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Un nouveau souffle pour recycler plus d'emballages plastique

Le pot de yaourt va-t-il dans la poubelle jaune ? Oui ? Non ? Et le sac plastique ? Désormais dans certaines collectivités ces questions sont d'un autre âge : tous les emballages ménagers en plastique vont pouvoir prendre le chemin du recyclage. Voilà qui devrait simplifier le geste de tri !

Reportage vidéo  |  Déchets  |    |  Baptiste ClarkeActu-Environnement.com
Un nouveau souffle pour recycler plus d'emballages plastique

Le Sitom Sud Rhône se lance dans l'extension des consignes de tri. Responsable de la collecte et du traitement des déchets ménagers de 28 communes du département du Rhône, soit environ 30.000 habitants, le Sitom avait déjà lancé l'extension des consignes de tri à tous les plastiques sur l'une de ses trois communautés de communes (la Copamo) en mars 2012. Une analyse des bénéfices/coûts a donc été menée sur plusieurs années avant de généraliser la pratique sur l'ensemble du territoire géré par le syndicat.

Un retour d'expérience positif

Une augmentation de 10% des tonnages de la collecte sélective (kg/hab) a été observée. Il faut préciser que le Sitom Sud Rhône est en plus un bon élève à la base : la collecte sélective atteint une moyenne de 84kg par habitant alors qu'en France la moyenne tourne plutôt autour de 45kg/hab… Autre chiffre intéressant, la baisse de 6,54% du tonnage des ordures ménagères résiduelles, c'est-à-dire les poubelles grises.

Selon le syndicat, cela ne devrait pas coûter plus cher aux usagers. Pourtant, il va bien falloir faire quelques ajustements : 4% à 8% des bacs jaunes vont devoir être changés, pour passer sur des modèles plus gros, soit un montant global d'environ 15.000 euros. Quant à la collecte, une optimisation des circuits est indispensable et "peut-être que quelques rotations supplémentaires seront nécessaires", ce qui, là aussi engendrerait des coûts "entre 30 et 40.000 euros supplémentaires par an", estime René Martinez, président du Sitom Sud Rhône, "mais sur un coût actuel annuel d'environ 500.000 euros, ça reste une dépense maîtrisée".

Faire évoluer les centres de tri

Enfin, c'est au centre de tri que la tâche est la plus complexe. Il faut plus de place de stockage et surtout moderniser toute la ligne de tri. "On a plus de volume sur les tapis, donc une cadence à réduire pour limiter la hauteur de couche ou alors changer les convoyeurs pour des convoyeurs plus larges", témoigne Elodie Gatellier, directrice d'unité opérationnelle dans un centre de tri de Veolia. "On a aussi beaucoup de films souples - sacs plastiques, films d'emballages - ils sont plus légers, ils se mettent un peu partout dans le process, donc la stratégie est de les capter le plus tôt possible et à plusieurs points". Il faut donc encore investir dans d'autres machines… au final l'extension du tri à tous les plastiques engendre une augmentation de 10 à 15% de la facture.

Comment compenser les surcoûts ?

Selon le syndicat, la vente supplémentaire de matières premières secondaires et aussi les économies d'incinération vont permettre à plus long terme d'équilibrer le budget. Pour l'heure, c'est par le biais du plan de relance d'Eco-emballage que les investissements vont pouvoir être financés avec une enveloppe de 45 millions d'euros spécialement dédiée aux emballages plastique ! Au total, 243 collectivités seront concernées par ces nouvelles consignes de tri soit près de 12 millions d'habitants… La raison : aujourd'hui seulement 23% des emballages en plastique mis sur le marché sont recyclés. Objectif à atteindre : 56% du gisement à horizon 2030.

Réactions1 réaction à cet article

 

J'entends toujours parler de surcoût du traitement de déchets recyclables alors que dans d'autres pays d'Europe, ces mêmes déchets, notamment l'aluminium, le carton et le plastique constituent des sources financières très importantes pour des entreprises privées. Pourriez-vous m'expliquer cela, SVP?
Comme exemple, en Espagne l'aluminium de canettes de boisson part en Allemagne pour fabriquer des voitures bmw... C'est extrêmement lucratif alors pourquoi on ne sait pas faire pareil? et enfin être capables de considérer les déchets comme une matière première hautement valorisable!

colibri33 | 03 février 2017 à 18h59
 
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