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Renault veut faire de son usine de Flins un site dédié à l'économie circulaire

Renault compte arrêter de produire des voitures neuves sur son site historique de Flins. Au cours de la décennie à venir, l'usine sera progressivement réorientée vers les activités du groupe en matière d'économie circulaire et de mobilité électrique.

Transport  |    |  Philippe Collet  |  Actu-Environnement.com
Actu-Environnement Le Mensuel N°409 Cet article a été publié dans Actu-Environnement Le Mensuel n°409
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Le 25 novembre, le groupe Renault a annoncé qu'il va transformer son usine de Flins (Yvelines) pour créer la première usine européenne dédiée à l'économie circulaire de la mobilité. Avec le projet Re-Factory, l'entreprise propose « un modèle industriel compétitif pour la mobilité durable, fondé sur le potentiel de création de valeur généré par le véhicule tout au long de sa vie ». Concrètement, Renault va arrêter la production de voitures neuves sur le site et remplacer les chaînes de montage par quatre nouvelles activités.« Ce projet (…) permettra à Renault de profiter d'un gisement de valeur en pleine croissance tout en réaffirmant son ancrage industriel en France », explique le groupe.

Cette réorientation du site industriel historique de Renault, doit aussi permettre d'atteindre un bilan CO2 négatif en 2030, sur la base des émissions du site et de la contribution « des activités de l'écosystème à la décarbonation de la mobilité ». Ce bilan carbone prend en compte la réduction des émissions liée à l'arrêt de certaines activités, telles que la peinture et le montage, ainsi que les émissions évitées grâce aux nouveaux produits et services proposés par l'usine. Sur le plan social le groupe annonce maintenir « plus de 3 000 emplois à l'horizon 2030 ». Le site compte actuellement environ 2 600 employés auxquels s'ajoutent un millier d'intérimaires. Renault annonce qu'il accompagnera et formera les salariés de Flins et de son usine de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), dont la fermeture a été annoncée au printemps, pour répondre à cette transformation.

De la réparation jusqu'au recyclage

Progressivement, entre 2021 et 2030, l'usine de Flins sera reconvertie en une Re-Factory. L'objectif est de regrouper sur le site des pôles d'activité qui peuvent fonctionner de manière complémentaire. La production de voiture (des Renault Zoé et des Nissan Micra, actuellement) sera arrêtée vers 2024 et laissera la place à quatre nouveaux pôles.

Le premier pôle, dénommé « Re-Trofit », regroupera l'ensemble des activités permettant d'allonger la durée de vie des véhicules et de leurs usages. « Il intégrera une Factory VO pour le reconditionnement des véhicules d'occasion, une activité de "retrofit" pour la conversion de véhicules thermiques vers d'autres énergies moins carbonées, des services de réparation des flottes de véhicules et des nouvelles mobilités, ainsi qu'un service de fabrication de pièces rares à partir d'imprimantes 3D », explique Renault. Il travaillera en relation avec un « centre de test et prototypage sur la durabilité des véhicules et des matières », afin d'améliorer la conception des véhicules, et avec le pôle de la Re-Factory dédié au recyclage.

Avec le pôle Re-Energy, Renault compte « faire passer à l'échelle industrielle le potentiel d'applications découlant de la batterie électrique et des nouvelles énergies ». S'agissant des batteries, les activités envisagées sont l'optimisation de leur première vie, le développement d'applications de seconde de vie (le stockage stationnaire d'énergie, notamment) et la gestion de la fin de vie. Concernant les nouvelles énergies, l'entreprise travaillera aux solutions permettant leur mise en œuvre et l'approvisionnement. L'hydrogène est donné en exemple.

Le recyclage et le réemploi seront aussi présents sur le site, via, notamment, l'intégration des activités de Choisy-le-Roi. Re-Cycle rassemblera toutes les activités « contribuant à une gestion efficiente de la ressource et de ses flux ». L'objectif est de favoriser « un approvisionnement de pièces et matières en boucles courtes et intégrer une part croissante de matériaux recyclés ou réemployés ». Renault installera notamment une ligne de démantèlement de véhicules hors d'usages (VHU) et développera ses activités de remise à neuf (remanufacturing) et de réemploi des pièces et de recyclage des matériaux. Ce pôle fonctionnera aussi en lien direct avec Re-Trofit : il sera ainsi approvisionné en pièces usagées et fournira des pièces rénovées.

Enfin, Re-Start à vocation à développer les savoir-faire, la recherche et l'innovation en matière d'économie circulaire. « Ce pôle projette d'héberger un incubateur ainsi qu'un pôle universitaire et de formation », précise Renault.

Réactions1 réaction à cet article

 

Intéressante cette idée d'actualiser sur un plan industriel le rétrofit, en effet, je suis passé il y a peu chez-mon casseur et vu la ligne bien rangée de voitures destinées à la destruction en général diesel vs électriques, mon fils était horrifié, toutes étaient nickel, bien entretenues, propres dedans et capables de donner encore 100000 km à leur propriétaire sans grandes pannes.
Dans la casse elle-même de superbes voitures environ 160000 km, moteur hs ou calculateur dépannage plus cher que la valeur résiduelle à mi-vie, obsolescence non programmée mais proche.

pemmore | 27 novembre 2020 à 10h14
 
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