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Remise du rapport Rocard : la Contribution Climat-Énergie au milieu du gué

Michel Rocard ayant remis mardi 28 juillet les conclusions de son groupe d'experts aux ministres de l'écologie Jean-Louis Borloo et de l'économie Christine Lagarde, la CCE est soumise à l'arbitrage politique du président, sans doute cet automne.

Gouvernance  |    |  Agnès SinaïActu-Environnement.com
   
Remise du rapport Rocard : la Contribution Climat-Énergie au milieu du gué
© Los Tenacos
   
En quelques jours, le projet de taxe carbone a déclenché une véhémente polémique alors que, dans son principe, elle suscite une large unanimité. Destinée à lutter contre le réchauffement climatique, la Contribution climat énergie (CCE), qui vise à taxer les émissions de gaz à effet de serre des particuliers, est devenue l'ennemi public n°1. Associations de consommateurs, Confédération générale des petites et moyennes entreprises, mouvements de défense de l'environnement comme le réseau Sortir du nucléaire et les Amis de la Terre, responsables politiques de l'UMP, Nouveau Parti anticapitaliste, syndicats, chacun y est allé de sa critique, qualifiant tour à tour la taxe carbone de hold-up sur le pouvoir d'achat des ménages, de menace sur la compétitivité des entreprises, de cadeau à l'industrie du nucléaire... Les cafouillages de communication qui ont précédé la présentation du rapport n'y sont pas étrangers : l'utilisation de chiffres erronés a fait croire que la moitié des ménages devraient acquitter 300 euros par an, alors que cette contribution maximale ne concernerait que 10 % des ruraux et périurbains les plus aisés et ne représenterait qu'1% de hausse de leur budget.

Quel sera donc le sort de la Contribution climat énergie ? Difficile de placer le curseur de la taxe selon un juste milieu, tant celle-ci est écartelée entre l'impératif de son acceptabilité sociale, et la recherche de l'efficacité environnementale. Attentif aux critiques et en quête d'antidotes, Michel Rocard consacre les conclusions de son rapport aux clés de l'acceptabilité […] faute de quoi la France se déchirerait en conflits d'une rare intensité : La sévérité de l'opération ne trouve sa justification que dans la seule lutte contre les dangers du réchauffement climatique et en aucun cas dans le souci d'augmenter les ressources fiscales. Certains élus soucieux de la réduction des déficits publics le regrettent, comme le rapporteur UMP du budget à l'Assemblée Gilles Carrez, qui réclame que les futures recettes tombent dans le budget général. Mais, du Parti socialiste au Gouvernement, la plupart martèlent le nouvel évangile de la taxe : elle doit être réalisée à prélèvements constants et ne servir en aucun cas à alimenter les caisses de l'Etat. Dans une société individualiste et en crise, l'augmentation des prélèvements obligatoires est devenue un tabou, la fiscalité et l'impôt ne sont plus vécus comme des instruments redistributifs au service du maintien d'une certaine égalité devant le service public, mais comme une sanction punitive, un interdit sociétal, voire un vol. Ce n'est pas un impôt supplémentaire mais de l'argent qu'on va redistribuer, a souligné hier le ministre de l'écologie Jean-Louis Borloo. Payer un impôt pour le climat, au-delà de la dimension économique de ce dernier, c'est affirmer une qualité de citoyen du monde, rappelle cependant le rapport Rocard dans ses pages introductives.

Du coup, la Contribution climat énergie n'ose pas s'assumer comme un instrument voué en priorité à l'édification d'une économie verte. Où se situe le point d'équilibre entre l'efficacité écologique et l'acceptabilité sociale de cette taxe ? A cette question, on peinera à trouver une réponse univoque dans le rapport remis hier par Michel Rocard aux ministres concernés. Le renchérissement des énergies fossiles doit, comme l'avait déjà indiqué le Grenelle de l'Environnement, s'accompagner de politiques visant à développer l'offre d'alternatives à la consommation de ces énergies, rappelle le rapport. Mais il reste elliptique sur ce point. Des incitations à la transition énergétique, visant à permettre aux agents économiques concernés de s'affranchir de leurs consommations énergétiques sont évoquées comme la dernière roue de la charette, après les deux premiers dividendes : la baisse des impôts permise par le redéploiement de la taxe carbone en compensation, par exemple, d'une partie des cotisations sociales ou de la taxe professionnelle, et la hausse de croissance qui devrait mécaniquement s'en suivre, évaluée à 0,5% du PIB par la direction générale du Trésor et de la politique économique (DGTPE). En d'autres termes, le rapport des experts se concentre sur une évaluation des effets macroéconomiques de la taxe, sans que celle-ci soit envisagée comme un levier ciblé sur un dividende prioritairement écologique. On pourrait imaginer que le produit de la contribution énergie-climat soit affecté à trois objectifs complémentaires, selon des critères d'efficacité environnementale, économique et sociale : l'abondement d'un « Fonds de l'efficacité énergétique et du développement des énergies renouvelables », instrument majeur d'une politique de type « Facteur 4 », la compensation partielle de la baisse des recettes de l'État consécutive à la réduction attendue des consommations de produits énergétiques, et le financement de mesures de compensation pour les ménages modestes affectés par le renchérissement du coût de l'énergie.

Or, à ce stade les signaux sont confus. Pour être véritablement acceptable, la contribution climat-énergie devrait être à la fois juste socialement, cohérente et efficace écologiquement. Est-elle juste ? Le fait qu'elle pèse surtout sur les ménages et que les principaux pollueurs, les industriels, ne la paieront pas car ils sont, par ailleurs, soumis à des quotas européens... gratuits jusqu'en 2013 ne traduit-il pas une reculade face aux réactions des industries concernées, qui hurlent à la double peine ? Est-elle cohérente ? Le rapport Rocard ne dit pas clairement s'il faut taxer l'électricité produite par le nucléaire même si, à titre personnel, l'ancien premier ministre est partisan d'appliquer aussi la taxe carbone aux opérateurs électriques. Efficace ? Tout dépend de l'utilisation des recettes fiscales supplémentaires, estimées à 8 à 9 milliards d'euros par an au démarrage. S'il s'agit, par exemple, de compenser la baisse de la taxe professionnelle, l'efficacité écologique sera nulle. S'il s'agit de financer un Fonds vert pour la transition énergétique, l'efficacité et les renouvelables, le produit de la taxe gagnerait en visibilité écologique, donc en acceptabilité. Rendez-vous à l'automne pour le grand débat sur la fiscalité promis par le chef du gouvernement François Fillon.

Réactions20 réactions à cet article

 
Qui percevra cette taxe ?

Il serait peut-être bon de rappeler une évidence :

la taxe professionnelle est actuellement perçue par les communes ou les groupements de communes, elle participe donc au financement des collectivités locales et l'état, en annonçant sa suppression, doit dire comment il va compenser ce manque à gagner pour ceux qui en bénéficiaient.

La taxe carbone va, à première vue être perçue par l'état. Si elle doit "compenser la suppression de la taxe professionnelle", il faudrait qu'elle revienne dans les caisses des communes.

Dans un exemple précis, celui de la mise en place de parcs éoliens en milieu rural de montagne, le montant de la taxe professionnelle revenant à la collectivité est un argument majeur pour inciter à l'accueil de ces "énergies vertes". Si cette incitation est supprimée, les élus vont probablement prendre en compte les problèmes de voisinage avec beaucoup plus d'attention.

On va donc, au nom de la réduction des gaz à effet de serre freiner l'implantation des parcs éoliens.

dominique43 | 29 juillet 2009 à 17h24
 
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Gestion globale de la ressource en eau

Si le co2 augmente dans l'atmosphère ce n'est pas seulement à cause des émmetteurs de co2 mais aussi à cause des Non-recycleurs.
Le co2 augmente parce qu'il se recycle de moins en moins à cause des activités humaines qui assèchent la planète.
La déforestation, le drainage des terres agricoles, l'endiguement des cours d'eau , les surfaces imperméables , la surexploitation des réserves d'eau souterraine.

IL faut être boucher à l'émerie pour pas voir ça à moins que les émissions du co2 soit un facteur "suffisant qui toube à pic" pour dénoncer le dérèglement climatique qui arrangent bien ceux qui ont du mal à trouver des arguments pour vendre leur centrales nucléaire.
Le dérèglement climatique vient de l'assèchement des terres des continents qui aggrave la désertification et donc permet l'acculation du co2.
C'est aussi la raison pour laquelle les sols chauffent au lieu de faire croître de la boimasse qui pourrait recycler autant de co2 qu'on en émet.

jeandb | 30 juillet 2009 à 02h23
 
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le remède peut s'avérer pire que le mal

Si l'on taxe les chauffages au fuel et pas les chauffages au bois on risque d'augmenter considérablement la déforestation et rompre l'équilibre; on le voit déjà dans nos campagnes.On brûle en une saison des arbres qui ont mis des dizaines d'années pour grandir et fixer le CO2 .Et nous savons que la combustion du bois produit du CO2
L'homme,les animaux(vaches,cochons...)rejettent aussi du CO2....Allons nous taxer ces émetteurs?

mathpi | 30 juillet 2009 à 10h10
 
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Re:Qui percevra cette taxe ?

C'est en soi une bonne chose que les élus "prennent en compte les problèmes de voisinage avec beaucoup plus d'attention" pour l'implantation de parcs éoliens qui constituent une pollution visuelle et sonore non négligeable. Le classement des éoliennes en régime ICPE serait d'ailleurs en cela une bonne chose et permettrait d'éviter de tomber comme à notre habitude dans l'excès en laissant fleurir des éoliennes un peu partout dans notre beau pays.

Grib88 | 30 juillet 2009 à 11h14
 
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Où sont les formules de calcul des rejets ?

Où peut-on trouver des formules (des abaques, des règles, des méthodes de calcul ...) permettant à chacun de calculer les rejets de CO2 de tel ou tel industrie, de tel ou tel particulier. On touve des tas de chiffres, jamais de méthode pour les obtenir.

RobertVnt | 30 juillet 2009 à 13h46
 
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Re:le remède peut s'avérer pire que le mal

Plutôt que de lâcher des affirmations à 2 francs il serait bon de se renseigner
1 : sur ce qu'est le bois énergie
2 : sur l'état de la forêt en France

Une fois que tu auras acquis un peu de culture on en reparlera
Cordialement

chocard | 30 juillet 2009 à 13h58
 
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Re:Gestion globale de la ressource en eau

Merci pour ces informations novatrices , j'imagine que vous avez des sources fiables et scientifiques pour affirmer cela, et que bien sur vous allez nous fournir les liens ...
Cordialement

chocard | 30 juillet 2009 à 14h03
 
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Scandaleux !!!

Et une de plus !
Encore une taxe pour pallier à l'incompétence de nos pouvoirs publics. Personne n'ignore que le seul objet de cette taxe est de remplir les caisses de l'état. Il faut tout de même savoir que je suis en train de me battre pour équiper ma voiture au GPL, et, malheureusement, cela sera sans aucune aide de l'état. Effectivement, au delà d'une certaine catégorie de voitures, l'état ne fait absolument aucun effort pour dépolluer le parc automobile. Et le comble !!! c'est que c'est avec les voitures qui polluent le plus que létat ne fait aucun effort !!! Si je veux passer mon véhicule au GPL, il m'en coutera 3000 €, sans pouvoir espérer bénéficier d'un crédit d'impots. Alors inutile de souligner que monsieur Rocard n'est qu'un arriviste incompétent. Car si vraiment il se souciait un tant soit peu de la couche d'ozone, il commencerait pas encourager les automobiles à rouler propre ! En attendant, pendant que monsieur tire des plans sur la comète, moi je dépense 3000€ de mon budjet anuel pour sauvegarder la planète
J'espère que tous ces menteurs éffrontés ne tromperont pas les Français une fois de plus...

Princedefort | 30 juillet 2009 à 15h48
 
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ROCARD a les moyens, mais pas le Peuple !

OK pour l'environnement, mais efin soyons sérieux ..sur quelle planete vit-il ?
Il est spécifiez qu'un fort nombre de citoyens Français vivent en dessous du seils de pauvreté + les justes au dessus étant trés nombreux.. D'office l'augmentation des loyers, sur la carte bancaire, sur l'alimentation, sur les transport, sur l'essence, sur l'électricité, le gaz etc ... combien est le total en comparaison aux augmentations des salaires, pensions et retraites..à cette allure tous les citoyens ne pourront plus consommer .. je connais des gens se privant de consommer le chauffage au gaz , consommant trés peu et recevant une facture d'abonnement plus importante que la consommation, on demandé une coupre volontaire , pour quand l'électricité ? .. Désolé, mais ça plane trés bas, combien est-il payé pour ce type de connerie ?. Si ça continu, les Français n'iront plus voter du tout et c'est déjà le cas en ce qui me concerne ! Bonne journée

Charles | 30 juillet 2009 à 17h16
 
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oui à la taxe carbone

La taxe carbone pour tous les particuliers me semble indispensable pour que la conscience écologique du consommateur progresse. Nous en bénéficierons tous à condition que les recettes fiscales supplémentaires soient clairement utilisées pour la poursuite de la transition énergétique. Sinon, quelle utilité ?

ren | 31 juillet 2009 à 13h10
 
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La taxe carbone solution au réchauffement climatiq

Bonjour,

Je m’exprime sous toutes réserves n’étant pas un scientifique ni un économiste mais juste un observateur distant et prudent.
Les taxes environnementales existaient déjà sous les romains qui taxaient les chars sous le prétexte qu’ils soulevaient de la poussière à leur passage.
Ces nouvelles taxes environnementales sont une aubaine pour les gouvernements qui peuvent nous taxer avec notre bénédiction, puisque c’est pour notre bien….
Je suis d’accord avec tous pour dire que l’émission de Dioxyde de Carbone ou le C02 est nuisible à notre environnement tel que nous le connaissons, surtout à la faune et la flore qui nous accueillent.
Le message que je veux faire passer est que la seule solution pour arrêter l’augmentation du CO2 est l’arrêt total et définitif d’émission de ce dernier.
Créer une taxe qui ne fera que ralentir la consommation des énergie fossiles, ne fera que décaler de quelques années la teneur maximale en CO2 dans l’atmosphère.
Cette teneur est liée à la somme cumulée des énergies, d’origine « carbone » fossiles ou non, consommées rapidement ou non.
Cette teneur cessera d’augmenter quand nous aurons tout consommé.
Les taxes ne changeront rien hormis les inégalités sociales.
Chez l’être humain jeune c’est l’arrêt de la cigarette qui est profitable ce n’est pas la taxe.
Je trouve injuste que l’on rende l’accès à l’énergie, liée au progrès, de plus en plus inaccessible aux plus pauvres même si le projet prévoit dans ces propositions une redistribution.
N’oublions jamais : seuls l’augmentation des zones boisées de plus de vingt ans sous nos latitudes (45°) et encore plus âgée ailleurs et l’arrêt complet et définitif des émission de CO2 peuvent stopper l’augmentation de la teneur de ce dernier dans l’atmosphère.

Je vois que vous êtes tous sensibles aux problèmes d’environnement. A mes yeux je vois beaucoup plus grave que l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère ce sont :
- la diminution du nombre des oiseaux
- la mortalité des abeilles. Si ces dernières disparaissent il ne restera plus que quelques années de vie à la majorité d’entre nous.
- L’expansion exponentielle du nombre de naissances.
Si nous ne réussissons pas une politique de diminution de la démographique pour aller vers un équilibre entre les ressources renouvelables et notre consommation nous allons à la ruine de l’humanité.
La régulation et le contrôle du nombre de naissance dans une famille ont toujours été marque de sagesse et d’évolution.
Pour le développement des autres énergies et notamment le nucléaire et le bois voici ma position illustrée :
Prenons le bois énergie renouvelable sur un cycle de 60 à 150ans.
Pour chauffer votre maison familiale vous avez besoin de 32 mètres cubes de bois pour alimenter votre chaudière.
Il vous faudra 32x100=3200 mètres cubes de bois sur 100 ans soit équivalent mètres cubes en arbres 3200/0,8=4000 arbres.
Par année vous aurez besoin de 40 arbres par ans.
Si vous vivez en ville regardez combien de temps vous pouvez vous chauffer avec les arbres de votre rue.
Si vous êtes à la campagne pensez qu’il vous faut une forêt de 10 hectares pour assurer votre besoin dans un cycle écologique.
Votre richesse la voilà, elle est le fruit du travail du temps et de vos ancêtres ce sont les arbres de votre rue, votre bois de 10 hectares.
De plus cette richesse (ces 10 hectares de bois) est disponible aujourd’hui et votre éducation moderne fait que vous vous sentez coupable de ne pas la partager. Vous en oubliez même votre famille, 100ans vous n’y arriverez jamais et puis cette forêt elle est si grande.
Partagez avec 10 familles soit 400 arbres par ans : qu’elle longueur de rue ? qu’elle surface est nécessaire.
Vous avez multipliez vos besoins par 10 mais le nombre d’arbres dans votre rue et le même, votre bois n’a pas changé, votre potentiel richesse pour l’instant est le même.
Dans 10 ans soyons large dans 12 ans vous n’aurez plus de bois.
Vos amis votre famille, plus personne ne pourra se chauffer.
Dans les campagnes dans beaucoup de sociétés que nous jugeons comme sous évoluées ces principes étaient respectés, des traces existent dans les coutumes ou les actes notariés.
Aujourd’hui il est utopique de penser que chacun sur terre pourrait bénéficier d’une voiture, d’un pavillon etc. avec tout le confort que l’on connaît dans les civilisations occidentales.
Je ne vous dit pas de ne pas être généreux ni d’être égoïstes mais soyons raisonnables pour nous et pour nos enfants si pour avoir été généreux aujourd’hui nous ne voulons pas être ou les rendre tous miséreux demain.
Faites attention à toutes ces chimères où l’on vous vend en potentiels comme solutions écologiques.
Aujourd’hui dans l’état des maîtrises technologiques et sous toutes réserves, je vous ai donné l’exemple du bois.
De même, l’éolien présenté comme solution à notre contrainte Européenne ou législative de produire 20% d’énergie renouvelable d’ici 2015 est pris en solution dans sont potentiel alors que son rendement n’est que d’environ 5 à 25%.
L’énergie solaire photovoltaïque demande d’importants investissements avec des rendements qui décroissent rapidement par vieillissement prématuré des composants.
Le vent, le solaire sont des énergies renouvelables d’on peut en jouir par opportunités, le bois et la biomasse avec sagesse.
L’énergie hydraulique de nos cours d’eau et l’énergie nucléaires sont sous toutes réserves les seules solutions alternatives à nos besoins grandissants ou pas d’énergie.
Pérennes, fiables, constantes, transformées en électricité elles sont facilement transportables et utilisables.
Pourtant elles sont décriées, faites comme moi posez-vous la question du pourquoi ?
Pourquoi tape-t-on sur l'hydraulique et le nucléaire ?
Ces deux énergies indissociables sont nos seules solutions à nos besoins en énergie aujourd’hui.
L’hydraulique, du petit moulin aux grands barrages, est attaquée par les lobbys de la pêche (pas par les pêcheurs). Ce dénigrement leur sert de couverture à toutes leurs erreurs écologiques qu’ils ont commises depuis 25 ans en s’octroyant l’exclusivité de la gestion du poisson et des rivières.
Le nucléaire, nous devons les développer le rendre plus sûr. Si là aussi les lobbys « bobos écolos » (pas l‘individu au comportement écologiste) n’avaient pas gêné où retarder la recherche dans le domaine de la fusion nucléaire lancée sous le Président De Gaulle nous aurions peut-être aujourd’hui un nucléaire propre de applicable à nos voitures.
Pour qui roulent ces lobbys ?
Le nucléaire et l’hydraulique doivent être développé de même que nous devons améliorer l’isolation de nos habitations et le rendement de nos machines.
Arithmétiquement les simples réductions individuelles ou collectives de nos consommations n’empêcheront pas l’augmentation de nos besoins en énergie du fait de notre expansion fait du nombre.


Ce n’est pas à moi de vous dire merci pour les réactions mais elles permettent cependant de mieux comprendre comment d’autres abordent le problème, comment est forge l’opinion par le pouvoir.

Cordialement

Paysan | 31 juillet 2009 à 20h34
 
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Re:Re:Qui percevra cette taxe ?

Encore une fois, j'aimerais qu'on me donne des mesures fiables et certifiées de bruit mesurés au ppied des éoliennes.
Je me suis promené au pied d'éoliennes en fonctionnement, par vent modéré, et le seul bruit perceptible était celui d'un ventilateur situé dans le pied de mat. Probablement destiné à refroidir un équipement électrique.
Quant à la pollution visuelle, ce n'est pas plus inesthétique que des pylones à haute-tension, des relais TV ou téléphoniques.
Au moyen-âge, des gens ont construit des chateaux en haut des montagnes, aujourd'hui, on sauvegarde à grand frais ces édifices. A l'époque de leur construction, ne constituaient-ils pas "une pollution visuelle" ?
Chose curieuse, pour un même parc éolien, j'ai entendu des personnes parler de bruit génant, et d'autre dire qu'on n'entend pratiquement rien. ET ces deux personnes étaient tout aussi sérieuses et respectables l'une que l'autre.

dominique43 | 04 août 2009 à 08h15
 
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Qualité des réactions

J'apprécie Actu-environnement pour sa neutralité et son professionnalisme.
J'apprécierais que les réactions que sucitent ses articles suivent un peu plus ce niveau de qualité, qu'elles soient davantage réfléchies.

sakay | 04 août 2009 à 10h28
 
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Re:Scandaleux !!!

Monsieur, l'incompétence des pouvoirs publics tient aussi à ceux qui bougent leurs fesses les dimanches de vote et j'espère que vous en faites partis, en lisant les programmes bien sur ....
Aussi votre calcul est à court terme et donc très trompeur car si vous passez au GPL c'est d'abord parce que vous avez fait un calcul d'investissement pour un carburant moins cher mais tout autant émetteur de CO2
Votre investissement n'est évidement pas un investissement annuel (seriez vous commercial ?)
Donc roulez moins, partagez votre voiture ou allez avec les autres, c'est bon pour l'environnement et ça permet de connaitre ses voisins.
Cordialement

chocard | 05 août 2009 à 13h36
 
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Re:Où sont les formules de calcul des rejets ?

tu peux aller sur le site de Jean-Marc Jancovici manicore

Notre droit à polluer puisqu'il faut le prendre comme ca s'élève à 500 kg d'équivalent carbone (un kg de CO2 vaut 0,2727 kg d'équivalent carbone) si on veut revenir à un taux d'émission compatible avec ce que la planète pourrait supporter. (En fait si on veut rester en dessous d'une certaine concentration)

Et 500 kg d'équivalent carbone c'est vite atteint!!!

bonne lecture, bon calcul
Bruno

Bruno | 06 août 2009 à 12h04
 
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Re:Qualité des réactions

Je souscris entièrement à cette remarque, nous sommes en train d'avoir une magnifique collection de réactions épidermiques.
Faut-il y voir une tendance naturelle des français à s'énerver lorsqu'on parle d'impôt ?

Pierre DAC disait "Qui donne au pauvres prête à Dieu, mais qui donne au fisc prête à rire."

Il est un point extrèmement délicat à gérer quand on veut faire un bilan carbone pour une activité humaine : c'est de choisir les termes qu'on prend en compte.
Je me souviens d'avoir lu que le transport ferroviaire était beaucoup moins émetteur de CO2 que le transport routier... Jusqu'au jour où des transporteurs routiers ont eu l'idée de prendre en compte le CO2 émis lors de la fabrication des rails dans les hauts fourneaux!
Resterait à argumenter sur la durée de vie d'un rail et sur le taux de ferrailles recyclées dans leur fabrication.

Les fabricants de béton sont aussi en train d'expliquer que, quand ils recyclent des clinckers de hauts-fourneaux ils émettent très peu de CO2.

Tant qu'on n'aura pas des calculs justifiés, avec des hypothèses de départ clairement argumentées et des modes d'évaluation controlables, chacun prèchera pour sa paroisse et (pour les partisans du nucléaire), les neutrons seront gardés par qui voudra bien s'en occuper.

Je veux néanmoins remercier les modérateurs des réactions qui ont eu à coeur de laisser chacun s'exprimer. Certaines réactions outrancières se desservent elles-mêmes.

Dominique43 | 10 août 2009 à 16h32
 
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Re:ROCARD a les moyens, mais pas le Peuple !

Le peuple n'a jamais été aussi riche !
Certes il y a trop de gens sur "le bord de la route" (ce qui est une expression amusante puisque vu le nombre de voitures il n'y a plus guère de monde sur le bord de la route ...), et continuer à faire semblant qu'il n'y a ni problème de ressources d'énergie (je rappel que rien n'existe sans charbon ni pétrole, à commencer par internet) ni de réchauffement climatique nous mène droit dans un mur qui condamnera définitivement les gens à faible revenus. La taxe carbone est un mal nécessaire pour éviter le pire !

chocard | 11 août 2009 à 09h47
 
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Re:Re:Re:Qui percevra cette taxe ?

Il est vrai que les éoliennes ancienne génération produisaient des bruits mécaniques qui pouvaient être gênant voire énervant. Celles-ci ne sont plus qu'un vague souvenir.
J'ai visité de long en large le parc éolien de Cormainville (30 machines), je suis même entré dans le mât d'une machine en fonctionnement. Comme je n'entendait rien, j'ai eu des doutes sur ma perception auditive, alors j'ai enregistré, dans le mât, au pied, à 50 m, à 100 m et 500 m, devant, derrière, etc. et de retour à la maison, j'ai rentré tous ces enregistrements dans mon ordinateur pour les comparer. Le résultat est sans appel : le plus bruyant de tous les enregistrements est équivalent à une 307 peugeot au ralenti.
Ca calme non ?

Pinoc | 19 août 2009 à 18h55
 
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Re:Re:ROCARD a les moyens, mais pas le Peuple !

il vaut mieux lire ça que d'être aveugle mais bon... revenez sur Terre, vous qui prétendez la défendre(contre vous même?)
Sur qu'il y a des problèmes, mais taxer la France pour un problème mondial, excuser moi mais c'est se foutre du monde. Alors ok montrer l'exemple c'est honorable mais il parait clair que baisser la consommation d'hydrocarbures implique l'augmentation d'une autre source d'énergie (nucléaire?). Car qui veut baisser son niveau de vie hein? Pendant que d'autre pays progressent oui, au prix d'une forte pollution, nous on vas consciemment régresser.
La taxe, toujours la taxe. Et pourquoi pas privilégier l'éducation plutôt que la répression? Des citoyens responsable ça serait le rêve.
Vous dites 'éviter le pire'. J'ai pourtant l'impression qu'a l'échelle mondial, il n'y a que le pire qui ai droit de citer. C'est quoi ce 'pire'? c'est le dérèglement climatique, la monté des océans et que sais je.
Laissons faire la nature, elle ne manquera pas de réguler notre population.

dalek | 21 août 2009 à 14h46
 
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Re:Re:Re:ROCARD a les moyens, mais pas le Peuple !

Donc, ce que vous préconisez, c'est de ne rien faire pour lutter contre l'épuisement des ressources fossiles et le réchauffement climatique, en sachant pertinnement que les conséquences seront catastrophiques pour la stabilité du monde et la population. C'est presque criminel comme façon de procéder...

Ceci dit, je suis d'accord sur l'éducation plutôt que la répression, mais malheureusement, l'éducation coûte plus cher et met plus de temps. Et surtout, les politiciens ne veulent pas de citoyens responsables et qui sachent réfléchir, parce que ceux-ci représentent une menace pour leur pouvoir. Ca me désole, mais ce n'est certainement pas d'eux qu'il faudra attendre cette révolution culturelle. Sans oublier qu'il y a une différence entre connaître une leçon ("Il faut réduire ses émissions", mais franchement, qui ne la connaît pas de nos jours) et se bouger le cul pour la mettre en oeuvre, ce qu'on ne peut faire que sous la contrainte.

Enfin, l'argument du "Les autres ne le font pas alors pourquoi s'emmerder?" n'est définitivement pas recevable. C'est l'un des pires prétextes à l'inaction que je connaisse. D'autant que le "niveau de vie" dont vous parlez ne traduit aucune réalité physique, et le "baisser" ne signifie donc pas grand chose. Ce n'est qu'une perception très subjective. Sans oublier que si, comme vous le dites, personne ne veut le baisser, pourquoi s'emmerder à les éduquer, vu qu'ils ne se bougeront pas pour autant? Ne vaut-il pas mieux leur forcer la main?

Umwelt | 13 septembre 2009 à 14h27
 
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