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Ressources souterraines en eau : on en sait un peu plus sur le potentiel français

Bien connaître les aquifères et leur potentiel d'exploitation dans un avenir proche ou plus lointain, tel est l'un des axes de travail du BRGM au niveau local et national.

Eau  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com
Environnement & Technique N°341 Cet article a été publié dans Environnement & Technique n°341
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En France, les réserves d'eau souterraines alimentent 60% de l'eau potable distribuée aux habitants. Elles font donc l'objet de beaucoup d'attention sur les plans qualitatif et quantitatif. Le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) est l'un des acteurs publics chargé de suivre ces facteurs notamment avec la réalisation régulière d'un état des nappes d'eau souterraine.

Basé sur le suivi de 1.700 points de mesure, le dernier bilan daté du 1er septembre signale que 87% des réservoirs affichent un niveau normal ou supérieur à la normale. Les bassins Adour-Garonne, Artois-Picardie, la vallée du Rhône et l'Alsace sont en situation particulièrement favorable grâce aux précipitations survenues depuis septembre 2013 et plus récemment en août dernier.

La recharge des nappes a déjà commencé : "On note fin août une proportion croissante de points qui deviennent à nouveau stables (29%) ainsi que de points orientés à la hausse (27%). Cette situation de bascule est assez exceptionnelle pour sa précocité par rapport aux années précédentes : en 2013 à la même époque, 77% des points étaient encore en baisse", constate Philippe Vigouroux, responsable eau minérale au BRGM.

Une nouvelle carte hydrogéologique

Outre ce suivi mensuel, le BRGM est en train de finaliser la révision de la carte hydrogéologique de la France. Présentée à Marrakech au congrès de l'Association internationale des hydrogéologues (AIH), cette nouvelle carte actualise les connaissances et se veut plus précise que la version précédente de 1978.

   
© BRGM
 
   
Réalisée avec une résolution supérieure (échelle 1/1.000.000e contre 1/1.500.000e pour la précédente), la carte s'appuie sur le nouveau référentiel hydrogéologique français BD Lisa. Ce dernier fournit un découpage du territoire en unités hydrogéologiques définies selon leur formation géologique (alluviale, sédimentaire, volcanique….), leur lithologie (sables, calcaire…) et leur perméabilité, c'est-à-dire leur plus ou moins grande capacité à fournir de l'eau.

Résultat, la carte se découpe en grandes zones de couleur avec des dégradés qui représentent la vitesse de recharge de l'aquifère. On distingue alors nettement les aquifères sédimentaires perméables des bassins parisiens et aquitains où l'on peut trouver des débits de l'ordre de 200 m3/heure et les zones de socle au niveau de la Bretagne et du Massif Central qui se caractérisent par des débits plus faibles (20 m3/h max). La carte indique également les forages géothermiques profonds et les zones humides. La carte sera officiellement publiée début 2015.

Un aquifère étudié à la loupe en Provence

Présentation du projet de recherche ARKBaptiste Clarke
 
A une échelle plus locale, le BRGM mène des projets de recherche afin de mieux comprendre le fonctionnement de chaque aquifère. Dans le cadre du projet ARK, il s'est notamment penché sur la nappe phréatique profonde du bassin géologique d'Aix-Gardanne (13) qui s'étend sur un territoire de 15 km sur 10 km. La présence d'anciens puits miniers désaffectés pour cause d'inondations a facilité l'accès à la ressource. Pour quantifier le potentiel de la nappe, le BRGM a pompé l'eau à des débits exceptionnels. Reste à surveiller désormais la manière dont va se recharger l'aquifère et le temps nécessaire pour revenir à l'état initial. Ce travail doit aboutir d'ici 2016 et permettra de définir le potentiel d'exploitation de la nappe si jamais une exploitation s'avère nécessaire à l'avenir…

Réactions1 réaction à cet article

 

les marchands ont de beaux jours nous payons pour la recherche de leur future fortune..........au fait financeraient ils les recherches

firmin | 06 octobre 2014 à 19h48
 
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