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Actu-Environnement

Le nucléaire dans le monde : fin de la « renaissance »

Vingt ans après sa première édition, le World Nuclear Status Report 2012 dresse l'inventaire d'une industrie nucléaire en perte de vitesse dans le contexte actuel de crise financière, et encore frappée par les effets de Fukushima.

Energie  |    |  Agnès Sinaï Actu-Environnement.com

Durant la seule année 2011, la situation mondiale du nucléaire a été bouleversée : 19 réacteurs nucléaires ont été définitivement déconnectés dans le monde, tandis que 7 étaient mis en service. Quatre pays ont annoncé leur sortie du nucléaire : l'Allemagne, la Belgique, la Suisse et Taiwan. Cinq autres se sont retractés : l'Egypte, l'Italie, la Jordanie, le Koweit et la Thaïlande. L'Iran est le seul pays au monde à s'être engagé dans un programme électro-nucléaire commercial, depuis la Roumanie en 1996. Les chantiers sont arrêtés en Bulgarie et au Japon.

Etabli par les experts indépendants Mycle Schneider et Antony Froggatt en collaboration avec Julie Hazemann, le World Nuclear Industry Status Report 2012 résume la situation : en 2011 quatre nouveaux chantiers de réacteurs ont été lancés, et en 2012 deux. La France, l'Inde, le Brésil et les Etats-Unis ont annulé les nouveaux chantiers. Aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, des compagnies clés se sont retirées des projets. La certification de nouvelles technologies de réacteurs est reportée, c'est le cas du réacteur franco-allemand EPR qui ne sera pas agréé aux Etats-Unis avant fin 2014. Dans divers pays, les chantiers en cours ont pris du retard, en Chine, en Arménie, en Finlande et aux Etats-Unis. Sur 59 unités en construction dans le monde, au moins 18 connaissent des retards de plusieurs années. Le projet de la centrale Watts-Bar-2 aux Etats-Unis bat tous les records : la construction a commencé en 1973, et la mise en service a été reportée jusqu'en 2015 ou 2016.

Chantiers en déshérence et dérive des coûts

Quant aux nouveaux candidats à l'industrie nucléaire, tels que le Bangladesh, le Belarus, l'Indonésie, la Jordanie, la Pologne, l'Arabie saoudite, la Turquie, les Emirats arabes unis et le Vietnam, ils reculent devant les contraintes financières et les difficultés d'implantation liées à leurs conditions climatiques spécifiques, comme l'absence d'eau pour refroidir les réacteurs. Dans ces pays, l'implantation d'énergies renouvelables et l'utilisation du gaz naturel s'avèrent moins coûteuses et plus facile à implanter.

Les coûts de construction de certains projets se sont emballés : celui de l'EPR a été multiplié par 4 hors inflation, celui de la centrale de Watts-Bar-2 a augmenté de 60% au cours des cinq dernières années. Sur 11 compagnies nucléaires, 7 ont été dégradées par l'agence Standard & Poor's pendant la même période. Quatre compagnies sont restées stables, mais aucune n'a vu sa note rehaussée. Les agences de notation considèrent le nucléaire comme un secteur à risque. Moody's s'est félicitée que les firmes allemandes RWE et E.ON se soient débranchées des centrales en projet en Grande-Bretagne, estimant que ces compagnies pouvaient à la place se focaliser sur des investissements moins risqués. Moody's a également salué la décision de Siemens de se retirer du secteur de l'électricité nucléaire, estimant que ce retrait libérerait des fonds à investir dans des activités dotées d'une meilleure visibilité. Tepco a perdu 96% de sa valeur depuis la catastrophe de Fukushima, EDF 82% et Areva 88%.

Les renouvelables triomphent

En contraste avec le secteur du nucléaire, les investissements dans les énergies renouvelables connaissent une nette accélération, malgré le contexte de crise et le renoncement de certains pays aux tarifs de rachat régulés. Depuis 2004, les investissements dans les énergies renouvelables ont pratiquement quintuplé. Selon Bloomberg Energy Finance, l'investissement cumulé dans les énergies renouvelables a augmenté de plus de 1000 milliards de dollars depuis 2004, alors que dans le même temps les investissements dans le nucléaire n'ont canalisé que 120 milliards de dollars. Les variations de ces investissements sont essentiellement tributaires des programmes électro-nucléaires chinois, la Chine concentre 40% des chantiers de construction de centrales. Cependant, sur les 26 réacteurs nucléaires en cours de construction ou en projet en Chine, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) n'a pu annoncer aucune date de mise en fonctionnement.

La Chine est un bon marqueur de l'évolution de l'industrie nucléaire. La puissance éolienne y a été multipliée par 50 durant les cinq dernières années, pour atteindre 63 gigawatts (GW), soit cinq fois plus que la capacité nucléaire installée en Chine et l'équivalent de celle de la France. L'énergie solaire installée a été multipliée par 47 durant les cinq dernières années pour atteindre 3,8 GW, tandis que la capacité nucléaire n'a même pas doublé, atteignant seulement 12 GW. Depuis 2000, la capacité nucléaire de l'Union européenne a décru de 14 GW tandis que 142 GW d'énergies renouvelables ont été installés, soit 18% de plus que le gaz naturel, d'une capacité de 116 GW dans l'UE.

La quantité d'électricité produite par le nucléaire n'a que très peu augmenté durant la dernière décennie. Il en résulte que la contribution de ce secteur au mix énergétique global est en décroissance tandis que d'autres sources accélèrent la production. En 2011, les turbines éoliennes ont produit 330 térawattheure (TWh) d'électricité en plus qu'à la fin du XXème siècle, ce qui représente une hausse de la production électrique 4 fois supérieure à la hausse de la production d'électricité nucléaire au cours de la même période. La hausse du solaire photovoltaïque a été impressionnante au cours des dernières années : elle a été multipliée par 10 depuis 5 ans. En Allemagne, pour la première fois, l'électricité produite à partir des renouvelables (122 TWh) a dépassé celle qui a été générée par le charbon (114,5 TWh) au cours des cinq dernières années. La production d'électricité renouvelable allemande correspond à 29% de la production française d'électricité nucléaire. La France génère près de la moitié de l'électricité nucléaire de l'Union européenne. En Chine, il y a tout juste 5 ans, les centrales nucléaires produisaient 10 fois plus d'électricité que l'éolien. En 2011, la différence n'est plus que de 30%. Les deux tiers des 31 pays nucléarisés du globe ont passé leur pic de génération d'électricité nucléaire.

Réactions51 réactions à cet article

 

Bonjour,
cet article est très intéressant mais un paragraphe m'échappe :

"La Chine est un bon marqueur de l'évolution de l'industrie nucléaire. La puissance éolienne y a été multipliée par 50 durant les cinq dernières années, pour atteindre 63 gigawatts (GW), soit cinq fois plus que la capacité nucléaire installée en France."

Je pensais que la capacité du nucléaire en France est justement d'environ 63 GW. Si les éoliennes chinoises atteignent un puissance de 63 GW, comment cela peut il être 5 fois supérieur à la capacité de nucléaire déjà installée en France ?

Mounir | 16 juillet 2012 à 09h18
 
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En fait il faut comprendre : 5 fois supérieur à la capacité nucléaire installée en France pendant la même période (et pas 5 fois la capacité nucléaire totale de la France).

Berthy | 16 juillet 2012 à 10h40
 
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Ben, sur les 5 dernières années il y a eu 0 W de puissance nucléaire installée en France (aucune mise en service), donc l'explication de Berthy n'est pas convainquante. L'auteur de l'article pourrait elle éclaircir ce point ?
Autre hypothèse : une coquille où il faudrait remplacer "nucléaire" est "éolien" (ce qui aurait plus de sens car comparer de la puissance éolienne à de la puissance nucléaire n'en a pas vraiment, le service rendu étant différent). Mais en réalité, le site web de France Energie Eolienne indique que la puissance éolienne installée en France est actuellement de 6,6 GW, soit plutôt un rapport 10 qu'un rapport 5 avec la puissance installée en Chine.

Stéphane | 16 juillet 2012 à 11h40
 
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cet article donne quand même une vision biaisée de la réalité, il est aujourd'hui impossible, à consommation d'énergie constante, de faire progresser les EnR au niveau des hydrocarbures et du nucléaire, c'est tout bonnement de la science fiction, il faudrait remettre ça en perspective avec quelques chiffres, et rappeler que pour 1 MW d'éolien ou de solaire, il faut 1 MW de gaz ou charbon à côté pour compenser les absences...

clemher | 16 juillet 2012 à 11h57
 
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Que des bonnes nouvelles dans cet article, l'histoire est en marche! YOUPI

yahoobruce | 16 juillet 2012 à 15h33
 
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Désolé de vous contredire en ce qui concerne la Jordanie, qui ne s'est absolument pas retirée de la construction d'une centrale atomique. Vérifiez vos informations. La décision est pendante concernant le groupe ou les groupes qui seront retenus pour cette construction, mais elle devrait bien se faire comme prévu.
Désolé...

docron | 16 juillet 2012 à 16h30
 
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Bonjour,

Un lapsus s'est en effet glissé dans l'article puisqu'il fallait lire "La puissance éolienne y a été multipliée par 50 durant les cinq dernières années, pour atteindre 63 gigawatts (GW), soit cinq fois plus que la capacité nucléaire installée en Chine et l'équivalent de celle de la France."

Merci de votre vigilance !

David Ascher

Modérateur | 16 juillet 2012 à 17h02
 
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Côté nucléaire on recalcule les coûts des centrales, comme du courant généré, à la hausse - sans parler des délais.
Avec les EnR (hors-barrages), c'est tout le contraire, le coût de de l'installation baisse de 5% en moyenne d'une année à l'autre. C'est sans compter les synergies offertes (solaire et hydrogène par ex) et le recyclage des infrastructures. Bref une visibilié jusque l'horizon, basé sur l'infini avec un risque faible... Mais vous pouvez toujours choisir la radioactivité, car comme on dit, seul les c*ns changent pas d'avis !

Alors viendez dans ce monde fabuleux des gens respectueux de leur milieux, ça fera du bien à votre tête de pas rester bête....

Aux offusqués à la lecture de ce message, je citerai la grande sagacité de ma môman : Quand on se sent morveux, on se mouche.

Hannicare | 16 juillet 2012 à 17h29
 
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Ce rapport me semble un peu léger et, peut-être pas biaisé comme l'écrit M./Mme Clemher, mais partial. Le billet ci-dessus reflète cette partialité, mais c'est le prix qui est payé quand on se borne à rapporter; prendre de la hauteur serait pourtant souhaitable dans des cas de ce genre. Dommage.

« Quatre pays ont annoncé leur sortie du nucléaire : l'Allemagne, la Belgique, la Suisse et Taiwan. » Oui, mais le rapport ne dit pas que les gouvernements de la Belgique et de la Suisse sont en train de ramer pour repousser les arrêts de centrales.

Le rapport est surtout léger. Exemple pour la France: «Considering its existing nuclear overcapacities and the average age of its reactors (roughly 27 years), France should not need to build any new units for a long time.» Tirer une telle conclusion sur la base d'une moyenne d'âge est tout simplement grotesque.

Je n'ai pas non plus souvenir d'une décision, formelle et officielle, d'«annuler» un nouveau chantier.

Je trouve extraordinaire qu'on fantasme sur l'influence du chef de cabinet de Mme Batho.

Quant au déluge de chiffres, il est peu honnête et bernera les gogos. Les extraordinaires augmentations en pourcentage des ENR ne doivent pas faire oublier qu'elles sont basées sur des situations de départ faibles, voire extraordinairement faibles. Et au-delà des GW installés, on aimerait surtout connaître les TWh produits, leur distribution dans le temps et les investissements dans les centrales de complément.

Wackes Seppi | 16 juillet 2012 à 18h34
 
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En fait, on a des chiffres pour la Chine dans deux beaux graphiques aux pages 44 et 46:

Puissance installée (2011):

Nucléaire: 12 GWe
Éolien: 63 GWe

Production:

Nucléaire: 87 TWh
Éolien: 67 TWh

Voici un autre morceau de bravoure du rapport:

«Four German states generated more than 45 percent of their electricity from wind turbines alone in 2011. As of the end of 2011, the combined installed renewable electricity capacity in Germany totaled 65.4 GW, that is more than the available French nuclear capacity (63.1 GW). Of course, French nuclear plants generated 424 TWh, while German renewables generated “only” 122 TWh of electricity or 29 percent of French nuclear power in 2011; but the German renewables growth rate is
very significant (+17.3 percent) while French nuclear generation is stagnating at best.

La dernière demi-phrase témoigne d'un logique franchement foireuse et d'un parti-pris. Regrettable.

Wackes Seppi | 16 juillet 2012 à 18h55
 
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Bonjour Mounir

Il faut bien lire: "...soit cinq fois plus que la capacité nucléaire installée en Chine et l'équivalent de celle de la France."

Bonjour Clemher
Arrêtez de diffuser des bêtises. 1MW éolien ou solaire REMPLACE 1MW fossile ou nucléaire ! La puissance des EnR installés en France est toujours trop faible pour avoir un effet sur l’équilibre du réseau, contrairement à l'Allemagne. Là-bas, des centrales à gaz ne sont pas démarrées parce qu’il y a trop de production renouvelable à certains jours dans l’année. C'est embêtent pour les multinationales parce que ils perdent beaucoup d'argent et ont aujourd’hui peur de perdre leur marché. Alors ils font croire aux gens ce que vous avez écrit et beaucoup d’autres « vérités sur les EnR ». Si une chose est dangereuse pour ces entreprises, c’est trop de autodétermination et d’indépendance de la population. Le mieux pour eux c’est une population qui ne pose pas de questions et qui consomme sans réfléchir ce qu’on l’a donné. C’est ça ce que ils veulent, et c’est ça ce que moi, je ne veux pas ! Un bon exemple c’est la région Bavière en Allemagne : Plus que deux panneaux photovoltaïque par habitant (12,5 million), et ça avec un gouvernement conservateur du « Land » qui essaie tout pour enterrer la filière PV depuis des années !

mk | 17 juillet 2012 à 10h14
 
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Il faut bien savoir et comprendre que pour l'instant, l’Allemagne remplace son parc nucléaire en grande majorité par du gaz, et non pas par des EnR !!
Ils ont accès en priorité au gaz russe via un nouveau pipeline flambant neuf, et nous discriminent en partie de son accès (nous ne pouvons donc pas avoir la même stratégie).
C'est pour cela que pour du moyen terme, la France ne peut se passer de son parc nucléaire important, c'est tout bonnement impossible !
Le photovoltaïque a beau croitre de façon fulgurante, il ne représente toujours qu'environ 0,1% de l’électricité produite au niveau mondial (le nucléaire environ 15%), et l'éolien 1%.
L'énergie renouvelable la plus massive est l'hydroélectrique avec 15%. Ceux qui nous racontent que dans un avenir proche les EnR remplaceront hydrocarbures et nucléaire nous mentent ou ne connaissent pas grand chose aux questions énergétiques actuelles...
La priorité actuelle est de décarboner l'économie, car de toutes façons nous aurons de moins en moins accès aux hydrocarbures dans un avenir très proche, et l'on ne pourra pas se passer d'un nucléaire massif d'état pour cela.

clemher | 17 juillet 2012 à 10h16
 
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Bonjour Wackes

Oui, et maintenant il faut calculer le coût pour 12GW nucléaire (cycle de vie plus assurance accident) et pour 67GW éolien (pareil). Je ne vois pas le sens économique derrière si se n'est pas une volonté politique en contournant la population.

MK | 17 juillet 2012 à 10h28
 
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@Wackes Seppi : Reprocher un parti-pris quand on penche soit meme pour le camp oppose, ca me fait doucement rigoler. Il y a d'ailleurs plethore d'articles sur ce site pour en attester. De mon cote, je m'efforce d'avoir l'honnete de ne pas cacher ma sensibilite.

Bref, il est surtout regrettable, pour vous citer, de presenter une resistance au changement aussi prononcee. Et pour vous repondre, a mon sens, je trouve egalement que les pro-nuke dont vous faites parti, se borne a repeter un discour mensonger. Comme quoi.

La France est le seul pays a s'etre autant enfonce dans l'erreur du tout nucleaire. Moralite, c'est par les corones que l'establishment nucleaire Francais nous tient. Et tout ca, ca n'aura pas empecher par le passe d'importer plus d'electricite depuis l'Allemagne, qu'on en aura exportee. Donc, non sans un pointe de cynisme, il vous faudrait aussi rester coherent et vanter aussi les bienfaits qu'ont pour nous leurs centrales au charbon ou au gaz...

@clemher
La priorite actuelle, j'en vois une autre, celle de decentraliser le reseau public electrique d'une production massive et groupee de centrales. Ce n'est que par ce biais que les EnR pourront se reveler pour les particuliers aue nous sommes. Par pour les consortiums d'eoliennes off-shore seulement.
Pour parler securitaire, decarbonner c'est du curatif, degrouper le reseau c'est du preventif.

Hannicare | 17 juillet 2012 à 12h08
 
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seulement sans solution de stockage efficace et smart grids, votre décentralisation du réseau ne servira à rien,
de plus cela nécessite des investissements extrêmement lourds et la pertinence de ce modèle n'est pas encore clairement établi (il faudrait des expérimentations à taille importante),
les EnR sont intermittentes mais les gens veulent du courant quand ils en ont besoin...
sinon il y a aussi beaucoup de contre vérité de la part des pourfendeurs du nucléaire et des militants anti-nucléaires, il faut savoir aborder ces questions centrales sans démagogies et en ayant une conscience fine des enjeux (ce qui est loin d'être le cas en général), bref démystifier et dépassionner ce débat (je sais que c'est dur),
par exemple, une écoute/lecture attentive de ce que dit un mec comme Jancovici ne fait pas de mal...

clemher | 17 juillet 2012 à 12h24
 
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La solution de stockage n'existe pas, meme pour l'energie nucleaire, c'est d'ailleurs pour cela qu'elle est toujours prioritaire sur le reseau public. Dites justement merci a l'intermittence des EnR car s'il fallait autant de temps pour debrancher une batterie de panneaux ou d'eoliennes, qu'un reacteur nuclaire, ERDF aurait deja explose...=> mais peut etre pas l'Est du Japon.

Ici pas de demago, c'est du factuel, sinon pourquoi les financies et assurances se desengageraient de la filiere ? Si il y en a pour qui la morale n'est qu'une valeur abstraite et inutile, c'est bien eux.

Pour Jancovici, vous voulez dire celui qui travaille pour la fondation Hulot ? Cette meme fondation dont le rapport parlementaire N*3142 presente EDF (exploitant de centrales), Bouygues (constructeur de centrale), Rhone Poulenc, TF1, l'Oreal comme financeurs et/ou siegeant au conseil d'administration ? Oui, sans doute faut-il l'ecouter comme d'autres partisans du green-washing.
Car apres Fukushima ou d'autres accidents, avoir le culot de dire que le nucleaire, c'est bien pour "eviter les risques de crise sociale"... la jdis chapeau.
Ou meme pretendre que le gaz est une ressource fossile alors que le premier precore venu est capable de fabriquer de l'hydrogene par electrolyse avec des panneaux solaires... la encore chapeau.

Et juste comme ca, le smart grid c'est l'autre nom du reseau decentralisee. Mais a la reflexion, la priorite actuelle est que les politiques se sortent les doigts du ...

Hannicare | 17 juillet 2012 à 14h06
 
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c'est marrant tout les pro Nuk n'ont plus qu'un argument en bouche au final : on n'a pas le choix !

freud | 17 juillet 2012 à 14h20
 
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mais je ne suis pas spécialement pro-nucléaire, je dis juste qu'en ayant étudié un tant soit peu le problème énergétique, il sera dur de s'en passer à court terme, dans un monde ou les hydrocarbures vont se raréfier.
Si vous n'êtes pas d'accord, je veux bien votre plan d'action détaillé et chiffré.
Le nucléaire n'a pas besoin d'être associé à du stockage car il n'est pas intermittent, justement, c'est là tout le problème des EnR, comme je le dis pour 1MW d'éolien il faut 1MW de gaz ou de charbon à côté, sans solution de stockage.
Les smart grids ne sont pas qu'un réseau décentralisé, mais un vrai "internet" de l'énergie (le dernier livre de Rifkin sur le sujet est assez éclairant),
quant à Jancovici, merci de ne pas caricaturer son action, oui c'est un conseiller de Hulot, mais justement écoutez le un peu, le mec est un expert (ce que nous ne sommes pas), et permet de bien synthétiser les enjeux et d'avoir les idées en place sur un grand nombre de sujets ou les contre vérités et simplifications sont légions.

clemher | 17 juillet 2012 à 15h55
 
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Bonjour MK,

la phrase dont je parlais dans mon tout premier commentaire a été modifiée depuis et je la comprend mieux maintenant. Pour voir ce qu'il était écrit initialement, reportez-vous au tout premier commentaire de cet article et vous constaterez qu'il était difficile de comprendre l'avis de l'auteur.

Bonne journée à tous

Mounir | 17 juillet 2012 à 17h06
 
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Une belle soupe qui mélange très habilement sans le préciser clairement puissance installée et volume d'énergie produite.
Il y a aussi mélange entre croissance de volume d'énergie produite et croissance de puissance installée.

bcp de pays dans le monde n'ont pas renoncé, mais attendent de voir les évaluation et ;leurs couts pour regarder combien cela va couter. Quand le pic pétrolier sera passé par la, les opérateurs se tournerons vers le gaz dans un premier temps. Ce qui fera monter son prix. Mais ensuite, vers quoi iront les investisseurs ?
Il suffit tout de même de regarder les couts du MWh et ce que vont en dire les consommateurs. L'éolien (terrestre/offshore) 80-250€/MWh, le solaire PV 200-400€ /Mwh. Le nucléaire : 28 a 90€ /MWh le gaz 75€/MWh, le charbon 30-40€ /MWh, le fioul ???€ /MWh

Mais a mon sens, même si le nucléaire est bien le sujet de l'article, c'est une mauvaise idée d'opposer les renouvelables et le nucléaire. A mon sens, ces deux systèmes peuvent être complémentaires. Il faut juste parler des risques et des prix.

Et puis concernant l'allemagne, c'est sur qu'avec 1 an seulement de parc nucléaire réduit de moitié, le charbon est un bon indicateur. Non franchement, article bien ficelé, mais qui ne reflète pas tout a fait la réalité des chiffres au moins en ce qui concerne la production électrique européenne ou même mondiale.
D’ailleurs, il serait intéressant de confronter un lecteur qui a lu cet article et un lecteur qui a lu le bilan de l'AIE.

AtomicBoy44 | 17 juillet 2012 à 22h58
 
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@Hannicare.
Si vous voulez vraiment démontrer que JMJancovici a tout faux et vous et ceux qui promeuvent le nucléaire a l'encontre des ENR (ce qui est a mon avis une erreur)
Écrivez et proposez un article a la rédaction de ce site.
Il n'empêche que le mix énergétique mondial d’aujourd’hui est a 75% fossile + fissile. Vous pourrez me dire que le nucléaire ce n'est que 6% de l'énergie mondiale, mais il faut aussi dire que le solaire et l'éolien font eux 1 a 2%.
Par contre, le nucléaire fait 17% de l'électricité mondiale...Combien pour le vent et le solaire ? Et l'hydraulique ? Et le bois ?

J'espère pour vous que vous ne vous fiez pas uniquement a actu-environnement pour essaye de comprendre les mix énergétique mondiaux et nationaux.

AtomicBoy44 | 17 juillet 2012 à 23h32
 
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Je n'aime pas cet article totalement partisan, qui met bout à bout des chiffres montrant la croissance des EnR et la stagnation du nucléaire, mais ne démontre RIEN DU TOUT !
Comme toujours, les pro et antinucléaire s'affrontent, alors que l'avenir réside dans la complémentarité entre cette technologie et celle des EnR : l'hydraulique d'abord, puis l'éolien... le solaire, qui produit peanuts ne pouvant concerner que des cas très particuliers, comme les îles ou zones désertiques.
Si les financiers se tournent actuellement vers les EnR, c'est essentiellement pour deux raisons :
1- ils recherchent de plus en plus des retours d'investissement à court terme, or le nucléaire n'est (très) rentable que sur le long terme, et ne peut pratiquement se développer qu'au sein d'une entreprise nationale
2- Tchernobyl et Fukushima l'ont montré, seuls des pays pourvus d'une culture de sûreté et de transparence développée sont capables de maîtriser le nucléaire, et ce n'était pas le cas de l'Ukraine ni du Japon. Il faudra attendre (la Chine notamment) pour que le nucléaire se développe dans le monde dans des conditions acceptables.

Sur le plan technique, il est important de souligner que 1 MW de nucléaire ne peut être remplacé que par 1 MW d'éolien (ou de PV si on veut) + 1 MW de nucléaire (ou de gaz si on n'aime pas le nucléaire ) ! C'est une réalité incontournable, due à l'intermittence, qui fait que beaucoup d'erreurs sont commises quand on veut faire des comparaisons économiques.

alain38 | 23 juillet 2012 à 15h11
 
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j'aurais pu signer mot pour mot ce que vous écrivez Alain38 :)
et je ne suis pas pro nucléaire,
mais ne pas se reposer demain sur le nucléaire revient à dire qu'il va falloir retourner, et vite, à des modes de vie beaucoup plus austères, c'est incontestable, ce qui disent le contraire sont soit des menteurs, soit de doux rêveurs,
et effectivement c'est assez inutile (voir malhonnête), de rapprocher des croissances fulgurantes (mais quand on part de rien...) à des données beaucoup plus établies et importantes, ça laisse croire que la transition est possible assez aisément, et cela ne prend pas en compte le caractère intermittent de l'éolien et du solaire (ainsi que leur coût exorbitant, pour ce qui est de l'éolien offshore et du solaire en tous cas)

clemher | 23 juillet 2012 à 15h28
 
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Je ne comprends pas vos raisonnements. L'énergie nucléaire a été lancé en exploitation industrielle à une époque où elle était beaucoup moins performante que maintenant. Cela n'a jamais empêcher d'implanter centrales tout en investissant en parallèle dans la recherche.

Pourquoi ne faudrait-il pas faire de même pour les EnR ? Pourquoi faudrait-il limiter l'implantation de champ d'éolienne ou de centrale solaire jusqu'à ce que quelqu'un estime que ces technos sont enfin mûres ?

daaaavid | 23 juillet 2012 à 15h41
 
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deux remarques par rapport à ce que vous dites, david :
1. je suis pour un développement important des EnR, mais avant tout pour remplacer en premier lieu les énergies carbonées, c'est le plus urgent, et quoiqu'on en dise, une source énergie beaucoup plus dangereuse que l'électricité nucléaire,
2. le problème des EnR éoliennes et solaires, comparé au nucléaire, c'est leur intermittence (en plus de leur coût); si bien qu'il faut une unité de production "stable" de même valeur à côté d'une éolienne pour garantir cette stabilité à tout moment de l'année.

Développons donc les EnR à côté d'un parc nucléaire fiabilisé et pérennisé, voilà ce qui me semble la voie la plus "sage", mais surtout appliquons un programme d'économie d'énergie massif.

clemher | 23 juillet 2012 à 16h00
 
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C'est assez énervant de lire, dans beaucoup de commentaires, que pour chaque MW éolien construit, il faut construire 1 MW nucléaire ou thermique pour compenser l'intermittence.

D'une part, le nucléaire ne permet pas de compenser cette intermittence car cette technologie n'est pas suffisamment réactive.
D'autre part, quelqu'un pourrait-il nous dire quelles centrales thermiques ont été mises en service ces dernières années pour "compenser" le développement des 6.000 MW éoliens en France ?

En France ce sont principalement les barrages hydroélectriques qui permettent de réguler la production d'électricité.

Berthy | 23 juillet 2012 à 16h43
 
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Berthy, si vous voulez une part massive d'EnR hors hydraulique et biomasse dans votre mix énergétique, c'est pourtant le cas, et c'est physique, il faut compenser l'intermittence ! Sinon je veux bien votre solution (c'est pour cela qu'on réfléchit à des systèmes de stockages efficaces et pas trop cher aujourd'hui),
car le jour ou le vent ne souffle pas et ou le ciel est couvert, avec une part massive d'éolien et de solaire, vous êtes en déficit de production électrique...
c'est d'ailleurs ce que font les allemands aujourd'hui dans le cadre de leur douloureuse transition énergétique, construire des centrales à gaz...

clemher | 23 juillet 2012 à 17h07
 
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Je réponds à Berthy, sur les points qui le chagrinent.
D'abord, le nucléaire d'aujourd'hui est suffisamment "réactif" pour s'adapter aux demandes fluctuantes des consommateurs, et même compenser les caprices des moyens de production intermittents comme les éoliennes. Les améliorations introduites dans les années 90 par les ingénieurs français ont rendu les réacteurs nucléaires quasiment aussi souples à piloter que les anciennes centrales au charbon.
Sur la question de l'intermittence ("1MW éolien ne remplace pas 1 MW nucléaire"), je préfère employer une métaphore : je présume que pour aller tous les jours travailler, vous utilisez une voiture à essence ou gasoil, qui vous permet d'être à l'heure et de satisfaire votre patron. Supposez que pour limiter la pollution vous choisissiez de la remplacer par un char à voile : les jours sans vent, vous ne pourrez plus aller au boulot, et à la longue votre patron menacera de vous licencier. Au final, vous serez obligé de racheter une voiture à essence, que vous utiliserez les jours sans vent. Et vous pesterez car vous aurez investi deux fois. Car votre char à voile, intermittent, ne peut rendre les mêmes services qu'une voiture sur laquelle on peut toujours compter (à condition de l'entretenir !). Cependant votre premier objectif de limiter la pollution sera en partie satisfait, ce qui peut, suivant votre sensibilité, vous paraître un compromis acceptable.

alain38 | 23 juillet 2012 à 17h47
 
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@Alain38

Si le nucléaire est si réactif que cela il n'y a donc pas de problème. Lorsque les éoliennes tournent on éteint quelques tranches de centrales. Point barre.

Et pour ce qui est de mon patron, il est plus malin que ce que vous pensez. C'est lui qui a investi pour que je bosse à domicile. Comme ça j'ai revendu une voiture et je me sers du char à voile le week-end sur la plage.

Berthy | 24 juillet 2012 à 09h34
 
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Berthy a tout compris.
Comme l'hydraulique "fil de l'eau", l'éolien qui ne coûte rien (quand il fonctionne) est prioritaire sur le réseau ; il permet d'arrêter temporairement les usines qui consomment du combustible, dans l'ordre décroissant de son coût : fuel, charbon, gaz d'abord, mais aussi l'eau des barrages car son stock est limité et on lui a donc affecté une "valeur d'usage" pour l'économiser s'en servir lors de pics de consommation. Le nucléaire vient ensuite, il arrive quelquefois que l'on mette une tranche à l'arrêt lorsque le vent souffle ou que la consommation est faible (le we en demi saison), cela économise le combustible nucléaire. Malheureusement cela ne permet pas de se passer de ces centrales, car ce sont les seules à pouvoir fonctionner quelles que soient les conditions météo, et bien sûr à présenter un coût de fonctionnement très faible.

Pour le char à voile, bravo, vous avez réussi un deal que beaucoup vous envieront avec votre employeur. Mais pour aller faire des courses, rendre visite à vos amis, partir en vacances, vous attendez que le vent souffle ? Pour en revenir à la production d'électricité, le recours significatif aux EnR obligera inéluctablement, dans l'état actuel de la technologie, les pouvoirs publics à contraindre les consommateurs à arrêter certains appareils électriques. C'est un choix politique, pour ma part, je considère que le progrès c'est de procurer le maximum de confort à mes concitoyens, du moment que le nucléaire le permet.

alain38 | 24 juillet 2012 à 10h18
 
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@AtomicBoy44, clemher et autres pro-nukes :
McLennan, Magasanik and Associates (MMA, 2009) donne les prix moyens aux MWh en 2009 (à raison de 5% de baisse de coût des installations EnR en annuel, ce prix a encore diminué) :
- Geothermie : 97 $US / MWh
- Eolien : 102 $US / MWh
- Biomass : 110 $US / MWh
- PV : 250 $US/ MWh
Pour info, 1 USD = 0.82 EUR. Voilà des données vérifiables qui montrent que vous surestimez fortement ces valeurs.
De plus, le nuke est commercial depuis 1950. Les EnR PV, biomass, éolien depuis 1990 tardif. Donc si le nuke fait 6% des installations mondiales, alors que les PV/éolien 1 à 2, c'est que leur pertinence est bien supérieure et que leur percée se confirme.

En parallèle on oubliera pas que le fissile est fossile, il est également amené à se raréfier et donc son prix augmentera. D'autant que son mode d'extraction est basé sur d'autres énergies fossiles, qui elles aussi explosent. La part des matières premières dans les coûts de fabrication d'électricité va augmenter encore, en parallèle de la vétusté grandissante de nos centrales. Des centrales qu'on ne sait toujours pas démenteler.

Voilà qui expliquent en partie la grande fébrilité des financiers, ceci et à mettre en relation avec le risque latent inhérent à l'activité atomique. Qu'on ne se trompe pas, un financier cherche une rentabilité mais c'est un facteur qui fait suite à un déterminant plus grand : La Confiance. Sans confiance, pas de finance.

Hannicare | 25 juillet 2012 à 10h55
 
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@ Hannicare
je ne suis pas spécialement pro-nucléaire, merci de ne pas simplifier et cataloguer trop vite les positions, je dis simplement qu'à volume d'énergie constant voir même légèrement en baisse, réussir la transition énergétique nécessite aujourd'hui l'appui de cette source d'électricité, en France. Sinon je veux bien votre plan à court et moyen terme, il risque d'intéresser pas mal de spécialiste et peut être même nos exécutifs.
Quelques petites remarques cependant :
- le coût du combustible dans le nucléaire est très faible, sa part dans le coût final de l'électricité produite est de l'ordre de 5%, même si celui ci tend à croitre, ceci n'aura qu'un faible impact sur le prix final ; là ou vous avez raison c'est sur les coût d'entretien et de démantèlement qui risquent de faire gonfler la facture dans les prochaines années s'ils sont répercutés directement sur les factures (et n'en doutons pas)
- le prix de l'éolien que vous évoqué est celui, effectivement, de l'éolien terrestre. Pour l'éolien offshore, on parle plutôt de 250 €/Mwh...

Pour moi la priorité de substitution est celle des énergies carbonées, et je serais ravi que la part des renouvelables augmente sensiblement dans le mix énergétique de la France.

clemher | 25 juillet 2012 à 11h19
 
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suite :
Le 18/01/2011 Greenpeace publiait "La bataille des réseaux" qui confirmait la priorité de l'énergie nuke sur les EnR notamment. Ce qui allait à l'encontre des affirmations d'AREVA et autres.

Avec ceci, on arrive à la conclusion qu'on a une technologie en perte de vitesse, qui coutera de plus en plus et qui freine de développement de solutions de substitution.

La réponse n'est pas dans le fatalisme et dire, à l'image de certains, que sans le nuke, l'électricité se raréfiera et les prix agmenteront. Ou encore, qu'avec le nuke, il faut décarboner nos process et donc s'imposer une austérité, qui raréfiera le courant et augmenteront les prix aussi.
Le solution est de se désengager du nucléaire pour plutôt développer une compétence de démentellement de centrales en fin de vie, chose que nous pourrons revendre. De créer des insitatifs à l'investissement dans les EnR, pour que leur productivité augmente et en baisse les coûts.

Tout ça me fait penser aux banques en 2008, comme pour protéger leur indépendance et montrer leur importance, quant elles se sentent en danger, elles se mettent en crise. Ce qui bloque tous les projets de réforme et conforte une certaine autorité puique l'argent, comme l'énergie tout le monde en a besoin. Bref, pareil avec le nucléaire.
Sauf qu'en 2008 avec la crise on aurait pu reprendre le contrôle et tout réorienter. Mais nos politiques ont baissé le pantalon plutôt que reprendre notre destin en main avec une vision à long terme...

Hannicare | 25 juillet 2012 à 11h22
 
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@Hannicare et éventuels antinuke
(pour ma part je me situe comme pro-progrès, donc que le meilleur gagne !).

Quelques précisions qui éclairent le débat et sont aisément vérifiables :

- les prix des EnR vont continuer de baisser, c'est évident. Jusqu'où, c'est le pb. Mais la vraie limite est technique et liée à l'intermittence. Au delà de qq dizaines de % d'EnR dans le parc de production, on est obligé de doubler ces moyens par des centrales classiques (fossile ou nucléaire), ce qui n'est pas l'idéal du point de vue investissement ! La limite peut être légèrement repoussée en multipliant les lignes électriques, ce qui n'est pas top financièrement et écologiquement parlant. Quant au stockage, on en parle beaucoup mais on ne sait pas faire à échelle industrielle et à un prix raisonnable.
- le prix du kWh nucléaire (autour de 50 €/MWh) augmentera de qq % dans les prochaines années pour tenir compte de travaux de maintenance et de renforcement de la sûreté, mais c'est surtout la taxe CSPE (pour sponsoriser les EnR !) et les coûts d'acheminement de l'électricité (idem !) qui vont alourdir notre facture d'électricité, qu'elle soit issue du nucléaire ou des EnR.
- Enfin, si l'uranium est "fossile", les stocks pour la France correspondent à plusieurs décennies de consommation et bientôt à plus de 1000 ans avec la prochaine génération de réacteurs sur-régénérateurs. Donc aucun risque de pénurie ou de flambée des prix contrairement au charbon, fuel ou gaz.

alain38 | 25 juillet 2012 à 11h41
 
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tout cela est bien beau, hannicare, mais j'aimerais que vous nous expliquiez comment vous allez faire pour nous fournir de l'énergie, de l'électricité notamment, dans un monde ou les hydrocarbures se raréfient et sur lesquels nous sommes de plus en plus discriminés (notamment par l’Allemagne sur le gaz en provenance de Russie, pour parer à sa "transition énergétique"),
sans baisse massive de consommation énergétique, et donc sans récession massive, subie, et mortifère.
Et ne me dites pas, par une substitution avec les EnR, s'il vous plait.

clemher | 25 juillet 2012 à 11h43
 
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@Alain38 : Vos infos sont effectivement vérifiables ... et contestables.
- Le stock d'Uranium Fr est, selon les sources, de 12000 à 16000 tonnes d'uranium de traitement. Soit 2ans maximum de production. Pas plusieurs décennies.
Quant à la quatrième génération, elle en est ... chimérique, avant d'y penser, il serait préférable de parvenir à cloturer les chantiers de la 3 et demie. hein.
- Parlons coût aussi, le récent rapport de la commission d'enquête sénatoriale (article sur le sujet dispo sur ce site au 19/07/2012) atteste d'une hausse des prix de l'électricité de 49% pour 2020. La CSPE, elle, ne suffit pas et devrait se voir augmenter de 28%.

Petit calcul, pour aujourd'hui :
CSPE : 10.5 € par MWh
Cout MWh : 115 € en moyenne
donc 10.5 / 115 = 9.1% de CSPE sur facture totale du consommateur.

Petit calcul pour 2020 :
CSPE : 13.4 € par MWh (+24%)
Cout MWh : 171 € en moyenne (+49%)
donc 13.4 / 171 = 7.9% de CPSE sur facture totale du consommateur.

Conclusion, la CSPE dont 52% de la valeur est absorbée aux EnR (biomasse, hydroélectrique, PV, éolien, géothermie...) va diminuer en terme d'impact dans le future. La faute a des investissement de plus de 400 milliards pour entretenir notre parc de production électrique. Rien ne sert de crier harot sur la baudet à ce niveau. Surtout qu'éthiquement ça me pose un sérieux soucis que le nucléaire bénéficie encore de tels subsides.

Hannicare | 25 juillet 2012 à 14h43
 
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Hannicore : ce que vous oubliez de mentionner, par contre, par rapport au rapport du Sénat, c'est que dans les scénarios qu'ils établissent, le plus couteux est celui d'une sortie anticipée de l'atome.

Moi je veux bien qu'à la production, quand le vent souffle, une éolienne soit moins couteuse, mais vous ne réglez en rien la question de l'intermittence et le problème du stockage...il faut que la recherche avance massivement sur ces sujets et cela nécessitera des investissements très importants (je ne dis pas qu'il ne faut pas les faire, attention).
J'en profite pour poster l'excellente intervention de Jancovici devant cette commission du Sénat :
http://videos.senat.fr/video/videos/2012/video12508.html

clemher | 25 juillet 2012 à 15h06
 
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@Hannicare
Puisque vous contestez mes informations, je les précise, en restant factuel :
- le stock stragégique d'Uranium sur notre sol correspond effectivement à 2 ans de consommation, je vous le concède ; mais c'est énorme, il est inutile d'en stocker davantage quand les réserves identifiées dans le monde correspondent à environ 250 ans de fonctionnement du parc mondial et que la France possède des mines réparties dans de nombreux pays. Aucun risque de manquer de combustible donc...
- la 4ème génération, celle des surgénérateurs qui repoussera les réserves à plus de 1000 ans est loin d'être une chimère : nous avons construit Phénix et même Superphénix qui a été stupidement mis à l'arrêt lors de l'arrivée des Verts au pouvoir en 97. Pour la France, il suffira de repartir d'où on s'est arrêté, en ajoutant les éléments de retour d'expérience accumulé depuis ces 15 dernières années.
- le rapport de la commission du Sénat, que j'ai lu, NE CONCLUT HEUREUSEMENT PAS A UNE AUGMENTATION de 49% du prix de l'électricité, surtout si elle continue à être majoritairement produite par le nucléaire !!Ce chiffre a été inventé par certains membres d'EELV plus empreints d'idéologie que de connaissances mathématiques, en additionnant des incertitudes de calcul majorées, ce qui n'a aucun sens. Relisez le document source, celui de la Cour des Comptes, le MWh nucléaire devrait augmenter faiblement (50 à 54 €/MWh) les prochaines années, bien moins vite que la CSPE et les coûts de transport.

alain38 | 25 juillet 2012 à 16h05
 
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@clemher : Vous pouvez me relire à aucun moment je parle d'une sortie anticipée du nucléaire.
La solution est bien d'en sortir, c'est non-négociable et il faudrait même qu'un texte officiel l'inscrive noir sur blanc. Sinon c'est comme demander à un toxico de promettre que, plus jamais, il ne se fera un fix, sans autre garantie. Connaissant sa logique, impossible de lui faire confiance.

Ma vision, c'est ne pas programmer de construction de centrales, ni de financer la recherche sur la fission. Ou seulement pour des réacteurs pouvant consommé des déchets radioactif déjà générés - mais limité leur développement par la suite.
En parallèle, il faut que les ménages puissent être en mesure, grâce à des incitatifs, de générer la majorité de l'électricité dont ils ont besoin. Pas pour la revente de courant mais pour sa consommation.
Cela passe par l'optimisation des habitations mais aussi des EnR et du réseau de distribution. A ce niveau de lourd investissement doivent perfectionner les rendements et la fiabilité de ces technos.
Le vecteur pour tout ça, à court et moyen-terme (5 ans et plus), que ce soit le stockage, ou l'intermittence, c'est l'hydrogène pour l'électricité et le méthane pour les déchets.
Les entreprises, elles, resteront dépendante de grosses unités de production sur les autoroutes à haute tension existante et financeront la fusion sur technologie Stellarator qui rendra caduc tout le reste et sans trop de déchets pour le long terme.

En quelques mots...

Hannicare | 25 juillet 2012 à 17h14
 
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@alain38 - toujours pas d'accord avec vos infos vérifiables :
- Le coût du MWh "nucléaire" va passer à 75 €, non pas à 54.2€ (chiffre qui inclu l'assurance, la recherche public, la gestion des déchets, la mise à niveau de la sureté etc...). Le document, je l'ai bien lu, précise même que l'enfouissement des déchets n'est pas intégré et qu'en fin de compte, le démentellement de la centrale va aussi impacté les prix (alors que ça avait été soit-disant intégré). Deux paramètres parmi d'autres qui ne sont pas intégré au surcout présenté, pour rappel.
Pour finir sur ce point, c'est la commission de régulation de l'énergie qui statue sur une évolution de 30% pour 2016 et 50% en 2020. EELV, quant à eux, avance 400 milliards d'euros d'investissement quelque soit le mix énergétique choisi.
Ensuite vous qui critiquez les chiffres des officielles, je vous conseille de vous penchez sur la méthodologie que les miniers utilisent pour estimer les stocks "disponibles".
Pour finir Superphoenix, c'est la filière nucléaire qui l'a abandonnée au profit de la recherche sur le MOX et l'EPR. Ce dernier qui souffre d'ailleurs des même maux que ceux présentés dans l'article. La belle affaire.

PS @ tous : Désolé pour les fautes d'orthographe, je manque de temps pour la relecture.

Hannicare | 26 juillet 2012 à 09h41
 
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Dans le débat sur les avantages respectifs des différents moyens de production d'électricité, il est primordial de partir de faits ou de données incontestables. Certains émettent des avis tranchés après interprétation personnelle, d'où la nécessité de quelques mises au point :
- le rapport sénatorial (http://www.senat.fr/rap/r11-667-1/r11-667-1-syn.pdf), basé sur des auditions d'experts, reprend le chiffre de la Cour des Comptes : 54 €/MWh pour le coût futur du nucléaire - et en aucun cas celui de 75 €.
- la CRE a confirmé ce chiffre (passage de 50 à 54 € d'ici à 2016 soit 2% par an) tout en prévoyant un doublement de la taxe CSPE et une augmentation de 4% par an du coût du transport, le tout pouvant entraîner 30% d'augmentation sur les factures d'électricité : http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/01/18/les-tarifs-de-l-electricite-en-france-pourraient-bondir-de-30-d-ici-a-2016_1630970_3234.html
- à 54 €, le nucléaire sera encore largement compétitif par rapport à l'éolien (85 à 130€), qui ne peut le remplacer car il ne produit pas à la demande. Pour compenser leur intermittence il faudrait associer aux centrales éoliennes des centrales classiques ou nucléaires de même puissance, ce conduirait à des coûts prohibitifs.
- Superphénix a bien été arrêté sur décision politique (Jospin/Voynet), en aucun cas par EDF !!
Ces vérités étant rappelées, il faut selon moi continuer les efforts de développement des EnR, mais garder notre filière nucléaire intacte.

alain38 | 26 juillet 2012 à 12h26
 
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Mesure post-Fukushima = le prix du MWh à 54,2 € selon la Cour des comptes. Là nous sommes d'accord.
Ce coût ne prend pas en compte plusieurs paramètres qui font l'objet de débats et d'estimations variées mais pour lesquels la commission d'enquête a néanmoins tenté de donner une évaluation - A savoir :
+ les taux d'utilisation des centrales et de démantèlement = +2,46 €/MWh
+ la gestion des déchets = +0,19 €/MWh
+ la recherche publique = +7,11 €/MWh
+ les coûts publics pour la sécurité/ sûreté/ transparence = +0,56 €/MWh
+ l'assurance = +9,83 €/MWh
+ le taux d'actualisation qui passe de 5 % à 4 % = +0,40 €/MWh
...
Addition de tous ces coûts estimés par la CC= le coût du mégawatt heure nucléaire passe de 75 €.
Paramètres non-intégrés : Enfouissement des déchets et le démentellement des centrales.

Aussi, Superphoenix a été abandonnée car non-rentable et un goufre à subventions publics qui ont donc été supendues. La filière nuke aura préférée s'en détacher au profit de l'investissement de nos deniers dans le MOX et les EPR. Ils ont simplement céder sur une position politique une fois qu'ils ont décidé d'arrêter le programme.

Ces vérités étant rappelées, je trouve ça dommage car c'était la seule techno qui pouvait digérer les déchets issus de la filière conventionnelle.

Hannicare | 26 juillet 2012 à 14h58
 
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Séparons le factuel de l'interprétation :
1- Le factuel
- la Cour des Comptes, mandatée par l'Etat pour chiffrer le coût global du nucléaire et son évolution probable, a évidemment intégré les coûts du démantèlement et du stockage des déchets. Certains membres de la commission du sénat se sont "amusés" à faire des hypothèses non retenues par les experts (par ex. : doublons le prix du démantèlement !!), ce qui ne permet aucune conclusion, et d'ailleurs le Sénat est honnête et n'en tire aucune.
- le coût de la recherche scientifique ou d'une assurance ne font pas partie du coût du kWh, car la recherche ne profite heureusement pas qu'au nucléaire, et que l'assurance n'existe pas ! On pourrait faire des projections avec ces composantes pour comparer le coût des différentes énergies, mais il faudrait alors aussi les introduire dans celui des EnR (qui font l'objet de recherches importantes aujourd'hui, et c'est d'ailleurs très bien).
- au final et dans les mêmes conditions de calcul, le nucléaire de demain ressort à 54€, l'éolien entre 85 et 130€, le solaire plus de 200€, mais ces deux EnR ne peuvent assurer plus de qq % de notre production vu qu'elles n'obéissent qu'aux caprices de la météo

2- L'interprétation
Superphénix était un prototype industriel dont la finalité était de préparer une filière industrielle. Je vous rejoins sur le fait qu'il aurait peut-être permis de disposer d'un incinérateur à déchets si une décision politique brutale ne l'avait prématurément mis à l'arrêt

alain38 | 26 juillet 2012 à 16h24
 
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@Hannicare
Une fois encore, je voudrais vous redire, que vous avez tort d'opposer Nucléaire et Nouvelles ENRi (Éolien (1973 au Danemark, pas si nouvelles hein !) et Solaire PV). Vous perdez votre temps a essayer de montrer que le nucléaire coute plus cher que les autres pour conforter votre idée et le dénigrer. Tant que le stockage électrique (différent de ÉNERGÉTIQUE car l'électricité n'est qu'un vecteur, et l'hydrogène un autre) n'existe pas, les ENRi ne seront pas compétitive dans un pays comme ceux de l'Europe de l'Ouest, qui A DÉJÀ un réseau centralisé.
En ce qui concerne le rapport du sénat, il a été rédigé par un sénateur VERT, et certains sénateurs auraient refusé de signer si leur point de vue n'y était pas mentionné. Et tous ne sont pas de l'avis de Mr Desessard. Aussi je vous conseille de regarder les auditions vidéo sur le site du sénat. Ce sera bien meilleur pour vous faire un avis que de lire ce document.
En parlant du combustible, 2 ans de stockage, essayez de le faire avec du gaz ! Vous verrez quelle surface et quel danger cela implique. Je parle du gaz, car c'est bien cette source fossile qui est envisagée dans toute l'Europe de l'ouest alors que nos gisements de mer du nord s'épuisent de 6%/an...Ce qui explique l'affaire médiatique actuelle des gaz de schistes.
Mais au fait dans les 400 Mds, combien sont des investissements pour le nucléaire et combien pour la mise en œuvre des ENRi ?
Bref, ce qui va augmenter c'est surtout le TURPE et la CSPE fourre tout...

AtomicBoy44 | 26 juillet 2012 à 17h32
 
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La France prônait l'indépendance énergétique en 1974
Aujourd'hui nous somme dépendant de notre indépendance
Le parc de production étaient destiné à alimenter le territoire national.
Les pays limitrophes de la France sortent de la production sur leur territoire pour acheter de l'atome 40% plus cher au producteur français.
1 MALAISE
Les engagement de cette production son soumis à des conditions de desserte avec des pénalités pouvant dépasser les coûts de ventes.
2 Malaise, qui subira les délestages en cas de surconsommation ?
En cas d'incident sur une central quelle sera la décision du fournisseur ?
Voir le site les enfants de Tchernobyl qui en dit long sur ce que vive les Biélorusse.
Nous savons à ce jour que personne ne sait démonter une centrale nucléaire et que nous ne savons pas non plus ce que nous allons faire de ces déchets
Faut il que la France devienne la poubelle du nucléaire de l'Europe pour enrichir des actionnaires ?
Revoir le film le syndrome Chinois 1979

alcide èè | 26 juillet 2012 à 19h03
 
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@alain38 :
Une commission d'enquête sénatoriale est plurielle dans sa composition politique. Il n'y a pas que les verts qui ont rédigés ce rapport, d'où justement le fait que les sénateurs-conservateurs ont mis des bâtons dans les roues à un chiffrage global du coût du MWh nucléaire.
D'ailleurs les coûts d'assurance et de subvention recherche doivent bien y être intégrés car nous parlons ici d'un coût global et non pas d'un cout de revient.
A ce moment là, les coûts de revient de l'éolien ou solaire ... (hors subventions) seraient encore plus resserrés par rapport au nucléaire -ma centrale PV est à 12c€/KWh.
Pour finir, le démentellement et l'enfouissement, évidemment que non ils ne sont pas proprement intégré. Regardez l'exemple de Brennilis pour comprendre que le mode d'estimation d'EDF est clairement sous évalué.

@AtomicBoy44 :
Vous vous méprenez sur ma vision, reprenez quelques commentaires plus bas, je n'oppose pas le nucléaire aux EnR puisqu'elles n'ont, à mon sens, pas la même destination. Pas la peine de me faire dire ce que je n'ai pas dit. Le tout est de s'avouer qu'on se désengagera de cette technologie vieillissante, dangereuse et rétrograde dans le sens où son lobby fait obstacle aux nouvelles opportunités.
Après votre raisonnement, je rappelle qu'une citerne de gaz dans le jardin d'un particulier, ça permet de stocker entre 6mois & 1an de besoin. Mettez une centrale cogénération et vous avez électricité + chauffage. Les PV créant déjà de l'hydrogène...

Hannicare | 27 juillet 2012 à 09h59
 
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@Hannicare
Si la commission est plureille, le rapporteur est VERT. Et normalement le rapporteur rédige seul le rapport, mais comme il a voulu imposer les idées de son parti politique, les autres ont voulus que leur positions soient écrites noir sur blanc. 12c€/kwh => 120€/MWh ???? Merci les subventions ! Le solaire PV c'est plus cher que çà (300-400€/MWh). Et en plus dans le prix qui est évoqué par le sénat, le cout du stockage (si si çà existe, voir le sodium soufre au japon et en Californie (NAS)ou le lithium) n'est pas inclus. D'ailleurs, c'est drôle de voir que pour les antinucléaires, le sodium est dangereux dans les RNR-NA et pas dans le stockage électrochimique a 300°C. Êtes vous en autoconsommation ? Oui, donc vous n’êtes pas en France. Si non, c'est EDF qui paye la trésorerie comme disait son représentant a la dernière audition. Et prêter de l'argent a un coût. Demander a la BCE en ce moment combien çà coute.
Le démantèlement c'est 100 milliards sur 100 ans dixit l'ANDRA au sénat (voir son audition).1 Mds/an c'est seulement la moitié de ce que coute l'électricité d'origine ENR a EDF.
Ça commence a bien faire cette affaire avec l'impossibilité du démantèlement de Brennilis véhiculée par les antinucléaires, ceux la mêmes qui font stopper les travaux a chaque reprise ! La volonté de démanteler existe bel et bien, mais qui cherche a ce que ce réacteur UNGG reste debout pour justifier ses positions ? Cherchez l'erreur.
Superphénix est aussi en démantèlement ! Çà suffit !

AtomicBoy44 | 27 juillet 2012 à 17h04
 
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@Hannicare
Avouez vous ce que vous voulez, je pense que vous n'avez pas bien compris le contexte économique énergétique et politique actuel du pays.
Politique : Mr FH ne sortira pas du nucléaire, il est plutôt pour mais ne pouvait le dire sous peine de perdre son alliance fragile avec les écolos. Il sait d'ailleurs qu'il peut maintenant s'en passer puisque même si les verts sont plus nombreux au parlement, ils ne sont pas majoritaires, mais le PS si. Je n'énumérerais pas ici les signes qui montrent que FH ne prendra pas de décisions contre le nucléaire. Si ? Bon alors juste une et de taille : le premier jour de sa présidence il est allé a la maison de la chimie a Paris. Savez vous qui a créé cet institut ? Marie Curie, la co-découvreuse de la radioactivité, seule femme dans l'histoire a avoir obtenu DEUX prix Nobel. Fessenheim, c'est en 2017, mais sera t-il réélu ?
Économique : La crise qui arrive d'ici a l'automne va faire changer bien des positions. Nous sommes en contexte de pré crise et le prix du baril de Brent ne descend pas en dessous ds 100$, Mr Montebourg veut lancer la voiture électrique de masse, mais comment produit t-on cet électricité ? En +, sa région (bourgogne) héberge 2 des sites les plus importants d'AREVA, Croyez vous qu'il soit contre le nucléaire a moyen long terme ? AREVA a perdu de l'argent, il n'empêche que leur carnet de commande pèse encore 47 milliards. Et si nous suventionnions nos entreprises par de l'électronucléaire pas cher ?

AtomicBoy44 | 27 juillet 2012 à 17h20
 
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@hannicare
Énergétique :
Comme je le disait, le pétrole ne redescend pas alors qu'une crise majeure pire que celle de 2008 va sans doute pointer le bout de son nez après ou pendant les JO et ses effets a l'automne. Le nucléaire est la forme d'énergie la plus concentrée par unité de masse, de volume ET de surface. Faudra t-il fabriquer des mats d'éoliennes de 2Km de haut pour que le taux de charge soit suffisant et compense les arrêts de réacteurs de 900, 1250 et 1450 MWe ?Pour rappel le plus haut gratte ciel mondial est de + de 800m a Dubaï.
Le Gaz de schiste aux états unis va obliger les québecois a vendre a perte leur électricité sortie d'un barrage tout neuf sur une rivière qui était vierge il y a encore moins de 5 ans !En Europe, les allemands (a l'image repeinte en vert) se mettent a faire sortir des centrales CCGV en plus de leur centrales charbon/lignite et un MWH électrique a plus de 350g de CO2 alors que nous en sommes a moins de 100g !Et ceci malgré les 200 Mds investis dans l'éolien et le solaire depuis 10 ans. Et personne en Allemagne ne veut des THT du nord au sud pour que cette électricité soit consommée par les usines au sud. Si vous ajoutez a cela les gazoducs nord stream (pas d'accès pour nous), le south stream Russe pour contourner l’Ukraine, et le bordel en Syrie pour le contrôle du gaz du moyen orient et méditerranéen...Je préfère le risque nucléaire. D'ailleurs les japonnais l'ont redit il y a peu de temps.

AtomicBoy44 | 27 juillet 2012 à 17h35
 
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@Hannicare
"Après votre raisonnement, je rappelle qu'une citerne de gaz dans le jardin d'un particulier, ça permet de stocker entre 6mois & 1an de besoin. Mettez une centrale cogénération et vous avez électricité + chauffage. Les PV créant déjà de l'hydrogène..."

Bien sur, faites comme si le particulier consomme autant de gaz qu'un CCGV ! Et combien çà lui couterait a un particulier votre système qui produit électricité+eau chaude ? Et quel est la quantités de CO2 de ces KWh Thermiques et kwh Électriques ? Qui finance cet investissement au moment ou les banques vont faire faillite en cascade ?

Il faut tout de même que vous sachiez qu'au niveau national , GDF-Suez ne sait pas stocker plus que 3 mois (???millions de mètres cubes). Rappelez vous le pb de la crise des gazoducs ukrainiens. Et la résistance aux projets de stockage géologiques profond est très fortes. bah oui, un réservoir de gaz a coté de chez soi c'est un risque élevé. Donc vous voyez bien que c'est le risque qu'il faut regarder d'abord et ensuite le cout financier.

Je voudrais aussi vous rappeler qu'une chaine hydrogène couplée a du solaire PV, c'est juste en cours d’expérience en corse avec le projet Myrte. Regardez les couts. En plus, l'hydrogène, avec le nucléaire c'est bcp; plus rentable dans des HTR et des VHTR dits réacteurs pétroliers. Les Russes, les japonnais, les américains et les chinois y travaillent.La France a des projets aussi, mais après MYRHA et ASTRID.
il 3 fois + d'hydrogène que CH4 pr être=

AtomicBoy44 | 27 juillet 2012 à 17h49
 
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J'ai envie de dire, autant de com' pour ça. Une technique visant à noyer le poisson ? ;)

Non, les centrales nucléaires ont ne sait pas les démenteler, les coûts afférant sont sous-évalués et qu'est ce que j'y peux ? Attention, je ne dis pas qu'il n'y a pas la volonté, je dis qu'on ne sait pas "proprement" le faire.
Relisez mes commentaires, je suis pourtant logiquement en faveur de l'acquisition de cette compétence ! Au passage, accusez autant que vous voulez les Verts, je n'ai aucun lien avec ce parti.

Ma centrale PV générant à 12c€ / KWh: J'insiste - et ça en devient pénible- c'est un coût de revient. Donc aucune subvention à intégrer puisque c'est la durée de vie (KWh générés) divisée par le coût d'acquisition. Pour être clair; j'ai pas eu de subvention pour acheter mes panneaux, onduleurs, sys. d'intégration ou onduleurs... Peut-on en dire autant quant au subventionnement du nucléaire ? Si on cumule ce qui a été versé les EnR ont encore de la marge pour se faire aider.

Autrement, pour les politiques, ce qu'il manque c'est bien le courage.
Pour parler d'économie, avec les EnR, nous sommes sur l'infini de la ressource, donc pas de rareté, donc pas de prix élevés.
Pour finir une centrale à cogénération ce n'est pas Myrte puisqu'elle ne fait que du courant avec de l'hydrogène. Or une cogénération produit surtout de la chaleur (60%), de l'électricité (30%); de la vapeur d'eau (10%). D'où une faisabilité pour les ménages français avec les bons insitatifs.

Hannicare | 31 juillet 2012 à 09h26
 
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