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Renouvelables : le SER défend un mécanisme basé sur le prix du marché assorti d'une prime variable

Energie  |    |  Philippe Collet  |  Actu-Environnement.com

Mardi 4 mars, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) a rendu public sa contribution à la consultation sur l'évolution des dispositifs de soutien aux renouvelables ouverte par le ministère de l'Ecologie en décembre 2013. Le document d'une cinquantaine de pages "[rappelle] les enjeux fondamentaux qui [selon le SER] doivent guider l'évolution des mécanismes de soutien".

Concernant le contexte énergétique européen, comme le Cler, le syndicat "[tient] à rappeler que les énergies renouvelables françaises ne sont pas responsables des perturbations actuelles du marché européen de l'électricité, fortement imputables à la faiblesse de la consommation et à la baisse des prix du charbon".

Quant à l'évolution des mécanismes de soutien aux énergies renouvelables, le SER réclame qu'elle soit "progressive" et "précédée d'un plan de relance fondé sur la simplification administrative, l'accompagnement financier par Bpifrance et l'allégement des charges financières, sans lequel les énergies renouvelables ne pourront s'inscrire dans un nouveau modèle économique".

Vers un système de primes

Concrètement quatre "conditions fondamentales" doivent être respectées selon le SER. Tout d'abord, il propose de substituer aux tarifs d'achats un mécanisme de "contrat pour différence". Il s'agirait de verser aux producteurs d'électricité renouvelable, pour une période donnée, une prime variable en complément du prix perçu par le producteur par la vente de l'électricité sur le marché. Cette prime serait calculée de telle sorte à garantir la rentabilité des investissements.

Néanmoins, ce mécanisme devrait s'appliquer différemment selon les énergies renouvelables. Ainsi, la deuxième condition posée par le SER, est "l'exemption des plus petites unités (puissance variable selon les filières) et des technologies peu déployées ou émergentes". De même, la réforme doit prévoir des mécanismes de soutien et des calendriers différenciés selon les filières.

Enfin, la quatrième condition est "la non rétroactivité des nouvelles règles économiques aux projets en cours".

Dernier point, le SER associe la réforme des mécanismes de soutien aux renouvelables à la réforme du marché carbone européen. Il rappelle "l'importance cruciale de donner, au niveau européen, un prix suffisant au CO2 pour inciter à l'utilisation et au développement des énergies les plus vertueuses en la matière et, en particulier, les énergies renouvelables".

Réactions2 réactions à cet article

 

Il est logique que ce syndicat demande la poursuite du soutien à une activité qui ne peut pas exister autrement. Seulement pourquoi l'ensemble des français devrait-il subventionner quelques producteurs PRIVES. L'objectif des EnR était de limiter les émissions de CO2. Avec une production INTERMITTENTE et SANS capacité de stockage de l'énergie il n'a pas été possible de limiter les émissions de CO2. Aujourd'hui ces producteurs posent plus de problèmes qu'ils n'en résolvent et c'est normal puisque dés le départ on avait cru pouvoir faire l'impasse sur le stockage d'énergie.
Logiquement ces producteurs devraient au choix: 1° consommer leur production (avec des installations ou machines tolérant l'intermittence tel les moulins à vent jadis) 2° stocker et revendre leur production dans les moments ou elle est utile. Dans ce cas il pourraient vendre a des tarifs suffisamment avantageux pour rentabiliser leur investissement (enfin si tant est que ce soit possible..)

ami9327 | 05 mars 2014 à 16h58
 
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Avant de disposer de moyen de stockage massif de l'électricité, il faut arrêter toute subvention aux énergies intermittentes et aléatoires comme l'éolien et le photovoltaïque qui perturbent gravement le fonctionnement des réseaux électriques existants. D'ailleurs les adhérents du SER réclament un cadre pérenne pour le marché de l'électricité. Le plus simple et le plus pérenne serait un marché ouvert sans aides ni subventions où les industriels sérieux pourraient se placer. La visibilité serait totale et sans aucune dépendance aux revirements politiques qui ont forcément lieu sur longue période.
Pour traiter l'intermittence dans l'immédiat, le plus simple serait que les producteurs Enr soient aussi opérateurs des usines à gaz indispensables à l'équilibre global. Ils pourront ainsi proposer autant de renouvelable qu'ils pourront sachant qu'ils seront aussi responsable et acteurs de l'équilibre global. Schématiquement ils deviendraient producteurs d'électricité au gaz et économiseraient le gaz par le renouvelable. Mais dans ce cas réglant les problèmes de l'intermittence que deviennent les émissions de GES?
Conclusion: plus de renouvelable = plus de GES, alors il faut arrêter les subventions aux émissions de GES.

ITC78 | 05 mars 2014 à 18h41
 
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