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La restauration collective devra introduire 20% de produits bio dans ses menus

MAJ le 28/12/2016
Agroécologie  |    |  Laurent RadissonActu-Environnement.com

La restauration collective devra à l'avenir faire davantage de place aux produits bio ou locaux. L'Assemblée nationale a en effet voté le 23 novembre une disposition qui impose l'introduction de 40% de produits locaux ou de saison, et 20% de produits bio, dans la restauration publique collective à compter du 1er janvier 2020.

"Ce que nous mettons dans nos assiettes a une incidence forte sur l'aménagement de nos territoires, sur les emplois locaux, agricoles et artisanaux, sur notre environnement social et écologique et pour notre santé physique et psychique. Les enjeux sont vitaux pour l'avenir de l'humanité sur la planète et pour la préservation de notre souveraineté alimentaire", a plaidé avec succès la députée non inscrite Brigitte Allain, auteure de l'amendement.

La disposition est désormais définitivement inscrite dans la loi égalité et citoyenneté, qui a été adoptée par l'Assemblée le 22 décembre. "C'est le travail de plusieurs mois qui est aujourd'hui inscrit dans la loi. Cette mesure soutient l'alimentation de proximité et la transition écologique de l'agriculture. Elle était souhaitée par 76% des Français", se félicite Mme Allain.

Cette disposition avait déjà été adoptée par l'Assemblée en janvier 2016 dans le cadre de la proposition de loi visant à favoriser l'ancrage territorial de l'alimentation, qui s'appuyait sur les préconisations du rapport parlementaire "Et si on mangeait local" présenté par Brigitte Allain en juillet 2015.

Le texte avait ensuite été édulcoré par le Sénat. Mais c'est la dissolution du groupe écologiste de l'Assemblée en mai dernier qui lui avait été fatale. Son contenu avait par la suite été repris dans le projet de loi "égalité et citoyenneté" mais la disposition a ensuite été supprimée par la Chambre haute. Au grand dam de la Fédération nationale d'agriculture biologique (Fnab), de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) et de l'association Agir pour l'environnement qui avaient vivement dénoncé ce recul après avoir réuni la signature de plus de 48.000 citoyens en deux jours.

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