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Gestion de crise : les réseaux de chaleur estiment avoir été oubliés par les pouvoirs publics

Energie  |    |  Philippe Collet  |  Actu-Environnement.com

« On note un regret de la part des collectivités en charge du service public de la chaleur, d'avoir été peu en lien avec la Préfecture et l'Agence régionale de santé (ARS) en termes de consignes données », déplore la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR). Lorsque des consignes ont été données, les gestionnaires de réseau ont eu à gérer « un contre-signal entre le "restez chez vous" et "continuez l'activité économique" ».

L'enquête de la FNCCR sur la gestion de la crise Covid 19 par les collectivités, dans le domaine des réseaux de chaleur et des chaufferies bois, montre que près des trois-quarts des gestionnaires n'ont pas reçus de consignes de la part des services déconcentrés de l'État, de l'ARS, ou encore des syndicats de collecte et de traitement des déchets. La priorité a été accordée aux réseaux électriques, gaziers, d'eau et de collecte des déchets. Ce constat est « cohérent malheureusement avec la visibilité de la filière », regrette la FNCCR.

Pas de problèmes d'approvisionnement notables

Pour autant, les gestionnaires s'en sortent plutôt bien : l'absentéisme est « très faible » et, contrairement à d'autre service, « on ne dénombre pas, à l'heure actuelle, d'arrêt de réseaux de chaleur ». La fédération rapporte aussi que 40 % des gestionnaires disposaient d'un plan de continuité d'activité (PCA), un document au demeurant facultatif. « À titre de comparaison, (…) si les filières de l'eau et des déchets avaient mis en place une préparation plus grande, les secteurs du gaz et de l'électricité avaient moins anticipé la maille des concessions. »

S'agissant de l'alimentation des réseaux, « une dégradation de la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique » est constatée. Elle est liée à la volonté de préserver les stocks disponibles. Sur ce point, « la FNCCR souhaite rappeler la nécessité de ne pas céder à la facilité de basculer au gaz en raison d'un effet d'aubaine lié à la baisse des prix du gaz sur le marché, ou en raison d'une crainte injustifiée d'une rupture de l'approvisionnement bois ». D'autant que les difficultés d'approvisionnement restent « marginales ».

L'enquête indique aussi qu'une classification des bâtiments a été faite en coordination avec la collectivité, l'exploitant et les usagers. « La priorité est ainsi donnée en premier lieu aux hôpitaux, pour lesquels des solutions de secours sont par ailleurs systématiquement installées, aux établissements de santé, ainsi qu'aux Ehpad. »

Réactions1 réaction à cet article

 

Merci la FNCCR pour avoir rappelé que le gaz est moins cher que le bois. Pas besoin donc pour les délégataires de se fatiguer à se faire livrer du bois, de surveiller le stock de bois, la bande de transport , le remplissage des bigs bags, l'évacuation des cendres, pas besoin d'une surveillance humaine renforcée, l'essentiel est de faire un mix bois juste supérieur à 50 % afin de pouvoir bénéficier de la TVA à 5.5 % sur énergie R1. L'Effet d'aubaine à fonctionner au gaz ? Mais ce sont ces réseaux chaleur qui constituent l'effet d'aubaine ! l'état se prive des taxes sur l'énergie lorsque le gaz est utilisé, et subventionne grassement par le fonds chaleur. Lorsque la délégation arrive à son terme , eh bien ça recommence ! Enfin .. sauf si la somme des exercices financiers a été négative sur la durée de délégation , de 2013à 2018 : -3,07 M€ chez erena 44 ! et que les tuyaux réseaux sont complétement hors d'usage ( comment vous ne connaissez pas les réparations temporaires ? ) , et alors il n'y aura peut être plus qu'à revenir à ces chaudières gaz en bas de chaque immeuble. Seule la chaleur fatale peut sauver quelques réseaux chaleur mais le prix à payer ne devrait pas être de passer dans une zone natura 2000 comme fait le réseau NOVAE de Couëron à Saint Herblain,( 44) et infliger des impacts: 5 de niveau fort, 6 niveau modéré, et 2 de niveau résiduel ! et environ 120 000m3 de déchets, des fonçages sous voie SNCF, sous périphérique, et routes ..et routes dégradées..

J Cl M 44 | 10 avril 2020 à 17h34
 
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