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Que faire de son sapin après les fêtes ?

En France, si à chaque Noël, plus de 6 millions de sapins sont achetés, selon l'ADEME, dont 1 million de sapins artificiels, différents acteurs se mobilisent pour optimiser le cycle de vie du roi des forêts.

Gouvernance  |    |  Mélanie FavrotActu-Environnement.com

Depuis quelques années, les industriels et les collectivités locales développent des initiatives afin d'éviter qu'au mois de janvier, une fois les fêtes terminées, les arbres de Noël ne viennent encombrer les voies publiques et finissent incinérés comme n'importe quelle ordure ménagère. Objectif : favoriser la collecte et la valorisation de ces sapins.

En partenariat avec l'Office National des Forêts, Ikea lance pour la septième année, l'opération "agir à la racine". L'enseigne récupère les sapins qu'elle aura vendus et reversera 1 euro à l'ONF pour chaque sapin récupéré du 3 au 15 janvier 2011. Chaque magasin est en lien avec un prestataire local en charge du transport et de la transformation des sapins. Les arbres seront broyés, ajoutés à d'autres déchets verts et produiront ainsi du compost. "En 2009, 239.588 sapins ont été vendus par IKEA et 219.154 ont été rapportés par ses clients pour être recyclés. Soit un taux de retour de 91.5 %", précise le groupe.

D'autres enseignes ont mis en place un dispositif de collecte similaire, à l'instar de Truffaut. Récupérés par des prestataires locaux, les sapins seront valorisés sous forme de compost ou transformés en paillage. En partenariat avec la Fondation Yves Rocher pour l'opération "Plantons pour la planète", 1 euro par sapin sera reversé. "Le bilan de l'opération 2009 était de 14.000 sapins récoltés", selon Jean-Francois Denize, chargé de communication et de développement durable pour le groupe Truffaut.

Les collectivités locales en première loge

L'encombrement des voies publiques pousse les collectivités locales à s'organiser notamment en matière de collecte soit par un ramassage organisé par les collectivités, soit par dépôt. Dans ce cas, les particuliers apportent leurs sapins à des points de collecte définis. Différentes solutions de valorisation se présentent alors, la transformation en compost, en copeaux de bois pour les jardins ou en combustible à destination de chaudières à bois. Une alternative originale peut encore être choisie par certains acteurs : replanter les arbres. Cette possibilité n'est valable que lorsque le sapin a été acheté en pot, qu'il est en bon état et non floqué (sans neige artificielle).

À Paris, pour la quatrième année consécutive, la Mairie met en place dès le 27 décembre 2010 et jusqu'au 23 janvier 2011, l'opération "recyclage des sapins de Noël". Cette année, 95 points de collecte seront installés dans les parcs et jardins publics de la capitale. Le recyclage concerne uniquement les sapins naturels, sans sac, non floqués et non décorés. L'option retenue est la transformation en broyats qui seront utilisés comme paillage ou compost et ensuite répandus au pied des massifs dans les espaces verts. La Mairie a évalué que 27.150 sapins avaient été collectés lors de la campagne 2009-2010, soit près du double de la première année avec 15.000 sapins collectés en 2007-2008.

Plus au sud, à Montpellier, la Chambre de commerce a évalué à environ 16.000 le nombre d'arbres de Noël vendus chaque année. La communauté d'agglomérations essaie de diminuer le nombre de sapins déposés sur la voie publique. Pour cela, elle propose aux particuliers de rapporter leur sapin dès le 26 décembre 2010 et jusqu'à fin janvier 2011, dans une déchetterie ou à la station de compostage en échange de 50 litres de compost. L'an dernier, près de 2.000 sapins ont été rapportés.

De son côté, la commune de Decines, près de Lyon, donne rendez-vous à tous les intéressés au Bois de Noël le 8 janvier 2011 à partir de 9h. Les visiteurs seront accueillis avec un petit déjeuner et pourront, avec l'aide de matériel et de jardiniers de la commune, replanter leur sapin en bonne santé et repartir avec une jacinthe qu'ils auront eux-mêmes plantée !

Réactions2 réactions à cet article

 

Autre solution (faut un jardin...) :
- après les fêtes : éjection du sapin dans le jardin
- premiers beaux jours : découpage dudit sapin à l'aide de tout objet coupant disponible
- été : barbecue.

Ça marche trèèès bien.

Ceci étant dit, faire pousser des arbres pour ensuite les couper et les faire sécher dans nos intérieurs en les recouvrant de décos plastiques, je trouve que ça fait un peu shadock... En pire. Que de temps et d'espace dévolus à des bêtises !
Et si laissait ces arbres pousser normalement ? Et si on arrêtait de croire que la nature est un grand marché que l'on peut modeler à notre guise (élevage de sapins pour Noël) ? Et si les travailleurs dans ces plantations passaient leur temps à produire utile, de la nourriture par exemple, plutôt que des arbres destinés à être découpés ?
Ni sapin vivant, ni sapin plastique !

Coyote | 17 décembre 2010 à 11h30
 
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C'est vrai qu'avec le temps, ça me dégoûte de plus en plus tous ces sapins coupés et cette société de consommation que l'on construit en dehors et autour de noël.
Combien de tonnes de verrines en plastique, et de babioles issues du pétrole vont encore être jetés après seulement une utilisation ?
Et ces pubs qui disent que c'est ringard de garder la même vaisselle, sommes-nous vraiment des boeufs ?

aurélie | 23 décembre 2010 à 10h06
 
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