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Nucléaire : la Belgique reporte de dix ans la fermeture de deux réacteurs

Energie  |    |  Philippe Collet Actu-Environnement.com

Jeudi 18 décembre, le Conseil des ministres belge a décidé de reporter de dix ans la fermeture des réacteurs 1 et 2 de la centrale de Doel. Les deux unités, opérées par Electrabel, filiale de GDF Suez, pourront fonctionner jusqu'en 2025 si l'Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) donne son feu vert. Ces deux réacteurs, mis en service en 1975, atteindront alors 50 ans d'âge. La Belgique dispose de sept réacteurs sur deux sites, Doel (Flandre) et Thiange (Wallonie), couvrant environ la moitié de sa production électrique.

"Le gouvernement a constaté les grandes incertitudes liées au redémarrage des unités de Doel 3 et Tihange 2, la fermeture programmée de centrales thermiques en 2015 et dans les années qui suivront et l'impossibilité d'intégrer à court terme des capacités de production étrangère au réseau belge", a expliqué la ministre de l'Energie Marie-Christine Marghem, indiquant que "c'est donc sur cette base que cinq mesures, à moyen et à court terme, ont été prises : prolonger les unités de Doel 1 et 2 pour une période de dix ans, la durée d'exploitation de ces réacteurs ne pouvant pas dépasser 2025 et moyennant l'accord de l'AFCN".

La RTB rapporte que le gouvernement belge souhaite aussi qu'Electrabel examine les possibilités d'investissements de tiers dans le parc nucléaire et dans la mise aux normes des deux unités prolongées. De plus, un fonds de transition énergétique sera créé pour soutenir les projets de recherches relatifs aux énergies nouvelles innovantes. Enfin, le gouvernement souhaite empêcher la fermeture des unités de production au gaz ou en cogénération qui ne seraient pas en fin de vie.

Fermetures entre 2022 et 2025

Pour rappel, en 2003, la Belgique avait adopté une sortie progressive du nucléaire entre 2015 et 2025. Ce plan impliquait une fermeture des réacteurs après 40 ans de service, le parc belge ayant été mis en service en deux étapes en 1975 (Doel 1 et 2, Tihange 1), puis entre 1982 et 1985 (Doel 3 en 1982, Thiange 2 en 1983, et Doel 4 et Thiange 3 en 1985). En juillet 2012, le gouvernement belge avait déjà reporté de 2015 à 2025 la fermeture du réacteur 1 de la centrale de Tihange, portant sa durée de vie à 50 ans.

Concrètement, le plan de fermeture des réacteurs belges prévoit maintenant que les trois réacteurs de la centrale de Thiange et les quatre de la centrale de Doel fermeront entre 2022 et 2025, soit après 50 ans d'exploitation pour Doel 1 et 2, et Tihange 1.

Reste que la réalisation de ce plan est dépendante du redémarrage des réacteurs 3 de Doel et 2 de Thiange. Ces unités sont à l'arrêt depuis la découverte, en août et septembre 2012, de fissures sur leurs cuves. Elles ne devraient pas redémarrer avant la fin des tests entrepris par l'opérateur Electrabel à la demande de l'AFCN.

Réactions7 réactions à cet article

 

fin de vie du nucléaire, pas de développement suffisant des ENR, = impasse= solution polluantes, les Allemands vont être les grands gagnant dans l'avenir( comme d’habitude), quand aux Français !!!!!! à part une fermeture des centrales en 2080 ???

lio | 22 décembre 2014 à 12h47
 
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Oui, les allemands vont être les grands gagnants, mais pas a a cause des électroENR, grâce au charbon et au gaz russe qui continue d'arriver par le Northstream...De plus leur démographie les y aidera, mais les émissions de NOx, SOx et autres particules ne vont pas baisser tout de suite. Comme l'indique les statistiques entre 2011 et 2013 ...

Chez nous il vient de Norvège, une ressource qui se tarit... et bientôt des USA via des méthaniers de GNL ...

Atomicboy44 | 22 décembre 2014 à 13h18
 
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Les allemands ont malgré tout une politique à long terme bien plus logique cohérente que la France qui mise encore et toujours sur le nucléaire électrique ...
une folie qui se paiera sur des siècles.
La consommation de charbon/lignite actuelle ne fait que combler une transition que la France rencontrera plus tard dans des conditions autrement plus préoccupante...
un peu comme pour les retraites on repousse le pb connu et attendu et il ne fait que croitre à ne rien faire (ou si peu).

dudefan | 22 décembre 2014 à 15h53
 
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Et l'on repousse sans penser à l'accident ou en priant je ne sais quelle divinité pour ne pas que cela arrive. Pourtant tout le monde sait, là ce n'est pas une inconnue, c'est mathématique, tout à une durée de vie et plus on avance dans l'âge, plus on rencontre de problème.
C'est un peu comme les joueurs addictes qui repoussent tout le temps le moment de s'arrêter car "ça va le faire". Là c'est pareil, mais on joue à la roulette Russe.
Mais ce n'est pas grave, nous avons le charbon aussi et surtout le Gaz de Schiste...lorsqu'une grande majorité de Français, dés lors qu'il leur sera dit que la production d'électricité diminue et qu'ils doivent se priver, ils sauteront sur la première idée qui leur permettra de continuer dans l’opulence et le gaspillage.
Le pétrole, le GAZ, l'électricité, voilà de petites bombes capables de mettre un pays à feu et à sang.
Merci Messieurs les Technocrates, à force de réfléchir comment pomper notre argent pour remplir vos poches, vous avez oublié l'essentiel. Ou plutôt parce que l'essentiel ne vous intéresse pas. Normal, il ne rapporte pas.

fab08022 | 22 décembre 2014 à 20h16
 
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Vous dites que le nucléaire est une folie qui se paiera des siècles, donc que seuls les allemands ont raison de préférer le court terme du charbon/lignite face au reste du monde qui continue d'investir dans le nucléaire, même les monarchies pétrolières ?
Je pense que c'est parce que dans votre imaginaire, les déchets nucléaires sont ce qu'il y a de pire, or vous oubliez les déchets indestructibles de l’industrie chimique dans des volumes bien supérieurs et des toxicités au moins équivalentes...Mais sous un contrôle bcp plus relatif !
Si la France ne consomme presque plus de charbon, c'est parce que ce n'est plus rentable en métropole, contrairement a l'Allemagne, ce qui démontre clairement que l'objectif des voisins allemands est d'abord la rentabilité, et ensuite le climat. Contrairement a ce que croient les écologistes antinucléaires. 500 milliards sur 40 ans et pas une baisse d'émissions carbonés malgré une baisse de conso d'énergie. Que vous faut-il de plus ?
La rhétorique qui consiste a faire peser le nucléaire sur l'avenir n'a pas de sens quand on compare les technologies a évolutions constantes, et cela inclut les techniques nucléaires toutes jeunes comparé aux autres.
Le pb, c'est que les français sont incultes sur cette technologie et qu'ils ne sont pas capables de citer les nombreuses applications de ces techniques que nous utilisons quotidiennement grâce a son étude. Contrairement a nos voisins, Belges, Anglais, Tchèques, Suédois, Finlandais, Ukrainiens ..Etc

Atomicboy44 | 22 décembre 2014 à 23h35
 
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Sans parler du démantèlement (partiel) qu'ils maîtrisent déjà mieux que nous et qui sera le grand chantier nucléaire du futur

lio | 23 décembre 2014 à 10h09
 
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@lio

Quelle bonne blague !
Rappelez nous combien de réacteurs sont en démantèlement en Allemagne ? Depuis quand déjà ?

Chez nous il y en a 9. Et Brennilis serait démantelé si les antinucléaires ne faisaient tout ce qu'ils peuvent pour que celui-ci ne soit pas réalisé.

Le grand chantier du futur, lio, c'est la construction de gazoducs pour pallier les millions d'éoliennes et Mds de cellules PV. Gazoducs qui seront aussi branchés sur des puits de Gaz et pétroles de schistes (les fameux HNC). Et que les antinucléaire feignent de préférer a la stabilité et la puissance de l'atome !

Les belges ont moins de préjugés que vous...Tout comme les Suisses et bcp d'autres européens. Y compris les Ukrainiens qui sont la 1ere et la 2eme puissance nucléaire.


Vos préjugés sont plus forts que l'interaction nucléaire entre les particules de l'atome (proton et neutron), lio.

"Il est plus facile de briser les préjugés qu'un atome" Albert Einstein.

Atomicboy44 | 29 décembre 2014 à 22h39
 
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