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La protection des renards permet de faire diminuer la maladie de Lyme

Biodiversité  |    |  Laurent RadissonActu-Environnement.com

La diminution des prédateurs des rongeurs, tels que le renard, la marte, la fouine ou le putois, a des effets directs sur la transmission de la maladie de Lyme, révèle la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) qui relaie une étude parue dans The Royal Society Publishing en juillet dernier.

Cette étude, menée par plusieurs chercheurs de l'Université de Wageningen (Pays-Bas), montre par des analyses de terrain que l'activité des prédateurs abaisse le nombre de tiques dans un écosystème par la régulation des rongeurs qui en sont porteurs. Elle montre également que "moins il y a de tiques, moins elles sont elles-mêmes infestées par des pathogènes comme la bactérie responsable de la maladie de Lyme". Ces recherches permettent donc d'établir une corrélation entre la diminution des prédateurs et la prévalence des maladies transmises par les tiques.

Ce travail confirme par des données de terrain le lien établi par des chercheurs américains en 2012 entre la diminution du renard roux prédateur et l'augmentation rapide de l'incidence de la maladie de Lyme dans le nord-est et le mid-ouest des Etats-Unis. Ces recherches avaient par ailleurs montré que l'émergence de cette pathologie en Amérique du Nord était due à l'augmentation de la population de cerfs.

Le rôle des rongeurs et des grands mammifères dans le développement des maladies à tiques a déjà été mis en lumière à différentes reprises. Ainsi, en France, une étude menée en 2012 par le CNRS et l'Inra avait montré que le paysage pouvait influer sur le nombre de tiques en jouant sur la population de petits mammifères "hôtes" présents.

Des études menées dans plusieurs forêts d'Ile-de-France par l'Inra, le Muséum national d'histoire naturelle et l'Institut Pasteur ont démontré, quant à elles, la contribution significative de l'écureuil de Corée à la dynamique de la maladie de Lyme. La progression de cette maladie et de l'encéphalite à tiques est alimentée par l'explosion de chevreuils, cerfs et sangliers dans les forêts françaises, a de son côté expliqué le Commissariat général au développement durable (CGDD).

Réactions3 réactions à cet article

 

En filigrane, l'importance des grands prédateurs et par conséquence la disparition du pastoralisme.
Les ongulés sauvages ont été réintroduit en masses dans les années 85 pour préparer le retour (réintroduction?) des loups.
Manque de chance On en arrive à un tel point que les territoires où les troupeaux subissent le plus de pertes, dans le Mercantour et dans les Préalpes de Grasse notamment, sont aussi parmi les plus giboyeux de France. Là où abondent les cerfs, les mouflons, les chamois, les chevreuils, supposés encourager les loups à s’installer, là sont aussi les plus grosses pertes pour les éleveurs.
Pourquoi ne pas dire que les prélèvements accordés aux chasseurs sont insuffisants pour réguler ces cervidés? Parce que les apprentis sorciers se sont imaginés que les loups feraient le travail?
Et voilà, la maladie de lyme pourra disparaître lorsque le pastoralisme aura disparu afin que les prédateurs fassent leur travail correctement.

ouragan | 21 septembre 2017 à 10h08
 
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Les chasseurs persistent cependant à classer le renard dans les espèces à exterminer .

sirius | 21 septembre 2017 à 15h14
 
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la protection du renard peut éventuellement avoir un impact sur la propagation de la maladie de Lyme .Mais, aussi , une meilleur régulation des populations chevreuils, cerfs et sangliers dans les forêts françaises est indispensable . Dans beaucoup de forets , ces populations sont en surnombre , cette augmentation est d ' ailleurs concomitante avec le développement de la maladie de Lyme . Le renard n ' a pratiquement aucune incidence sur ces espèces .
Il faut aussi noter que le renard est vecteur de l ' échinococcose alvéolaire , parasite qui va du renard aux petits rongeurs ; l ' homme peut être contaminé par les fruits forestiers ,champignons ... contamination qui est difficilement détectable c est une maladie grave, lourde et potentiellement mortelle .
Protection ou non du renard ???

balxha | 21 septembre 2017 à 20h13
 
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