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La réparation des batteries, un marché plein d'avenir

Vélos, scooters, trottinettes… En 2020, plus de 2 millions d'engins électriques ont été vendus en France. Autant de batteries à réparer en cas de panne. Un marché sur lequel émergent de nouveaux acteurs. Reportage vidéo à Amplepuis (69).

Reportage vidéo  |  Transport  |    |  Baptiste Clarke  |  Actu-Environnement.com
Actu-Environnement Le Mensuel N°420 Cet article a été publié dans Actu-Environnement Le Mensuel n°420
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À Amplepuis, petite commune rurale d'un peu plus de 5 000 habitants, à 60 km au nord-ouest de Lyon, l'entreprise Nowos a ouvert, depuis un an, un atelier de réparation de batteries au lithium-ion. Des batteries de vélos, scooters et trottinettes électriques, en panne.

Jeune société créée en 2019, au Pays-Bas, Nowos s'est spécialisée dans la réparation de ce type de batteries et entend répondre aux besoins du marché européen. Ses clients et partenaires sont les distributeurs, les importateurs, les gestionnaires de flotte et les fabricants. En France, Nowos travaille par exemple avec la Manufacture française du cycle, chef de file français de la fabrication de vélos. Avec certains constructeurs, elle assure le SAV pour les produits sous garantie.

À ce jour, les effectifs sont encore réduits, avec une dizaine de salariés, mais l'activité allant crescendo, une cinquantaine d'embauches sont déjà prévues, essentiellement des réparateurs, un profil difficile à trouver, selon Marina Vernaton, chargée du développement commercial de Nowos. Du coup, l'entreprise se propose de former en interne les candidats.

80 % des batteries sont réparables

Près de 80 % des batteries en panne entrant dans l'atelier de Nowos repartent en état de fonctionnement. Voir le reportage vidéo. Cependant, certaines pannes ne sont pas réparables, comme la décharge profonde d'une batterie, nous explique Julien Montibert, directeur du site : « Lorsqu'une batterie est totalement déchargée et qu'elle est stockée un certain temps dans cet état, elle va continuer à se décharger, car il y a une autodécharge propre à toute batterie. Or, une batterie au lithium, lorsqu'elle tombe en dessous d'un certain seuil, refusera de se recharger, par sécurité. Malheureusement, on ne peut rien faire là-dessus. »

Une fois réparées, les batteries sont testées et leur capacité utilisable évaluée. Certaines présenteront encore 90 % de capacité de stockage, d'autres 80 %. En fonction des résultats, ces batteries auront plus ou moins de valeur marchande. Elles pourront alors être revendues sur le marché avec des caractéristiques bien établies. Le prix d'une batterie réparée est, en moyenne, un tiers, voire moitié moins cher qu'une batterie neuve, pour une durée de vie identique, selon Nowos.

Le gisement de batteries est énorme : rien qu'en France, en 2020, plus de deux millions de vélos, scooters, trottinettes électriques ont été vendus. Pour répondre à la demande européenne, Nowos a déjà ouvert deux sites de réparation en France et aux Pays-Bas, mais d'autres pourraient bien suivre ailleurs.

Réactions1 réaction à cet article

 

C'est un bon début. Mais au-delà de la réparation on voit bien en filigrane que c'est toute une filière de recyclage qu'il faut mettre en place : la mine que représentent les déchets de la haute technologie va devenir gigantesque. Les matériaux rares, toxiques souvent, doivent être récupérés systématiquement pour rejoindre un cycle de fabrication, plutôt que d'assurer nos besoins en allant piller la planète. Oui, ça a un coût, oui, ça va créer des nuisances. On n'a rien sans rien, il faut arrêter de se cacher derrière son petit doigt et demander aux pays lointains d'assumer le sale boulot. Aussi interdire les applications inutiles, genre baskets à LEDs ou goodies.

dmg | 29 novembre 2021 à 10h04
 
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