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Actu-Environnement

Réduction des pesticides : les États membres européens veulent une nouvelle étude d'impact

Agroécologie  |    |  Florence Roussel

Quelles vont être les conséquences d'une réduction de 50 % de l'usage des pesticides en Europe, alors que la guerre en Ukraine se poursuit ? C'est la question qui taraude les États membres depuis la présentation, en juin dernier, de la proposition de la Commission en matière d'utilisation durable des pesticides, le règlement SUR. Une proposition assortie d'une étude d'impact réalisée « sur des données collectées et analysées avant le déclenchement de la guerre russe en Ukraine », et qui ne tiendrait pas compte, selon les Vingt-Sept, « de l'impact à long terme sur la sécurité alimentaire et la compétitivité du secteur agricole de l'UE ». Alignés sur les arguments des syndicats agricoles majoritaires, ils ont donc demandé la réalisation d'une étude d'impact complémentaire d'ici six mois. Un délai qui met en péril le projet même de règlement, selon les associations de protection de l'environnement.

« Les négociations vont être très sérieusement ralenties, pour ne pas dire à l'arrêt, estime Générations futures. La France a donc reculé sur ce point, puisque que le ministre Marc Fesneau déclarait, en octobre dernier, que "suspendre le processus de négociation le temps qu'une nouvelle étude soit finalisée ne serait pas une bonne chose" », rappelle l'association. Cette dernière craint surtout que le projet de texte soit menacé : ce recul de six mois reporte à juillet 2023 la reprise des négociations et laisse peu de temps pour trouver un accord avec le Parlement européen avant le renouvellement électoral de cette assemblée, en février 2024.

Du côté des organisations agricoles européennes, la Copa-Cogeca accueille favorablement cette décision. « À la lumière des circonstances actuelles, il est crucial que les rendements agricoles restent stables pour produire suffisamment de produits de haute qualité et abordables », défend le syndicat européen.

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