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Quelle résistance des chênes aux insectes selon les différents climats européens ?

Biodiversité  |    |  Dorothée Laperche  |  Actu-Environnement.com

L'idée est simple : placer de fausses chenilles en pâte à modeler dans des arbres et observer les traces laissées par leurs prédateurs. Ainsi, la plus ou moins grande présence d'empreintes de bec, de dents ou de mandibules sur les leurres donne une idée de l'activité des prédateurs des chenilles.

Durant deux ans, 82 enseignants et leurs élèves dans différents pays européens ainsi que 30 scientifiques ont suivi ce protocole dans le cadre du projet de recherche participatif « Gardiens des chênes ».

A l'origine de ce projet, l'envie d'approfondir les résultats d'une campagne de quantification des dégâts d'insectes sur le chêne le long d'un gradient depuis l'Espagne jusqu'à la Finlande. « En analysant les données, nous avons constaté que nous avions une diminution des dégâts d'insectes à mesure que nous nous rapprochions des régions les plus au nord, explique Bastien Castagneurol, chercheur en écologie dans le laboratoire Biodiversité, gènes et communauté. C'était un constat mais nous n'avions pas de données pour l'expliquer ».

Les scientifiques avaient toutefois deux hypothèses : la qualité ou les défenses de la plante s'avèrent différentes selon l'endroit où elle se situe ou c'est l'activité des prédateurs qui est plus ou moins importante en fonction du climat. Pour les vérifier avec un grand nombre d'échantillons, les scientifiques ont donc lancé ce projet participatif.

10 000 fausses chenilles installées

Au final près de 10 000 fausses chenilles installées au préalable dans près de 300 arbres et plus de 9 000 feuilles, ont été renvoyés aux chercheurs. Les premiers résultats montrent qu'à l'échelle de l'étude, il n'y a pas de signal fort de la latitude ou des variables du climat sur les dégâts causés par les insectes herbivores. Toutefois certains montrent une sensibilité au climat. Le projet scientifique devrait se poursuivre jusqu'en 2022 en intégrant de nouvelles écoles. Il compte également mieux caractériser la biodiversité associée au chêne : quels sont les herbivores causant les dégâts ? comment varie leur répartition le long du gradient géographique ? quels sont les oiseaux prédateurs de ces herbivores ?

Réactions1 réaction à cet article

 

le chêne est totalement lié aux mycorhizes qui comme tout champignon vit mieux dans un lieu plus humide, malgré des tailles assez spectaculaires chez le chêne rouvre ~50m de haut forêt domaniale de Bercé âge moyen 350 ans, quand on en voit un tombé suite à un coup de vent, la souche n'est pas considérable, c'est le réseau du champignon associé qui lui serait plus volumineux que l'arbre et capable de chercher l'eau et éléments minéreaux à -5 m, alors que les autres arbres souffrent de la canicule, le chêne ne semble pas avoir de problèmes.
Je suppose tout de même que toute attaque sur la nappe phréatique supérieure (puisage) peut provoquer des dégâts ou empêcher la poussse.
De très beaux chênes dans les haies sont rares, puisage, drainage (fossés inutiles).
Dans le sud de la France, en bord de mer il vaut mieux utiliser des races adaptées au manque d'eau, chênes verts sans intérêt en tonnellerie ou charpentes anciennes .

pemmore | 24 février 2021 à 09h52
 
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