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Actu-Environnement

Isolation zéro carbone : béton de chanvre et brique rouge font bon ménage

Près de Douai, à Pecquencourt, 50 logements ont été rénovés avec un isolant à base de chanvre. Les acteurs de la région se mobilisent pour créer une filière autour de ce matériau bio-sourcé. Une démarche ambitieuse encore expérimentale.

Reportage vidéo  |  Bâtiment  |    |  Romain Pernot
À la cité Barrois, dans les Hauts-de-France, le chantier de rénovation thermique touche à sa fin. Un quartier comptant une cinquantaine de maisons ouvrières a été réhabilité grâce à du « béton de chanvre ». Un isolant en partie bio-sourcé fait avec de l'eau, de la chaux et de la paille de chanvre.

Typiques de la région, ces maisons en briques rouges classées au Patrimoine mondial de l'Unesco sont devenues de véritables passoires énergétiques.« On s'est orienté vers le béton de chanvre parce que c'est le meilleur compromis pour répondre à la problématique de nos logements. La capacité du chanvre à gérer la vapeur d'eau contenue dans les murs en briques nous a semblé être le point principal pour avoir une rénovation pérenne », précise Franck Mac Farlane, responsable recherche et expertise chez le bailleur social Maisons et Cités. Autre atout, le béton de chanvre garderait près de cent ans ses propriétés techniques, bien plus longtemps que la laine de verre.
Une filière régionale pour massifier l'usage

Pour massifier ce procédé de rénovation zéro carbone, c'est une véritable filiale régionale du chanvre qui essaie d'émerger. De l'agriculteur à l'artisan en bâtiment, l'objectif est de former les entreprises à l'utilisation de ce matériau et de faire baisser les coûts en produisant localement la plante.
Peu gourmande en fertilisants et en produits phytosanitaires, la culture du chanvre pourrait offrir de nouveaux débouchés aux agriculteurs. Mais le conflit ukrainien est venu déstabiliser le projet. « Aujourd'hui, il y a une concurrence entre les cultures. Le conflit ukrainien a fait exploser le prix des céréales, et le chanvre devient nettement moins concurrentiel », souligne Philippe Pluquet, responsable technique à la coopérative agricole Noriap. Malgré ce contexte incertain, les agriculteurs de la région poursuivent leurs essais sur cette plante, pariant sur des opportunités à l'avenir.

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