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Rejet des boues rouges de Gardanne : ouverture de l'enquête publique

Eau  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com

Ce lundi s'ouvre l'enquête publique au titre des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) relative à la demande de rejet d'effluents liquides de l'usine Alteo de Gardanne (Bouches-du-Rhône). L'usine, qui traite de la bauxite, souhaite obtenir une nouvelle autorisation lui permettant de rejeter des effluents liquides dans le parc marin des Calanques pendant 30 ans à compter du 1er janvier 2016. Le résumé non technique du dossier ainsi que l'avis de l'Autorité environnementale peuvent être consultés sur le site Internet de la préfecture des Bouches-du-Rhône. L'enquête qui concerne 27 communes, s'achève le 25 septembre.

Depuis 1966, l'entreprise est autorisée à rejeter des résidus liquides et solides à 230 mètres de profondeur dans le canyon de Cassidaigne, dans le cœur marin du parc. L'autorisation, renouvelée par un arrêté préfectoral de 1996, prévoit l'arrêt au 31 décembre 2015 des rejets des matières en suspension en Méditerranée.

En mai 2014, Altéo a déposé une demande d'autorisation pour le rejet, à compter du 1er janvier 2016, d'effluents liquides issus de ses traitements. Afin d'éliminer les matières solides en suspension de ses effluents, l'entreprise a investi dans la construction de trois filtres presse destinés à valoriser par déshydratation les résidus solides de bauxite qui seront stockés sur son site de Mange-Garri à Bouc-Bel-Air (Bouches-du-Rhône). En septembre 2014, l'entreprise avait obtenu le feu vert du parc national des Calanques pour poursuivre le rejet des effluents liquides résiduels issus de ce process de fabrication, malgré les réticences de Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie.

L'enquête publique relative au rejet en mer des eaux excédentaires en sortie de ces filtres était initialement prévue du 20 avril au 5 juin. Cependant, le 3 avril, la ministre de l'Ecologie a suspendu la procédure en s'appuyant sur des rapports commandés en octobre 2014 à l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) et au Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) afin d'analyser l'impact de ces rejets liquides sur la contamination des poissons.

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