Robots
Cookies

Préférences Cookies

Nous utilisons des cookies sur notre site. Certains sont essentiels, d'autres nous aident à améliorer le service rendu.
En savoir plus  ›
Actu-Environnement

Résilience de la forêt face au feu : l'exemple australien

Biodiversité  |    |  Laurent Radisson
Résilience de la forêt face au feu : l'exemple australien

Si la situation australienne est transposable aux mégafeux survenus en France cet été, il y a motif d'espoir. Une étude scientifique, dont les résultats ont été publiés, jeudi 1er septembre, dans la revue Remote Sensing of Environment, montrent que les pertes de biomasse résultant des incendies de forêt massifs qu'a connus l'Australie, entre septembre 2019 et janvier 2020, ont été rapidement compensées.

Les auteurs de cette étude, chercheurs à l'Inrae, au CEA et dans plusieurs universités internationales, ont évalué deux paramètres : les pertes de couverture végétale et de biomasse, d'une part ; la capacité de récupération de la végétation un an après les incendies, d'autre part. Les images satellitaires recueillies, couplées à des techniques d'analyse et de modèles prédictifs des stocks de carbone, montrent que la zone forestière brûlée, qui représentait 20 % de la forêt australienne, a perdu l'équivalent de 200 millions de tonnes de carbone, dont 90 millions attribuables aux incendies et 110 millions aux effets cumulés de la sécheresse et des températures extrêmes.

Un an après, les scientifiques ont constaté un gain de biomasse représentant plus de 260 millions de tonnes de carbone stockées. Soit une récupération complète des stocks perdus. Il faut aussi préciser que l'année 2020 a été marquée par un niveau de précipitation deux fois plus élevé que celui enregistré en 2019. Alors que la forêt avait brûlé du sol jusqu'à la cime, l'étude montre une récupération rapide de la végétation, y compris les graminées, les arbustes et les cimes des eucalyptus brûlés, mais pas morts. Ces arbres, connus pour leur capacité de régénération post-incendie et leur adaptation à la sécheresse, dominent dans les forêts australiennes, rappelle l'Inrae. Ce qui n'est pas le cas dans les zones de forêt sinistrées en France, cet été, où prévalaient des plantations de pins, bien moins résilientes.

Réactions3 réactions à cet article

 

Un incendie en juillet 2003 ravagea un coin de garrigue proche de Marseille que je connais bien et où je vais assez souvent. J'ai d'abord eu l'horrible sensation d'être arrivé sur la Lune : tout n'était que cendres et désolation ! Cependant, dès l'année suivante, une incroyable diversité végétale s'est rapidement mise en place, très appréciée des insectes et de nombreux vertébrés et s'est amplifiée durant une bonne décade encore. Les populations de Pin d'Alep, en espèce ultra dominante, réduisent drastiquement la biodiversité. A l'inverse, lorsqu'elles disparaissent subitement (certes dans les conditions dantesques et dramatiques qui caractérisent les gros incendies), cela ouvre la voie à une fantastique régénération naturelle produisant une diversité biologique nettement plus complexe.
Il y aurait donc tout intérêt à limiter fortement la colonisation par ces conifères, pour réduire les risques de gros incendies et pour le bien de la biosphère. La biomasse, et le stockage associé de carbone, et donc le climat y auraient peut-être aussi à gagner.

Pégase | 02 septembre 2022 à 20h05
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Bonne analyse Pégase pour une fois. en effet la mort crée la vie; et les plus grandes catastrophes naturelles qui ont anéanti près de 90% des espèces vivantes ont entrainé une explosion de biodiversité des espèces. De toute façon la vie a été créée a partir de rien sur notre planète qui n'a été qu'un gros caillou sans vie pendant des millions d'années.

le papet | 05 septembre 2022 à 09h00
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Bonjour. ActuE peut-elle nous livrer une comparaison de ce qu'on appelle des "méga-feux" en France et des "méga-feux" en Australie et en Californie, avec des données comparées pour ces trois situations (France / Australie / Californie) comme, par exemple:
- Superficies brûlées
- Nombre de victimes
- Nombre de personnes évacuées
- Coût des dommages générés
- ...
Merci d'avance ! Ce serait effectivement du journalisme et pas du "décryptage" orienté écolo...
Allez, méga-courage à tous !

Albatros | 05 septembre 2022 à 11h57
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question au journaliste Laurent Radisson

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]