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Le Costa Concordia est prêt à être remorqué

Déchets  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com

Après une semaine de renflouement, l'épave du paquebot Costa Concordia va désormais entamer son remorquage ce mercredi 23 juillet pour être démantelé dans le port de Gênes (Italie). Son transfert du port de l'île italienne du Giglio, où il s'était échoué en janvier 2012, se fera sous haute surveillance. Quatorze navires escorteront le paquebot, qui passera à 25 kilomètres de la Corse, près de l'île d'Elbe. Un parcours qui inquiète le maire de Bastia et la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal qui craignent un risque de pollution maritime en cas de fuites d'hydrocarbures de produits toxiques.

163 tonnes de produits huileux à risque

La ministre a réclamé le 16 juillet à son homologue italien Gian Luca Galletti, des "preuves" du pompage complet des réservoirs d'hydrocarbures et de l'"absence de risques liés aux autres substances dangereuses" comme les frigorigènes et lubrifiants. Ce lundi 21 juillet, Mme Royal a eu confirmation auprès de la Commission Ramoge de l'existence de quantités résiduelles d'hydrocarbures et de produits huileux (environ 163 tonnes) ainsi que de produits toxiques (environ 12 tonnes, qui sont confinés dans des containers scellés), a-t-elle déclaré dans un communiqué. "Ces quantités résiduelles ne peuvent pas être pompées". Selon la ministre, un dispositif de prévention et de récupération des produits huileux et des déchets solides est prévu durant le transfert qui doit durer quatre jours.

L'épave sera escortée durant le trajet par un avion des garde-côtes pour les «télé-relevés» environnementaux, quatre remorqueurs de haute-mer pour les activités anti-pollution, deux unités multi-usages pour le support des activités anti-pollution, une unité pour la récupération des déchets solides et une embarcation pour la localisation des dauphins et des baleines, selon la ministre.

Mme Royal a annoncé que le navire de dépollution "Jason" sera envoyé par précaution sur zone "afin d'accompagner le convoi en longeant la côte de Haute-Corse" et "parer à toute éventualité". Elle prévoit "d'être sur place le moment venu".

L'ONG Robin des Bois estime que le remorquage de l'épave "est possible avec un minimum de risques". Si toutefois l'épave "ne parvenait pas à bon port, les effets principaux sur l'environnement seraient la dispersion en mer de milliers de déchets plus ou moins flottants et non dégradables issus des décorations, des aménagements, des cabines, des cuisines et des locaux techniques de l'ex navire de croisière et une perturbation radicale de plusieurs hectares des fonds précieux de la Méditerranée", a-t-elle prévenu.

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