu-Environnement.com

Le cuivre est un élément recyclable à l'infini sans perte de propriétés physiques électriques et mécaniques. De plus à l'instar de l'aluminium, la production de la matière première secondaire requiert beaucoup moins d'énergie que celle nécessaire à la production de cuivre primaire issu de l'extraction.

Avec une demande mondiale qui ne cesse d'augmenter, la filière du recyclage a donc du potentiel d'autant qu'elle est aussi en mesure de produire des alliages à haute valeur ajoutée. Les cupronickels, (cuivre-nickel), cuprosiliciums (cuivre-silicium), ou autres cuproaluminiums (cuivre-aluminium) sont autant de métaux affichant des caractéristiques mécaniques (dureté et résistance au frottement) et chimiques (résistance à la corrosion) intéressantes.

Investissements importants

Pourtant, l'activité de recyclage du cuivre mobilise de gros moyens financiers. Des besoins en fonds de roulements et en trésorerie importants que les groupes purement financiers apprécient peu. Installée depuis plus de cent ans dans la Sarthe (72), l'usine M.Lego employant 110 personnes était par exemple promise à la faillite après que son propriétaire avait décidé de s'en désengager définitivement. Une fermeture évitée de justesse avec la reprise par le groupe Français Aurea spécialisée quant à lui dans l'activité du… recyclage.

Réactions3 réactions à cet article

 

Et les alliages, on les recycle, eux ???

Parce que le minerai de cuivre n'est pas éternel... Il semble même se raréfier à vitesse grand V...

PG | 15 juin 2011 à 17h44
 
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Là ou l'on voit encore que les banques françaises ne font pas leur boulot de soutien à l'économie réelle et ce depuis des années ! Là où l'on voit encore une fois que la finance est un monde parasite qui se paie sur la bête en se gavant de la misère du monde...
Nos voisins allemands (et les banquiers allemand de fait) ont toujorus faits différemment et le tissu des PME est demeuré solide...
A l'heure où le crédit agricole joue la spéculation contre les agriculteurs, l'histoire de cette pme au vrai savoir faire est EXEMPLAIRE de l'attitude criminelle des banquiers français à l'égard du tissu économique de leur pays.
Et tout ça pourquoi ? Les anglais ssacrifie de tes entreprises pourquoi ? pour la rentabilité des fonds qui permettent de payer la retraite de leurs vieux riches ! Au secours ! On comprend le desarroi des jeunes !

choucroutman | 16 juin 2011 à 06h58
 
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Article intéressant dans la mesure où il remet en place beaucoup d'idées sur le recyclage, son coût, son gaspîllage d'énergie et même son utilité ou inutilité dans de nombreux cas, mais article beaucoup trop vague sur les raisons réelles du désintérêt des financiers et banquiers. Les deux réactions que je lis en profitent pour dénoncer les affreux lobbies et autres qui exploitent la misère. Il manque certainement quelques chiffres sur la rentabilité de l'usine, la hauteur du fonds de roulement nécessaire, l'augmentation du prix de l'énergie ( le cuivre fond à très haute température) etc. Paul Chérel

Paul Chérel (je ne pratique pas le pseudo ) | 16 juin 2011 à 10h45
 
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