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Actu-Environnement

Facteur 4 : la France n'est pas sur la bonne voie

Le CGEDD publie un rapport qui fustige le respect formel et en trompe l'œil des engagements climatiques français et européens. Pire les efforts sont remis à plus tard. La solution ? Assurer une hausse régulière du prix des énergies fossiles.

Gouvernance  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com

Mardi 16 avril 2013, le ministère de l'Ecologie a publié un rapport particulièrement critique sur "le facteur 4 en France", c'est-à-dire l'objectif de division par 4 des émissions de gaz à effet de serre (GES) à l'horizon 2050.

Le document, rédigé par le Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD), rend compte de la réalisation des engagements français à long terme en matière de réduction des émissions de GES. Pour cela, il dresse un bilan des trajectoires actuelles par rapport aux prévisions et il propose des pistes pour répartir l'effort entre les secteurs de l'économie.

Préférence injustifiée pour le présent

La France, est-elle bon élève en matière de climat ? Pas vraiment, selon le document qui souligne que "la France respecte formellement ses engagements au titre du protocole de Kyoto, mais il s'agit d'un résultat en trompe l'œil : l'« empreinte carbone » par habitant des Français a augmenté de 15% en 20 ans si on prend en compte le solde des échanges extérieurs de GES".

Et l'Union européenne ? Même constat. "Le paquet climat-énergie européen (…) reporte de manière injustifiée les efforts à plus tard", critique le rapport, dénonçant "un rythme faible de diminution relative des émissions entre 1990 et 2020 (20% en 30 ans soit 0,7% par an) puis un rythme croissant de diminution de décennie en décennie pour imposer à nos successeurs des années 2040 à 2050 un rythme insoutenable, sauf miracle technologique (plus de 6% par an)". Et de conclure : "rien ne justifie une telle préférence pour le présent".

En conséquence, "la plupart des exercices de prospective fondés sur des hypothèses « raisonnablement optimistes » aboutissent à un facteur de réduction des émissions de GES de 2 à 2,5 plutôt que 4 entre 1990 et 2050", estime le CGEDD, ajoutant que "pour atteindre le « facteur 4 » en 2050, tous les experts s'accordent sur la nécessité urgente de donner une valeur au carbone". Une analyse, à laquelle "la mission s'associe pleinement".

 
Des mesures sectorielles Une série de proposition concernent différents secteurs tels que les transports, l'agriculture, le bâtiment ou l'industrie. Il est principalement question de renforcer les efforts de recherche et d'améliorer les politiques sectorielles. On peut retenir par exemple, l'idée d'inscrire des objectifs de réduction des émissions de GES dans la Politique agricole commune (PAC) et de réorienter les aides en fonction de critères climatiques, la volonté de lutter contre l'artificialisation des sols, l'habitat dispersé et les déplacements motorisés, la proposition d'évaluation de la séquestration du carbone dans le bois stocké (en particulier via la construction) ou encore l'idée de confier aux grands opérateurs énergétiques la promotion, assortie d'obligations annuelles de résultat, de formules "clé en main" (étude technique et financière des travaux, offre de financement et remboursement) intégrées aux factures d'énergie.
 
Augmenter le prix des hydrocarbures

Parmi la trentaine de recommandations, certaines visent à renchérir les énergies fossiles. Globalement, le document estime que "pour mieux répartir l'effort (…) dans la durée en augmentant l'effort aujourd'hui et ne pas laisser à nos successeurs un effort irréalisable, [il faut] envisager des « valeurs du carbone » ou des prix des énergies fossiles croissant rapidement dans les prochaines années et éventuellement moins vite par la suite". Trois autres recommandations pointent des mécanismes répondant à cet objectif général.

Tout d'abord il est possible de "piloter le prix à la consommation finale des énergies fossiles carbonées (…) en référence à un trend d'augmentation des prix à moyen terme cohérent avec les diminutions d'émissions souhaitées". Cela pourrait être appliqué par le biais d'une taxe carbone, mais cette option n'est pas forcément privilégiée car "[un] prix unique [du carbone], qui a le mérite de la simplicité (…), n'est pas la meilleure option dans notre monde [réél], où il vaut mieux accepter des « prix du CO2 » différenciés selon les activités auxquelles ils s'appliquent". Comment procéder alors ? "La mission émet une préférence pour une taxation modulée des hydrocarbures, lissant dans le temps les effets erratiques du marché mondial et programmant une hausse régulière des prix", explique le document. Il s'agirait donc d'une taxe flottante sur les produits pétroliers dont le but serait de planifier une hausse régulière des prix.

Une proposition alternative vise à substituer un mécanisme de marché à une éventuelle taxe sur les combustibles fossiles. "Le [système d'échange de quotas d'émission de gaz à effet de serre de l'Union européenne (EU-ETS)] pourrait efficacement élargir la couverture des émissions de CO2 par extension aux consommations diffuses de combustibles et carburants fossiles", jugent le document.

Dans la même optique, le CGEDD propose d'"éviter une baisse des prix à la consommation dans le cas où l'arrivée des hydrocarbures non conventionnels réduiraient temporairement la pression sur les coûts d'approvisionnement, par exemple grâce à une modulation dans le temps de la taxation". Une idée qui, si elle était retenue, rendrait caduque la promesse d'une baisse du prix de l'énergie favorisée par l'extraction des gaz et huiles de schiste…

Réaliser l'effort dès maintenant

Quant aux objectifs de réduction des émissions de GES, le rapport propose de les revoir à la hausse dès maintenant. "La trajectoire permettant d'espérer l'atteinte les objectifs en 2050 passe vraisemblablement par une diminution des émissions en 2020 de 25% et non de 20%, ce qui suppose en chiffres ronds un effort de réduction de 3% par an (au lieu de 2 %)", soutiennent les rapporteurs, qui appellent "la France à défendre cette position dans les négociations européennes".

Par ailleurs, conscients des échappatoires offertes par diverses normes internationales, les auteurs appellent la France à "orienter l'action publique vers la recherche de la meilleure efficacité réelle, et non la maximisation des résultats selon les normes de calcul internationales lorsque celles-ci sont inadéquates". De même, ayant souligné l'absence de prise en compte des importations dans les bilan des émissions de GES, le CGEDD propose d'accélérer les travaux réalisés dans le cadre d'Eurostat et visant à prendre en compte les émissions de GES importées.

Encourager "sans modération" les EnR

En matière d'énergies renouvelables, le rapport juge nécessaire d'"encourager dès maintenant « sans modération » la récupération de chaleur, l'hydraulique, l'utilisation de la biomasse non valorisable, l'énergie éolienne". Pour cela, "une action pédagogique étendue, à la fois d'écoute et d'explication sur l'énergie éolienne terrestre" doit être entreprise. Quant à la géothermie haute température et les énergies marines, sur lesquelles le gouvernement mise beaucoup, le rapport juge que "quel que soit leur intérêt, [leur développement] restera dans des volumes modestes dans la période : (…) l'énergie marine devra surmonter des difficultés techniques non négligeables, le gisement géothermique haute température est limité".

Réactions35 réactions à cet article

 

Concernant l'augmentation des hydrocarbures, il faut dire que nous nous étions déjà habitués avec les variations importantes des prix à la pompe pour les déplacements.
Mais à plus long terme, il me paraît essentiel de réflechir dès maintenant à des solutions viables de remplacement des véhicules thermiques. Or aujourd'hui, les constructeurs français s'aventurent timidement dans la voiture éléctrique ou quand ils s'y aventurent imposent des conditions d'utilisation des voitures électriques abberantes, ce qui dissuade toute personne intéressée. Quand allons nous disposer de bornes de recharges faciles à trouver et à utiliser ? Pourrons nous brancher la future voiture électrique sur notre prise de garage ? Aujourd'hui, il semble que ce simple geste soit une utopie, car il faut installer une borne de recharge spécifique qui coûte (évidemment) les yeux de la tête...

DunbarHN | 18 avril 2013 à 09h15
 
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À partir d'un certain seuil, l'augmentation du prix des énergies fossiles aura un impact, non pas sur le comportement immédiat du public, comme la réduction des déplacements en voiture ou la réduction de la température de chauffage, mais sur les investissements dans les énergies renouvelables.
Il peut être intéressant de jouer sur la fiscalité des énergies fossiles pour accentuer cette transition.
Mais il serait à mon sens plus intéressant de programmer cette hausse sur le long terme.
En effet, ces augmentations prennent malheureusement en otage un certain nombre de consommateurs qui n'ont pas actuellement les moyens d'investir dans ces technologies plus respectueuses de l'environnement. Il peut être intéressant d'inciter les consommateurs à constituer une épargne dans le cadre de cette transition qui serait ainsi inscrite dans le temps.
Toutefois, la situation économique et l'urgence à soutenir l'emploi génèrent des politiques sur le court terme éminemment caractérisé par de l'instabilité fiscale et l'absence de consensus à long terme.

Frédéric Marçais | 18 avril 2013 à 11h21
 
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Ce rapport officiel comprend quelques bonnes nouvelles. C'est bien de reconnaitre que la comptabilisation des émissions de CO2 qui est valable c'est celle vue du consommateur (et on n'est absolument pas en ligne avec l'objectif facteur 4)
C'est bien de souligner l'absolue nécessité de mettre un prix sur le carbone.
Par contre c'est dommage de ne pas avoir le courage de la radicalité et de la simplicité. pourquoi écarter de suite un prix unique du carbone, quelque soit l'usage, et quelque soit le lieu? C'est bien ce principe simple et clair, pollueur-payeur, et redistribution strictement égalitaire, qui est proposé par notre association taca!

Jeandetaca | 18 avril 2013 à 12h29
 
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Bonjour
Il est plus que temps que la ministre de l'écologie fasse entendre sa voix au gouvernement et le fasse savoir aux électeurs. La priorité est de faire cesser les gaspillages et de rénover les bâtiments, l'Etat doit donner l'exemple. Qui aujourd'hui peut citer plus de quelques rares exemples de rénovation énergétique de bâtiments publics ? Où sont les efforts qui devaient être exigés des banques pour prêter aux ménages afin de rénover dans des conditions acceptables ?

degolarson | 18 avril 2013 à 12h59
 
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"En matière d'énergies renouvelables, le rapport juge nécessaire d'"encourager dès maintenant « sans modération » la récupération de chaleur, l'hydraulique, l'utilisation de la biomasse non valorisable, l'énergie éolienne"."

Je suis d'accord avec tout, sauf la dernière. Combien de fois va t-il falloir démontrer que de mettre des moulins a vent c'est surtout encourager a construire la puissance équivalente en thermique a démarrage rapide, c'est a dire des centrales fossiles ?

Pourtant l'exemple allemand est clair ! Ils ont choisis l'ectroENR+Fossile. ils ont choisi avec ce qu'ils avaient, a nous de faire pareil, c'est a dire avec ce que nous avons déjà.
Nous pouvons/devons choisir électronucléaire+ENR, mais pas n'importe lesquelles ! Et l'éolien ne nous fera pas consommer moins de gaz et de charbon importé. C'est fatiguant de répéter...
En plus, économiser du CO2 sur les seuls 20% que représente l’électricité est juste idéologique. les 80% restant sont surtout du gaz et du pétrole dans le transport routier, les bateaux et l'aviation, dont les carburants sont détaxé, mais aussi sur le gaz dans l'industrie.

Atomicboy44 | 22 avril 2013 à 04h43
 
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@DunbarHN

Ce que vous écrivez sur la voiture électrique est la preuve que vous n'avez pas compris l'importance des réseaux.
Il ne suffit de vouloir pour savoir faire. Les batteries au lithium ne se rechargent pas en 3 minutes, nulle-part sur la planète... Savez vous quel ampérage/puissance électrique il faut pour recharger rapidement (15-30 minutes) ? J'ai l'impression que non. Et avez vous compris que les réseaux doivent être entièrement redimensionnés pour que cela puisse se faire ? Là encore, j'ai l'impression que vous ne maitrisez pas le sujet et que vous restez dans l'incantatoire...
Le pire de tout, c'est que vous n'avez pas compris que l'électricité est aussi propre que la manière de la produire. ce qui veut dire qu'en Allemagne, il vaut mieux rouler au pétrole pour émettre moins de CO2. Je ne vous parle pas de la Chine, non, bel et bien de l'allemagne ! Son KWh électrique est 3 a 6 fois plus émetteurs de CO2 (entre autre) que le Nôtre.

Atomicboy44 | 22 avril 2013 à 04h51
 
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@Degloraison

Mme Batho est un pantin qui ne prend même pas la peine d'écouter les gens qu'elle invite au débat sur la transition énergétique (vu en regardant les vidéos). Non elle préfère "tweeter" ou faire je ne sais quoi sur son portable pendant les présentations préparées et argumentées de ses invités.
L'exemplarité de l'état ne se fera que quand il y aura une/des contrainte/s dans une loi. Cela a plutôt bien fonctionné avec la loi SRU, et pourtant, construire est une tache bien plus lourde...
D’ailleurs il ne s'agit pas que de l'état qui doit subir des contraintes, TOUS les propriétaires devraient subir une contrainte fiscale, ce pays ne fonctionne que comme ça, c'est terrible et triste a la fois, mais c'est pourtant un constat. L'exemple de la route, en plus de la SRU, l'a montré. Avec les radars, l'efficacité a été immédiate et sans appel.
Encore récemment avec l'enlèvement des panneaux de signalements des radars.
Cette fois, il faut que cette contrainte soit un choix délibéré, mais pas non plus aveugle. Cela desservirait une trop grande majorité de taxer aveuglément aussi. Plus nous attendons, plus ce choix finira par s'imposer, c'est la dure réalité des lois de la physique et de la finitude de la planète.
Le pb est dans le niveau de rénovation requis. Il suffit de lire la RT2012 pour comprendre quelle favorise le gaz...question diminution de CO2, nous savons faire mieux. Tout est dans mon pseudo.

Atomicboy44 | 22 avril 2013 à 05h05
 
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Pour favoriser une procrastination plus intense, pourquoi pas des objectifs en 2025, 2030, 2034,2040, 2045 en vue de 2050, associés à un "amortissement" des irréversibilités produites.

1 taxe sur le gaz de schiste pour financer les énergies non fossiles et la fusée pour les milliards d'humains qui vont aller sur une planète like earth..

audaces | 22 avril 2013 à 10h07
 
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@Atomicboy44

Du seul point de vue des émissions de GES, le nucléaire est certes performant. Du reste, ses atouts restent à démontrer...: rendements de production faibles, utilisation d'une ressource épuisable (au même titre que les énergies fossiles), risques d'accidents nucléaires omniprésents, quid des déchets radioactifs, investissements colossaux (quelques 60 milliards d'euros) pour maintenir à flot un parc vieillissant ....il n'existe certes pas de solution idéale, mais de là à s'obstiner dans le nucléaire au seul motif qu'il n'émets pas de GES...

"le dérèglement climatique et le vieillissement du parc nucléaire français a sonné l'heure du choix, et ce n'est pas le choix nucléaire qui répond à ces défis. Bien au contraire, il retarde les décisions courageuses de notre pays.
Il faut défendre les emplois de demain, ceux d'une société moderne, ne puisant dans son environnement que les flux énergétiques renouvelables locaux qui assurent tous ses besoins réels sans atteindre aux équilibres de la biosphère, sans prélever la part des générations futures, sans injurier l'avenir." - Pr Thierry de Larochelambert
Chaire Supérieure de Physique-Chimie, Docteur en Energétique - Chercheur à l'Institut FEMTO-ST

AlexG | 22 avril 2013 à 11h25
 
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@AlexG
1- Non ce n'est pas le seul atout que d'être la moins carboné des énergies.La démonstration a été faite par la cours des comptes qui a rendu un rapport en janvier 2012.
2- Rendements faibles ? Êtes vous sur ? sur 500 TWh consommé par notre pays, 450 étaient nucléaire avec un facteur de charge de plus de 80% ! Comparez avec les électroENR, et revenez ensuite me dire que c'est faible.
3- Oui l'U235 peut être considéré comme épuisable, mais comme d'habitude, vous feignez d'ignorer que les matériau fertiles ne manquent pas. Et l'échelle de temps est multipliée par 10 voir +, c'est a dire 1000 ans !Le Th232+U233 est 5 x plus abondant que l'Uranium. Refaites des math avant de comparer les échelles des fossiles et d'un minéral d'échelle de temps géologique.
4- En ce qui concerne les risques, il faudrait, la encore comparer avec les fossiles. On a vu ce que cela donne la semaine dernière aux USA. Renseignez vous sur le nombre de morts par TWH ou Tep, vous verrez que l'électronucléaire est ce qu'il y a de moins dangereux. Et non, je ne dit pas que le risque zéro existe, non.
5- Cigéo est un bon moyen de stocker les déchets, certes qui peut paraitre cher, mais si je vous explique le chiffre annoncé est étalé sur plusieurs siècles, cela fait combien par année ? Avez vous déjà entendu parlé de la décroissance radioactive et de ses échelles de temps ? Dans le verre+inox, c'est 410 000 ans de stabilité assurée. ajoutez-y un enrobage d'argile, et vous protégez pour un tps géologique

Atomicboy44 | 22 avril 2013 à 12h23
 
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@AlexG
6- Vous voulez comparer le cout de l'électronucléaire et celui des renouvelables avec un périmètre correct ? Allez y, mais surtout n'oubliez pas que le soleil ne brille pas la nuit et que le vent ne souffle plus sur une grande partie de l'Europe industrialisée une grande partie de l'hiver quand nous en avons besoin. Ce qui veut dire que dans le périmètre des intermittent il faut inclure la MÊME PUISSANCE INSTALLE en centrales fossiles...Ou recouvrir toutes les vallées alpines et des Pyrénées de barrages et donc de lac...et dans ce cas quid des séismes ? Demandez aux chinois ce qui se passe avec le poids cumulé du barrages des trois gorges et de son lac immensément lourds et profond. En fait la vraie différence est le temps d'immobilisation ou le retour sur investissement qui est bcp plus rapide avec les ectroENR et les centrales fossiles. Et cela, les spéculateurs l'ont bien compris, depuis longtemps, ils sont partis a la pèche aux subventions elles mêmes payées plein pot par les pauvres...L'exemple le plus récent démontrant ce que j''écrit est dans tous les journaux : depuis que les subventions d'état ont diminuées, "les fabricants" ont presque tous fait faillite. Regardez en Allemagne....
Non, vraiment, le KWh électronucléaire est le plus rentable, juste après celui de l'hydroélectricité. C'est démontrable et démontré partout dans la presse qui sait compter avec le bon périmètre.
Vous comprenez donc que le motif du maintien est aussi ÉCONOMIQUE.

Atomicboy44 | 22 avril 2013 à 12h35
 
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@AlexG
7 -Eh bien moi, je vous garanti que si la France fait le choix de sortir du nucléaire, elle est condamnée a la récession et au long terme au délitement par ses voisins, le tout dans une extrême pauvreté, car contrairement a bcp de nos voisins, nous n'avons pas de ressources fossiles, nous !. D'ailleurs, certains voisins ne s'y sont pas trompés. Seule l'allemagne qui a du charbon a décidé depuis longtemps de sortir du nucléaire. Mais les raisons électorales qui ont conduit a cela se heurteront, tôt ou tard aux réalités.
Le vrai courage c'est l'inverse justement. De s'opposer a la "bien-pensance" actuelle qui veut diaboliser l'énergie de l'atome en utilisant les peurs irrationnelles de quelques béotiens ou profanes mal informés.
Rien que le seuil de 1mSv/an est irrationnel car il est déjà loin en dessous des expositions NATURELLES ! Donc d'après ce seuil, nous sommes tous irradiés mortellement, ou a risques même au niveau de la mer, je ne sais même pas s'il existe un endroit sur terre en dessous de ce seuil aberrant...
8- les emplois parlons en ...Demander au géant danois des éoliennes qui a réduit drastiquement ses effectifs depuis 2010. Pourtant les investissements ne ralentissent pas tant que cela dans le monde. Demandez aussi aux employés de photowat sauvé par le pdg d'EDF,HProglio (sur demande de Sarko 1er), ou encore aux 5 ou 7 producteurs de photopiles allemands.
Devons nous abandonner nos ingès hyper qualifié du nuc pour les faire monter des photopiles sur toits?

Atomicboy44 | 22 avril 2013 à 12h50
 
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@AlexG
Je ne connais pas ce chercheur, mais a mon avis il ne sort pas de son labo et ne regarde ou ne lit pas assez la presse énergétique.
Sinon, il saurait depuis longtemps que les énergies qui ont le vent en poupe actuellement, ce sont les énergies fossiles et notamment le charbon et le gaz. Je ne parle même pas des huiles non conventionnelles. Aussi, je lui préfère Étienne Klein qui me parait bien plus lucide sur la question énergétique.
L'Allemagne est souvent dans les têtes comme un modèle, mais faire du marketing de greewashing, ça ne fait pas baisser les émissions de GES, et on se dirige vers une augmentation MOYENNE GLOBALE de +6 C, bien loin des +2C préconisés par le GIEC pour ne pas créer de phénomène d'emballement du système climatique.
Conclusion, on en revient au départ : l'électronucléaire est INCONTOURNABLE !

Le seul point d'accord que j'ai avec vous c'est qu'il faut renouveler le parc, mais je ne suis pas sur que vous vouliez le dire comme ça.

Je ne peux pas poster de liens dans les commentaires sinon, je vous aurait donné quelques liens de spécilistes/exxperts par qui je me suis forgé mon avis depuis plus de trois ans maintenant. C'est très long, et je ne m'imaginais pas passer de l'autre coté quand j'ai commencé. Il reste encore du chemin en terme d'apprentissage a faire a un grand nombre de Français et même d'humains, de terriens.Malheureusement, je pense que l'effondrement systémique surviendra avant. D'ici la je garde mes bras, jambes et ma tête !

Atomicboy44 | 22 avril 2013 à 13h05
 
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@Atomicboy44

- Lorsque l'on parle de rendements en énergétique, on parle de rendement de PRODUCTION = énergie produite/énergie contenue dans la ressource utilisée. Pour le nucléaire, max de 33%... C'est un NON-SENS de parler de de rendement lorsque l'on évoque les EnR car par définition, la ressource utilisée est inépuisable!
- Ensuite je n'ai jamais vanté les mérites du fossile, j'ai simplement souligné qu'il n'existait à l'heure actuelle AUCUNE méthode idéale!
- " De s'opposer a la "bien-pensance" actuelle qui veut diaboliser l'énergie de l'atome en utilisant les peurs irrationnelles de quelques béotiens ou profanes mal informés." Allez dire ça aux habitants de Fukushima et de Tchernobyl! ...
- Pour tout le reste, la véritable réponse au défit énergétique qui se pose à nous se trouve quelque part à l'interface de l'efficacité énergétique, la sobriété et le MIX énergétique avec une production d'énergie DECENTRALISEE. Les potentiels locaux en matière de production énergétique ne manquent pas!

AlexG | 22 avril 2013 à 13h59
 
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@AlexG
1 - Ce n'était pas si clair dans votre message cette affaire de rendement de LA MACHINE, or une centrale thermique quelque soit le moyen de chauffer n’atteindra jamais plus que 50% de rendement. C'est pas de moi, c'est de Mr Carnot, plus la machine est grosse, meilleur est le rendement. l'EPR sera un peu plus efficace, mais comprenez bien que les derniers % sont les plus durs a atteindre.
De même, si vous considérez que le vent et le soleil sont illimité, ce qui reste encore a prouver, mais disons que les échelles de temps sont supérieures en effet, la machine a bel et bien un rendement. Une éolienne ne capte pas toute l'énergie du vent qui frappe ses pales. La photopile récolte 15-20% de la lumière qui le frappe.
C'est donc le rendement de la machine qui compte. Ensuite, il faut regarder la quantité d'énergie produite : E= P x t. Or, le soleil brille et produit de 8h a 16h, l'été, en Europe, quand il n'y a pas de nuages et les éoliennes produisent seulement 20 a 25% du temps. Cela s’appelle un facteur de charge.
2 - Si en effet, il n'y a pas de méthode idéale, il faut préférer faire avec ce que l'on a et pas forcément copier les voisins qui se ruinent et ont du charbon alors que nous n'avons pas de charbon et pas de thunes !
Donc le mix ENR thermiques+électronucléaire est le meilleur choix pour notre pays, c'est une évidence que personne ne veut dire , redire et répéter. Moi, je le fait sans complexes.

Atomicboy44 | 22 avril 2013 à 20h22
 
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@AlexG
3- Les choses les plus graves a Tchernobyl ont été commises en parfaite méconnaissance des effets. Ce qui a conduit a des atrocités commises par les médecins et le fait d'évacuer, de déraciner des gens qu'il n'était pas forcément nécessaire d'évacuer. AU fait, pas RBMK au graphite en France. les UNGG sont tous a l’arrêt, justement après cet accident. Sauf en GB qui les a exploité jusqu’à récemment.
A Fukushima, les doses sont bcp plus faibles et courtes car les évacuation et la dissémination, ainsi que les "liquidateurs" ont été bcp moins exposés. Que savez des seuils de radioactivité ???
4- La décentralisation ne se fera pas car il n'y aura pas assez de matière ou alors aller les chercher dans l'espace et au fond des océans. Le modèle Riftkin est impossible. Il suffit de regarder les réactions "not in my backyard" partout ou la construction de ligne THT est nécessaire.En plus, +de ligne=+de pertes et même + de couts, vous avez pensé au prix de ces lignes que personne ne veut dans son paysage ?
5- L'énergie locale, je veux bien mais d'abord, ne confondez pas énergie et électricité. Car, rares sont les moyens de remplacer les combustibles fossiles sans dévaster. On peut même dire que la découverte du charbon sous terrain a permit de sauver les forêts Française et même Européennes.

Atomicboy44 | 22 avril 2013 à 20h35
 
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@AlexG
Vous ne trouverez jamais d'énergie aussi concentré par unité de masse, de volume et de surface que l'énergie nucléaire. C'est physique. Ainsi pour une tonne de charbon, il ne vous faut que 1g d'uranium !
Le facteur multiplicateur est de 1 pour 1 000 000. même si bien sur nous ne pouvons pas chauffer chaque maison avec sa mini-centrale nucléaire, nous pouvons déjà utiliser un partie des 67% qui s'évaporent pour chauffer les réseau de chaleur des villes les plus proches des centrales nucléaires.
Les ENR thermiques, pas électriques, en France, pas besoin !

Atomicboy44 | 22 avril 2013 à 20h39
 
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Bonjour
Je suis un béotien qui a peur de Fukuhsima, qui n'a pas encore vu comment on résoud le problème des déchets radioactifs, j'ai vu le film Into Eternity sur le site d'Onkalo en Finlande avec les interviews des décideurs du projet parlant de leurs incertitudes
Je suis pantois devant la précision du calcul de conservation du verre pendant 410 000 ans (vous êtes sûr que ce n'est pas 410235 ou 238 ? )
Je me demande aussi comment on va faire pour, après 25 ans sans venir à bout d'un pétard de 70MW (Brennilis) démanteler des installations de x fois 900 ou 1300 MW
Je pense que les arguments de négaWatt sont convaincants et que d'ici 2035-2040 les coûts avec et sans nucléaire sont comparables et qu'il vaudrait mieux être sans, en ayant réduit le besoin d'un facteur 4.
Depuis les années 50 90% des crédits de recherche sur l'énergie ont été consacrés au nucléaire, qq % au pétrole et des miettes aux renouvelables, ça me choque. J'en ai assez qu'on me dise Nous savons, vous n'avez qu'à suivre.
Je ne suis pas un veau, alors je suis dans un projet de construction d'immeuble participatif autogéré, isolé au delà de RT2012, avec partage de voitures et même de vélos.

degolarson | 23 avril 2013 à 11h33
 
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@Degloraison,
1- Les calculs ne sont pas de moi, mais d'un académicien des sciecncs que je suis allé voir a une conférence dont le titre était : Temps, techniques et Uranium. Ce même jour, un allemand venu faire sa présentation aussi, a confirmé ces calculs. Et a même ajouté, de toutes façon, les déchets sont là, et ce type de stockage est la meilleur solution que nous ayons actuellement.Bien sur, le temps est approximatif, mais ce n'est pas cela qui compte. La période de radioactivité sera descendu ben en deçà de la nocivité d'ici leur éventuelle émergence. Le sous-sol d'argile pour le CIGEO (projet de stockage de Bure) n'a pas bougé depuis des MILLIONS d’années, et cela les géologues l'ont démontré de plusieurs manières. Dernière chose : J'ai précisé "par piquetage", cela signifie par exemple que pour l'inox c'est 10 000 ans pour qu'un point de rouille perce la couche d'acier inoxydable. Pour le verre, il faut 400 000 ans.
2- Si les Finlandais ont choisis le stockage Géologique, comme nous, c'est bien la preuve qu'ils ont estimé qu'ils ont besoin durablement de l’électronucléaire. Pourtant, ils pourraient faire appel aux gaz Russe, voyez vous le dilemme ?
3- Brennilis est a l'arrêt, c'est a dire Vide ! Le pb c'est la radioactivité de "la machine" elle même. De plus, les réacteur UNGG (graphite gaz), comme je l'ai déjà dit a AlexG ont été arrêté après l'accident de 1986 en Ukraine, mais surtout n'ont rien a voir avec les REP de 900-1300 MWe.

Atomicboy44 | 23 avril 2013 à 14h24
 
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@Degloraison,
4- Si vous êtes convaincu par Négawatt c'est que vous n'avez pas lu jusqu'au bout et/ou que vous n'avez pas bien regarder notre mix-énegétique. je vous rappelle que l'électricité ne fait que 20-25% de notre énergétique. le reste c'est du gaz et du pétrole. Leur scénario, qui dans le passé s'appuyaient surtout sur le méthanation (réaction de Sabatier) en convertissant l'élec des électroENR (éolien et photopiles) en Hydrogène avec ajout de CO2 ou carrément directement dans les réseaux de gaz (max 20% je crois, pour des raisons de sécurité), semble aujourd'hui plus s'appuyer sur la biomasse. Sauf que, d'après quelques commentaires que j'ai lu a droite a gauche, le pb est que leur scénario tape dans les stocke dés la 2eme année. Faut il rappeler que la biomasse n'est renouvelable (d'ailleurs la première source ENR du monde, suivi de l'hydro) que si nous ne consommons pas plus vite qu'elle ne repousse ? Cherchez sur actu-e, vous trouverez ce qu'en dit la Commission UE récemment : actuellement pas vraiment le bon rythme et plus destructeur. Sans compter que la biomasse émet aussi des particules, comme le diesel...
Ils sont sans doute aussi un peu trop optimiste sur la réduction de conso.
5- investir plus, ne fait pas avancer plus vite des choses que nous n'avons pas. Cette illusion est parfaitement fausse, sinon nous aurions déja détruit le SIDA depuis longtemps. je pense que vous confondez entre investissement dans la recherche et investissement dans les infrastructu

Atomicboy44 | 23 avril 2013 à 14h36
 
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@Degloraison,
5 => Vous avez le droit d'être choquée et de vous plaindre de ne pas savoir, mais quand on veut savoir, on fait les efforts pour. Je l'ai écrit plus bas. Cela fait plus de trois ans que je cherche a savoir et approfondir...Alors comment, pouvez vous juger que l'électronucléaire est + mauvais que le reste si vous ne savez pas, si ce n'est a cause de votre peur de l'accident ? Peur distillée par des médias qui n'en savent pas plus que vous...d'ailleurs, je vous rappelle aussi que la puissance des électroENR est inversement proportionnelle a leur pagination dans le journal. Si vous ne savez pas, ce n'est pas que de votre faute, c'est que nos mass médias, ne font pas leur travail. Leur travail actuellement, n'est pas d'informer mais de faire de l'audience pour vendre de la pub.temps de cerveau disponible toussssa...
Dernière chose, les investissements dans le pétrole en 2012 sont de plus de 1000 milliards, alors allez y comparez avec l'électronucléaire...
6- très bien que ayez chois de partager un habitat comme celui que vous décrivez brièvement, mais qui, en France a les moyens ???? je suis désolé de vous le dire mais en France, il y a 47% de locataires, qui eux n'ont pas les moyens de choisir leur logement et subissent les incohérences des propriétaires peu scrupuleux qui mettent des convecteurs dans des passoires thermique.
Je l'ai écrit, je suis pour les ENR thermiques, pas pour les électriques (éolien et photopiles) car elles économisent des fossiles, elles !

Atomicboy44 | 23 avril 2013 à 14h47
 
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Chacun est libre de placer où il le souhaite le curseur de la tolérance au risque nucléaire pour pouvoir continuer à payer une électricité "pas chère".
Si toutefois, comme l'a évoqué très justement Degolarson, une partie non négligeable des crédits de recherche avaient été alloués à l'exploration de nouveaux modes de production et de stockage d'électricité, nous n'en serions certainement pas à débattre du maintien ou non d'une production majoritairement nucléaire en France.

Commençons par réduire par 4 nos besoins et développons la production décentralisée (qui veut dire "locale" et non éloignée des zones de consommation avec des lignes THT comme c'est le cas aujourd'hui...) créatrice d'emploi via des centrales hydrauliques, solaires, éoliennes, et la cogé avec la biomasse, biogaz, géothermie...

AlexG | 23 avril 2013 à 15h53
 
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bonjour Atom
je suis choqué effectivement, et aussi par votre ton péremptoire que je vous invite à modérer. Ce ton est caractéristique des "sachants" à l'égard du bon peuple, il est marqué au mieux d'énervement et au pire de mépris.
J'ai habité et quitté La Hague il y a plus de 35 ans, ce n'est pas d'hier que je me renseigne activement sur le nucléaire.
Sur la Finlande avez vous vu le film ?
Brennilis : à quand est prévu le retour au sol dépollué ?
Je n'ai pas envie non plus de courir les risques de prolifération, par exemple de bombes sales, en cas de multiplication du nombre de réacteurs lorsqu'il faudra les démanteler. Aujourd'hui 450 réacteurs pour 6% de l'énergie produite dans le monde, demain 1200 ?

J'ai bien lu jusqu'au bout NégaWatt et je vais le relire encore. Je ne sais pas si de votre côté vous avez bien lu le début, qui porte sur la réduction des gaspillages et des besoins.
Sur les investissements recherche je ne parle pas de nouveaux gisements de pétrole mais sur les techniques et l'utilisation.

L'habitat partagé dont j'ai parlé ne coûte pas plus cher qu'un loyer quand il existe une vraie politique bancaire pour le favoriser. Aujourd'hui seuls le CréditCoopératif et la Nef font cette démarche, elle devrait être imposée aux autres banques en contre partie des cadeaux faits depuis 2008.

degolarson | 23 avril 2013 à 15h58
 
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@AlexG
1- Non chacun ne décide pas de la dangerosité, les étuds scientifiques rationnelle et indépendantes déterminent leur dangerosité. Le reste, et ce que vous décrivez, cela s’appelle la dangerosité et l'acceptation sociale. Il es a noter qu'il est toujours plus facile d'accepter ce que l'on connais, ce que l'on comprend. Cela est vrai pour bcp d'autres choses que les réacteurs nucléaires, y compris les hommes.
2- Le pas chère entre parenthèse semble sous entendre que vous pensez le contraire. pourtant la cours des comptes l'a démontré en janvier 2012 dans son rapport. Cette idée ancrée dans les esprits a simplement été imprimée au burin par des parti comme EELV durant ces 30 dernières années. Le KWh électronucléaire est le plus rentable, ou le moins chère après le KWh Hydraulique. La raison en est simple : la durée d’exploitation, la puissance, et le temps de charge.
3- Les crédits d'investissements auraient donc dus être mis en œuvre en 1975 après le choc pétrolier ? Le stockage électrochimique n'atteindra pas mieux que le lithium pour les batteries, cela est une question de niveau d'énergie physique de cet atome. Mais, il existe depuis longtemps des techniques comme le Sodium-Souffre (NaS) pour stocker l'électricité. Sauf que je ne suis pas sur que ce soit moins dangereux que l'électronucléaire qui ne se stocke qu'en suisse dans les lacs des barrages. il reste aussi a regarder l'acceptabilité sociale comme pour toute installation dangereuse...
Il est trop tard ...

Atomicboy44 | 24 avril 2013 à 00h19
 
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@AlexG
4- Vous refuser de lire ou vous ne voulez pas comprendre que l'électricité ne représente que 20-25% de la consommation d'énergie en France !
Vous ne faites pas la différence entre les énergies électriques et thermiques. Les électroENR médiatiques actuelles (éolien et photopiles) ne produisent QUE DE L’ÉLECTRICITÉ ! Or la majeure partie de nos consommations (75-80%) sont des combustibles fossiles...
Ce qu'il faut pour diviser par 4, comme il l'est écrit dans l'article c'est réduire notre consommation de pétrole te de gaz, le charbon n'est qu'une petite variable, même si celui-ci pollue plus que de raison.

Donc il faut taxer tout ce qui en consomme pour en décourager au maximum l'usage.
Il ya bien la voiture électrique, mais comme l'électricité est aussi propre que la manière de la produire ...et je vais même vous dire que la production d'électricité est celle qui pollue le plus dans le monde. Sauf dans les pays qui ont "la chance" de combiner : faible population, population concentrée, fort relief et forte précipitations pour l'hydraulique et de l'électronucléaire. Par exemple, la Suède ou la Suisse. La France n'a pas beaucoup de fort relief, et pas pétrole. Ce qui nous coute 60Mds/an en importations d’hydrocarbures !
C'est un fait, pas une volonté de ma part. Un simple constat. Vérifiez vous même si vous en doutez. allez donc faire un tour sur le portail de données de The Shift Project pour voir les Stats.

Atomicboy44 | 24 avril 2013 à 00h32
 
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@Degloraison
1- J'emploi ce ton pour vous bousculer dans vos certitudes. Si vous ne savez pas ce n'est pas de ma faute, ou de la faute des "sachants" qui eux savent. C'est tout de même très fort de ME reprocher de vous donner ce que je sais ! Chacun son Dogme. Vous êtes contre, je suis pour. C'est comme le feu et l'eau. Et vos arguments je les connais par cœur, je les aient moi même défendus avant de basculer de l'autre coté. Réfléchissez au lieu de vous émouvoir. La logique est souvent exempte d'émotions. Écoutez votre raison pour être plus rationnelle, je ne peux pas vous dire autre chose.
2- Vous avez habité a la Hague, certes, et alors ? Vous avez eu peur ? Cela fait de vous une sachante ? ou une membre de Gazpeace peut être ? Mais quoi d'autre a part vos peurs affichée en public sans retenue ?
3- Enfouir des déchets nucléaires (pas tous, juste les actinides mineurs) dans futs de cuivre sous une montagne de granit. Quoi d'autre dans "Into eternity" ? Et cela n'empêche pas la Finlande de persévérer ! Tout comme la GB ! Serions nous assez idiots, nous Français, de détruire ce que nous avons acquis au prix de durs efforts de recherches ? Si nous détruisons maintenant et que nous devons reconstruire plus tard, que dirons nos voisins et concurrents ?

j'ai l'impression que la grande majorité ne se rend pas compte du pb que traverse le monde, et en particulier notre pays. Notre pb, ce sont les hydrocarbures fossiles et leur raréfaction a très courts terme, pas l'électronucléair

Atomicboy44 | 24 avril 2013 à 00h46
 
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@Degloraison
3- Vous me faites rire avec la dépollution. Aux USA en moins de 5 ans ils ont démantelé deux réacteurs nucléaire REP pour moins de 500 M$.
Combien de temps durera la dépollution, si tant est qu'elle ai lieu, de toute la cote états-unienne a cause de la pollution au pétrole de la plateforme Deepwater Horizon ? Qui connais le vrai prix ???
Même question pour la raffinerie PétroPlus de petite couronne ?
Et les sites de l'amiante ? Aprochim en Mayenne ? Tous nos champs gorgés de pesticides et d'engrais de pétro-gazo-synthèse ?
A mon avis, il est bien plus simple de le garder tel quel jusqu’à une période radioactive plus faible ou jusqu’à ce que nous puissions robotiser et transmuter ces éléments. Surtout le Graphite. mais le réacteur est vide. Ce sont juste les irradiations ds éléments de la machine ...Et a quel niveau de rayonnements en Bq ?
4- Il y a des règles de sécurité, si vous habitiez a la Hague vous devriez le savoir, les réacteurs sont gardé. et même les matière radioactives sont gardés et contrôlées par l'ASN. L'impression médiatique que vous donne Gazpeace avec leurs vidéos de propagandistes n'existe que chez nous, parce que nos force de sécurité ne tirent pas. Ils le savent, et en profitent. Mais ne se risquent pas a ce petit jeu en Russie. il se pourrait que cela changent en France grâce/a cause d'eux et que les sites nucléaires soient militarisés. Bref, plus de pression au travail sur site nucléaire... Sympa GP ! Contre-productif ?

Atomicboy44 | 24 avril 2013 à 01h00
 
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@Degloraison
5- Oui, 6% de l'énergie mais presque 20% de l'électricité ...Au passage le bois fait plus de 15% de l'énergie (première ENR), mais devons nous raser toutes ls forets primaires et planter des champs d'arbres que certains osent appeler forets ? Les photopiles font moins de 1% de l'énergie, les éoliennes moins de 3%. Pourtant, combien cela a t-il couté ?
6- Le nombre de réacteur en construction est de 60, la chine en veut 150, elle en a moins de 20, l'inde en veux autant, la Russie relance, les USA, la Corée du sud, le Japon relancent et vendent. 1200 me parait atteignable, mais même avec 1200 réacteurs, il faudra encore diminuer notre consommation mondiale par 4 ! Je pencherait donc plus pour 3000. Ce qui fait un gros, très gros marché a l'avenir. Vous comprenez bien qu'un tel marché attise les convoitises. Trop de monde a intérêts a ce que nous abandonnions l'électronucléaire qui est une grosse vache a lait pour l'état au passage. Nous sommes e guerre économique comme jamais, ne l’oubliez pas !
7- Donc quand Negawatt parle de technique c'est bien, mais quand je vous parle de technique/science nucléaire, c'est mal et cela vous déplait ? Ou est la logique rationnelle de raisonnement ?
8- Vous avez sans doute raison sur ce devrait être une banque, mais ce n'est pas ce qu'elles sont. Aussi, même si je suis capable de payer une charge de plus de 50% de mes revenus en Loyer, une banque, quelle qu'elle soit me refusera un crédit pour acheter ce logement HQE...Irréel !

Atomicboy44 | 24 avril 2013 à 01h14
 
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bonjour Atom
le bâtiment sera livré au printemps 2015 pour environ 2500€ /m²
Si vous êtes du dept 44 il y a un projet achevé à Nantes : Bab'el Ouest. Voyez aussi Parasol à Rennes.
Ce qui nous sépare bien plus que les arguments techniques ce sont nos conceptions de la politique énergétique, la vôtre centrée sur la production, centralisée et sécuritaire, voire autocratique, et la mienne fondée sur la réduction du besoin et la pédagogie qui va avec, la décentralisation.
Nous nous rejoignons sur la sobriété. Le chantier est immense mais tout n'est pas foutu, pour autant nous n'allons pas être sauvés par 3000 réacteurs.
Bonne continuation, rendez vous dans quelques années.

degolarson | 24 avril 2013 à 12h32
 
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Concernant l'avenir des EnR dans la production énergétique mondiale, je vous renvoie au rapport du GIEC "Rapport spécial sur les sources d’énergie
renouvelable et l’atténuation des effets des changements climatiques" publié en mai 2011 et qui fait notamment état des éléments suivants:

- Près de 80 % de l’approvisionnement énergétique mondial pourrait être couvert par les énergies renouvelables à l’horizon 2050 à condition que des politiques publiques adaptées soient mises en place,
précise un nouveau rapport

- Les chercheurs ont en outre étudié les difficultés liées aux modalités d’intégration des énergies renouvelables dans les systèmes énergétiques existants et à venir, notamment à l’approvisionnement des réseaux de distribution, ainsi que les avantages et les coûts potentiels liés à une telle évolution

- Augmenter la part des énergies renouvelables implique de fournir des efforts d’intégration supplémentaires sur le moyen et le long terme. Les études montrent clairement qu’en conjuguant différentes sources d’énergie renouvelables et en élargissement géographiquement les zones de ressources on pourrait avantageusement atténuer la variabilité des approvisionnements et diminuer les incertitudes d’alimentation des réseaux électriques

AlexG | 24 avril 2013 à 13h52
 
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- La plupart des scénarios analysés estiment qu’à l’horizon 2050 la contribution des énergies renouvelables à une offre énergétique sobre en carbone sera supérieure à celle de l’énergie nucléaire ou des combustibles fossiles qui font appel au piégeage et au stockage du carbone
- Le potentiel technique des technologies des énergies renouvelables est très largement supérieur à la demande énergétique mondiale actuelle, tant à l’échelle de la planète que dans la plupart des régions du monde.
- D’après les scénarios ayant fait l’objet d’une analyse détaillée, moins de 2,5 % du potentiel technique des énergies renouvelables sont actuellement utilisés dans le monde. En d’autres termes, plus de 97 % demeurent inexploités, ce qui signifie clairement que la question de la disponibilité des ressources en énergies renouvelable ne se pose même pas.

L'avenir du nucléaire et des fossiles se pose là...Comme dit Degolarson, la sobriété, l'efficacité énergétique, le remplacement des systèmes (chauffage électrique par exemple, aberration au service de la production nucléaire), la technologie et l'émergence d'un modèle décentralisé auront raison du nucléaire pour la production d'électricité

AlexG | 24 avril 2013 à 14h01
 
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@Degloraison
1- Sans doute des projets existent dans ma région, mais quel es sont les prix ??? parce que un T2 a Nantes c'est combien ? minimum 150 000€ alors des logements HQE, je ne me pose même pas la question. Sans aprler des taxes foncières, d'habitation et autres rackets des politiques locaux.
2- Le pb c'est que pour bien voir le pb climato-énergétique, il faut regarder les chiffres et faire des math. C'est ce que vous appelez la technique. Cela peut servir a faire de la pédagogie. Les beoins seront réduits par la contrainte, et je peux même affirmer sans réserve que c'est déjà le cas. Si l'activité économique ralentit, c'est que nos politiciens n'ont toujours pas compris que le pb est la disponibilité du volume d'énergie qui est le pb, bien plus que le prix. Le sevrage se fera de force.
3- je ne dirait pas qu'il s'agit de sauver sans rien changer dans le système, mais juste de préserver un minimum de choses dans le système. Une sorte de clef de la survie économique. Et 3000 réacteurs c'est l'hypothèse basse, certains parlent de 5000 ... Et je ne dit pas que les réacteurs seront tous des réacteurs électronucléaire, il y a bien d'autres possibilité comme la production massive d'hydrogène a haute température. En attendant la fusion thermonucléaire contrôlée (2100 ou 2150 peut être...).

Atomicboy44 | 24 avril 2013 à 19h17
 
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@AlexG
- Le GIEC dit ce qu'il faudrait faire, mais l'AIE, pas plus tard que la semaine dernière a donné les chiffres et qui progresse ? C'est le charbon !même si les ENR sont massivement développées, la masse utilisée de charbon progresse et excusez moi de vous le dire mais 6% de croissance de plus de 15 000 TWh, c'est plus gros que 45% de 1000
TWh.
- Ouais on a vu ce que ça donne la Loi NOME forcé par l'UE. Une loi qui devait faire baisser les prix par la concurrence nous avait on dit, or c'est l'inverse qui s'est passé. Et pire encore, l'ajustement pour les consommateurs, s'est fait sur les énergies les plus chères et les plus polluantes. Regardez l'audition de JM-Jancovici au sénat en 2012, vous comprendrez mieux.
- Sauvons le climat et bien d'autres ont démontré, si besoin il y avait de le faire, que l'effet de foisonnement des électroENR (surtout éoliennes) n'existait qu'aléatoirement et de manière imprévisible malgré la précision de la météo qui a cru massivement grâce aux satellites météorologiques ces 10 dernières années.

Atomicboy44 | 24 avril 2013 à 19h29
 
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@AlexG
- Pour ce qui concerne le CCAS (Carbon Cpture And Storage), on voity depuis 10 ans la lenteur ed la progression qui est inversement proportionnelle au rythme de construction des centrales a charbon dans la monde. Et puis, est-ce sans danger ? Quel en est le cout et est-il socialement supportable ?Dernière chose : vous refuser de faire confiance a une techbnologie éprouvée et améliorée depuis des décennies mais vous avez totale confiance en un truc qui n'a encore rien démontré et prouvé ? Ou est la logique rationnelle a part de dire ce sera mieux après que maintenant sans regarder de plus près ?
- D'accord avec ce que vous dites sur les ENR, mais dans ces 97%, combien sont thermiques et combien sont basées sur un système industriel a grande échelle visant a produire des miettes électriques face a des combustibles fossiles dont le prix baisse (le charbon).
Je vous l'ai écrit, des ENR, oui, mais pas électriques, c'est trop chère et peu avantageux dans le cadre du mix-électrique que nous avons dans notre pays. Nous n'avons pas de charbon ni de pétrole, les allemands, si. Regardez a quel point l'allemagne est atypique en Europe et dans le monde...Demandez aux danois qui remplissent les barrages suédois et norvégien avec l'électro-eolien massivement subventionné, et les payent pour cela, et ensuite payent a nouveau pour réimporter l’hydroélectricité au plus haut du prix EPEX (marché elec) en période e pointe. Subvention danoises au barrages d’Europe du nord.Modèle a suivre ?

Atomicboy44 | 24 avril 2013 à 19h37
 
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@AlexG
- Vous dites que le chauffage électrique est une aberration, mais voulez vous me dire a quoi chaufferez vous les villes lorsqu'il n'y aura plus de pétrole ou de gaz accessible pour chauffer ? Avec des ENR ? Électriques ???? Thermiques ? mais alors, ces 150 milliards de CSPE payés par les consommateurs chaque années serviront t-ils a long terme ou seulement pour 15 a 20, soit la durée de vie des ces systèmes chimériques contribuant a plus d"missions qu'a l'économie a cause des centrales fossiles de backup ?
Ceux qui auront des pompes a chaleur seront largement avantagée, mais ces pompes a chaleur seront électriques et alimentées par des réacteurs, soyez en certains.
Il se peut aussi qu'a proximité des réacteurs les villes profitent de la chaleur du réseau tertiaire de ces premiers via des réseaux de chaleur.

Le chauffage électrique nous fait économiser 15 a 30 Mds€ d'importations de fioul et de gaz chaque année, et des émission de CO2 par la même occasion. Je vous rappelle que nous avons le KWh électrique le moins carboné d’Europe ! 5 a 6 fois moins carboné que celui des voisins germaniques qui polluent toute l’Europe avec leurs émissions de gaz et de métaux lourds sortant des cheminée des centrales fossiles au gaz et au charbon. Et pourtant ils ont au total 30 GW de photopiles et 40GW d'électroéolien. je parle en puissance installée là. Avons nous les moyens et les ressources pour copier l'allemagne ? 1000 milliards! ??? Je ne pense pas ! FH et Ayrault non plus !

Atomicboy44 | 24 avril 2013 à 19h48
 
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