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Un plan national pour connaître les risques liés aux résidus médicamenteux dans l'eau

  |  Sophie FabrégatActu-Environnement.com
Les ministères en charge de la santé et de l'environnement mettent en place, dans le cadre de plan national santé environnement 2 (PNSE2), un plan national sur les résidus médicamenteux dans l'eau (PRNM). L'objectif est d'améliorer la connaissance et de réduire les risques liés aux rejets de médicaments dans l'environnement. Les premières conclusions du comité de pilotage du plan sont attendues pour début 2010.

Une présence et des impacts encore méconnus

Antibiotiques, antidépresseurs, bêtabloquants, contraceptifs… sont autant de substances rejetées dans les milieux aquatiques quotidiennement. Si la communauté scientifique travaille depuis plusieurs années sur cette question, leur dégradabilité, leur persistance ou leur réaction dans le milieu est encore peu connue. Les médicaments sont en effet des substances biologiquement actives qui se caractérisent par une grande diversité de structure chimique.

Une grande partie de ces concentrations est due aux rejets des stations d'épuration qui, selon les scientifiques, ne constituent pas une barrière significative. Les résidus de médicaments, lorsqu'ils ne sont pas totalement dégradés dans l'organisme, sont excrétés dans les selles et les urines sous leur forme initiale ou sous la forme d'un ou plusieurs métabolites. Leur trace dans les milieux aquatiques interroge scientifiques et pouvoirs publics même si elle est, selon les études, à l'échelle du nanogramme ou du microgramme par litre.

Première victime supposée : la faune aquatique. Celle-ci connaît des diminutions importantes et une féminisation de certaines populations. Les scientifiques soupçonnent les résidus médicamenteux présents dans le milieu d'être en partie à la source de ces évolutions.


Une action à visée sanitaire et environnementale

Le plan national sur les résidus médicamenteux dans l'eau vise à améliorer les connaissances sur cette pollution. Les acquis méthodologiques pour évaluer les concentrations, les interactions entre ces substances mais aussi avec d'autres produits chimiques (pesticides…) et l'exposition sont limités aujourd'hui.

Il devrait explorer notamment les associations et interactions potentielles avec
d'autres molécules chimiques, l'exposition chronique à faible dose et la mesure des effets
sur l'homme par des tests biologiques ou biochimiques, en accordant une attention
particulière aux anticancéreux et dérivés hormonaux.

Le plan devrait également conduire à prioriser et évaluer les risques sanitaires et environnementaux.

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